Id., registre
1791, qui laissait à Saint-Étiiiiie la chapelle annexe de Saint- Jacques et Sainte-Anne ^
Les meubles et les ornements des églises et oratoires supprimés furent déposés dans les collatéraux du chœur de la cathédrale, et, en mars 1794, la cathédrale ellemême fut fermée au culte constitutionnel comme elle l'était depuis quatre ans au culte orthodoxe. La nef fut livrée aux monstrueuses cérémonies de la déesse Raison ; c'est alors que fut brisé le rétable de la mort de la Vierge afin de préparer un piédestal, selon les formes antiques, à la courtisane demi-nue qui monta sur l'autel. On renversa en même temps les statues du portail. La cloche Gardailhac fut précipitée du clocher i)ar la grande fenêtre ogivale qui donne sur la place et se brisa sur le pavé ^. Les fêtes en l'honneur de l'Être suprême remplacèrent ensuite les fêtes honteuses de la déesse Raison, et c'est aussi dans la nef de la cathédrale que se célébraient les solennités patriotiques.
L'évêque intrus avait eu cependant le courage de refuser à quelques-uns de ses prêtres le permission de se marier. Il fut à son tour jeté en prison. Lorsqu'il en