‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 46 sur 193 · Gallia christiana, XIII, col · texte numérisé non relu

Gallia christiana, XIII, col

Saint Augustin le premier avait astreint les clercs de son église à la vie régulière qu'il partageait avec eux, et il éloignait des ordres sacrés ceux qui refusaient de l'adoper. Les évêques d'Afrique et d'Espagne s'empressèrent 'e suivre cet usage, qui s'introduisit bientôt dans les ^ Gaules, où plusieurs évêques eurent une table commune avec leurs chanoines ^ Il est probable qu'il était établi à Toulouse au moment de la charte de Charles le Chauve, parce qu'il était en vigueur au neuvième siècle.

Chrodegang, évêque de Metz, l'avait organisé en 760 sous une règle très austère, qui fut adoucie au concile d'Aix-la-Chapelle, tenu en 816, et définitivement établie par les deux conciles de Rome en 1059 et 1063, sous le nom de règle de Saint-iVugustin.

Les évêques s'empressèrent d'amener les membres du clergé attachés au service de leur église à l'adopter, d'autant que si elle ordonnait la vie commune et l'observance des trois vœux monastiques, elle confiait aux réguliers les fonctions du ministère avec le soin et le gouvernement des âmes, leur permettait d'occuper des bénéfices et des cures, en les retenant plus aisément sous la dépendance de l'évêque. Depuis qu'ils avaient rejeté la vie cénobitique, ils jouissaient personnellement de la portion de revenus de l'église qui leur avait été attribuée, et pour laquelle ils étaient inscrits sur le registre spécial, in canone^^

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