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3 Id., t. ?K 4. Id., t. 4.
Boniface VIII et les papes d'Avignon surtout, qui furent souvent des méridionaux, protégèrent le chapitre où ils eurent des amis et des parents. Grégoire XI défendait ainsi aux capitouls, en 1370, de rien entreprendre contre le chapitre au sujet des tours, murailles et enclos qui lui appartenaient depuis la porte Saint-Étienne jusqu'à la rue et au jardin Saint- Jacques ^ Mais la sentence ne fut guère respectée. Les capitouls, redoutant une attaque des Anglais et voulant établir des fortifications nouvelles, firent démolir quelques murailles du cloître, occupèrent l'enclos et commirent de tels excès contre les chanoines et jusque dans l'église qu'il fut impossible pendant dix jours d'y célébrer les offices. Le pape nomma des commissaires qui déléguèrent leurs pouvoirs à l'abbé du Mas-Garnier et au collecteur apostolique de la province de Toulouse. Ils condamnèrent les capitouls à payer au chapitre douze cents florins d'or pour les bâtiments détruits. Durant le cours du procès, un règlement avait lixé les mesures à prendre en temps de guerre, ainsi que pour la garde des clefs, des tours et des murailles 2.
Après la mort de Raymond VU et l'union du comté de Toulouse à la couronne, Alphonse de Poitiers et Louis IX respectèrent les droits de l'Église sans rien abandonner de leurs prérogatives souveraines. Philippe le Hardi continua cette sage politique et régla, par une charte célèbre,