UNITÉ DE DOCTRINE
Mais, nous Tavons déjà dit, et vous le comprenez parfaitement d'avance; il ne suffit pas, pour appartenir à TÉglise de Jésus-Christ, d'avoir conservé l'unité du sacerdoce et du sacrifice, il faut de plus posséder cette unité dans Tordre hiérarchique et dans la doctrine.
Or , c'est ici qu'il faut gémir profondément sur l'état où votre malheureuse église est réduite, dans ce qu'il y a de plus vital en fait de principes.
L'unité daus là doctrine, vous en reconnaissez Tindispensable nécessité ; vous indiquez même parfaitement le juge compétent pour en juger en dernier ressort, lorsque vous dites : <( Nous croyoKS que la sainte Écriture a été ins{ni*ée de Dieu; » et par conséquent, nous devons croire tout ce qu'elle conu tient, sans réserve, noa selon le bon plaisir de chacun, mais » expressémeot, selon que l'Église catholique l'explique et le » propose. La fausse science des hérétiques admet également )> la sainte Ecriture, mais elle l'explique d'une manière per* & verse et l'explique avec figures et images, selon la malice du
^ Prof^ de fol ru$t». Art. x?.
» savoir humain» en altérant ce qui ne doit pa& être altéré, se u faisant, d*une manière déraisonnable, un jeu de choses qui » ne doivent pas être exposées à un pareil usage. S'il était per- » mis à chacun d'expliquer la sainte Ecriture à son propre » caprice, TÉglise catholique n'aurait pas pu, comme par la » grâce de Dieu elle Ta fait , demeurer jusqu'au jour d'au- » jourd*hui la même Église, invariable dans sa pensée et dans » sa foi, qui croit toujours la même chose ; elle se serait au » contraire divisée en portions sans nombre, en s'aban donnant » aux hérésies, avec lesquelles elle eût cessé d*être la sainte » Église, la colonne et Tappui de la vérité ■• »
Quels magnifiques débris de saine doctrine vous avez emportés avec vous dans votre funeste séparation de Rome ! Comme cette exposition de principes est claire, précise, orthodoxe, pleine d*énergie et de vérité !
§ 1. Les doctrines de l'église russe servent d'appui au catholi^ cismef et ne lui ména^nt à elle-même aucun avantage.
Mais, ô trop infortunée Russie! combien, même en ceci, ta position vis-à'Vis de Tunique Eglise du Seigneur est triste et pénible !
D'une part, en effet, les oracles de tes docteurs, l'expression de ta foi nous servent d'arme contre nos ennemis. Ta chute elle-même est en ce point notre triomphe; ton malheur devient notre gl(ûre; ta faiblesse est notre bouclier ; ta révolte sert d'invincible appui à l'autorité de notre parole.
Et à vous, pasteurs d'un troupeau égaré dans ses voies, quel profit, quel honneui* pouvez>vous en attendre ? Hélas ! aucun pour le ciel, aucun même devant les hommes ; car y eut-il jamais de la gloire à servir, malgré soi, de défense à celui qu'on traite soi-même en ennemi?
De pluSj en parlauit comme vous le faites de la nécessité d'à*
' Profeêshn de foi russe. ArU n.
txyiii lOTRODtcnoN.
jouter foi à la tradition et de reconnaître l'autorité suprême de l'Église sur tel ou tel point de dogme, pourquoi cette tradition et cette autorité deviendraient-elles inutiles sur d'autres articles de croyance également indispensables au salut?
D'ailleurs cette tradition que vous jugez nécessaire, qui la conservera intacte dans la suite des siècles? Cette Église où se trouvera-t-elle réellement visible et infaillible, comme vous admettez qu'elle doit l'être?
§ 2. Hors de la subordination à l'Église romaine, le centre d'unité pour la doctrine déifient impossible dans Céglise.
La tradition, dites-vous, l'Esprit de Dieu se charge de la maintenir dans son intégrité. Jésus-Christ n'a-t-il point promis à ses Apôtres d'être avec eux jusqu'à la consommation des siècles? — Cette promesse, nous l'avouons, elle est notre consolation et notre force ; mais si vous vous arrêtez à ce point, vous êtes protestants ; tout le monde admet parmi eux l'assistance invisible dans les choses de la foi ; mais ce n'est pas assez pour vous, pas plus que pour nous. Avancez donc un pas, restez dans votre doctrine, car vous dites : « L'homme qui » pai'le de lui-même peut se tromper, peut tromper et être » trompé ; mais l'Église universelle qui n'a jamais parlé et ne » parle jamais d'elle-même , mais toujours par l'organe du » Saint-Esprit (lequel a toujours été son maître et le sera jus- » qu'à la consommation des siècles), ne peut ni se tromper, ni » tromper, ni être trompée. Son autorité seule est irréfragable V et infaillible , comme celle de la sainte Écriture elle- » même ». »
En ceci votre raisonnement est parfaitement juste. Même pour la sainte Écriture, c'est-à-dire pour un corps de doctrine sensible et palpable, il faut un tribunal infaillible pour juger en dernier ressort. Pour la tradition, laquelle est insaisissable en elle-même, vous admettez bien plus volontiers encore
• Prof» de foi russe. Art. n.
INTRODUGTIOlf. XXIX
la nécessité de ce même tribunal. Mais alors où le placerezvous?
UÉglise, selon vous, forme de droit divin ce tribunal. Très-bien ; mais de quelle église entendez-vous parler ? I>e celle de Jésus-Christ sans doute? En cela, nous sommes parfaitement d'accord. Indiquez-nous seulement comment nous la distinguerons cette Église vénérable, seule belle, seule immaculée, comme sa doctrine? Sera-ce la vôtre, sera-ce celle de Constantinople ou d'Alexandrie? Sera-ce même cet établissement qu'on appelle église d'Angleterre? Ces autres qui s'intitulent églises évangélique, épiscopale, presbytérienne, unie ou libre, de Prusse, d'Ecosse ou d'ailleurs? car enûn tout cela se dit être l'Eglise de Jésus-Christ. Sera-ce nous, qui revendiquons depuis bientôt dix-neuf siècles ce titre que vous, Russie, Grèce, Egypte, Angleterre, Allemagne, vous nous avez tous donné au jour de votre naissance et de votre jeunesse; ce litre que nous revendiquerons jusqu'à la mort, avec une telle force de conviction que nous vous défions d afQrmer de vous ce que nous affirmons de nous-mêmes : hors de notre foi, point de salut > ?
Outre cela, vous pouvez vous en souvenir, chaque fois que vous avez senti le besoin de vous rapprocher de nous ; chaque fois que vous avez cédé aux tendres et infatigables efforts de l'Eglise romaine pour vous faire rentrer dans la vérité que vous avez quittée; toujours vous avez rencontré, unie à cet gmour de mère, une constance sur les principes, inflexible comme la vérité même. Vos usages particuliers, vos rites, vos pompes religieuses que nous admirons, nous vous les avons toujours laissé pratiquer en ce qu'ils avaient de licite ; nous vous y avons même encouragés ; nous y avons , à
' Nous n^avons pas besoin d^expliquer avec PÉglise comment une bonne foi invincible jointe à Inobservance de la loi naturelle, selon la lumière qui éclaire tout homme venant au monde, fait entrer dans TÉglise de J.-C., ceux même qui ne connaissent pas TÉvangile. C'est là une docU-ine trop connue pour que nous la rappelidus ici.
XZX WTROmJGTIOll.
juHe titre, placé notr« gloire. Mais sur les questions de doctrine ou de hiérarchie que vos pères ont professées, que raveuglement schismatique repousse» interroges vos souvenirs, ei dites-nous si jamais nous avons cédé d'un seul pas; si jamais notre cœur, tout attiré qn*il fût vers vous, nous a £dt oublier ce que nous devions à rimmuable vérité de notre fbî.
Yous, au contraire, vous aves varié selon les circonstances du moment; tantôt vous avez insbté sur un point, tantôt sur un autre; vous avez quelquefois signé nos formulaires, tandis que nous, il nous a toujours été impossible d'accepter les vôtres. Aujourd'hui encore, malgré les désirs ardents que nous aunoos de votre retour à l'unité romaine, notre ligne est ti*Bcée depuis plus de dix4iuit siècles ; n'essayez pas de nous faire tenter un seul pas au delà : Non Ucet. Or, cette constance dans les principes, jointe à notre condescendance entière pour les objets de détail; en un mot, l'unité que nous possédons jointe à la variété que nous ne repoussons point; ce double caractère a bien quelque chose de concluant en notre faveur. Y avez-vous jamais songé dans le calme de vos consciences, seuls avec Dieu, k la lumière de sa vérité immortelle?
Si, par impossible, cette pensée n'avait jamais frappé votre intelligence, examinons-la rapidement. C'est chose grave pour vous. Il s'agit de votre sulut, du salut de tant d'âmes confiées à votre conduite.
§ 3. V église russe admei le principe d'unité, tout en refusant de le placer au seul centre où cette unité soit possible.
Nous, catholiques, latins, grecs, arméniens ou autres, nous sommes d'accord avec vous sur la nécessité d'une seule église ; car dans votre symbole de foi sur ce point, vous le professez ainsi : « Nous croyons , comme croient tous les hommes in- » struits, en cette Eglise qui se nomme l'apostolique, qui est » dans son genre l'unique, c'est-à-dire la sainte et catholique,
INTKODUCnON. XXXI
» laquelle comprend tous ceux qui croient en Jésus-Christ^ » quels qu'ils soient et quelque part qu'ils se trouvent «. »
Nous assurons même que vous n'hésiterez pas plus que nous à tracer, par la main de Bossuet, ce tableau grandiose de l'unité dans l'Église en disant arec lui : « Ecoutons Jésus- » Christ lui-même. Il nous dira, qu'il ne fait rien qae ce qail * voit faire à son Père. Qu'a- 1 il donc vu, chrétiens, quand il a » formé son Église? Qw'a-t-il vu dans la lumière éternelle et » dans la splendeur des saints où il a été engendré devant l'au- » rore? C'est le secret de l'époux, et nul autre que I*époux ne » le peut dire. »
Et un peu plus loin : « Je vous entends, ô Sauveur, vous » voulez foire votre Eglise belle: vous commencez par la foire « parfoitement une : car qu'est-ce que la beauté, sinon un rap- » port, une convenance, et enfîn une espèce d'unité ? Rien de » plus beau que la nature divine, où le nombre même, qui ne » subsiste que dans les rapports mutuels de trois personnes > égales, se termine en une parfoite unité. Après la divinité, » rien n'est plus beau que l'Eglise, où l'unité divine est repré- » sentée. Un comme nousy un en nous: regardez et faites suivant » ce modèle ^. »
Nous catholiques, nous disons de plus que le centre de cette unité pour ITglise, en voie de pèlerinage dans ce monde, doit être nécessairement sur la terre ; que ce centre est la chaire apostolique du prince des Apôtres; en un mot, nous le proclamons avec le même Bossuet : « C'est cette chaire romaine » tant célébrée par les Pères, où ils ont exalté comme à l'envi » la principauté de la chaire apostolique, la principauté prin- » ci paît ^ la source de tunité^ et dans la place de Pierre Vémi^ » nent de^ré de la chaire sacerdoHile, C Eglise mère qui tient » en sa main la conduite de toutes les autres églises; le chef » de répiscopat, d'où part le rayon du gout^ernement, la chaire
' Prof, de foi ru»se. Art. x.
> Bossuet. Diêcowrê sur Cunité de CEgliêê,
tXXIl INTRODUGTIO
» principale y la chaire unique y en laquelle seule tous gardent » t unité. »
Et il continue : n Vous entendez dans ces mots saint Optât, » saint Augustin, saint Cyprien, saint Irénée, saint Prosper, » saint Avite, saint Théodoret, le Concile de Chalcédoine et les » autres; l'Afrique, les Gaules, la Grèce, TAsie, l'Orient et » l'Occident unis ensemble, et voilà, sans préjudice des lu- » mières divines, extraordinaires et surabondantes, et de la » puissance proportionnée à de si grandes lumières, qui était » pour les premiers temps dans les Apôtres, premiers fonda- » teurs de toutes les Eglises chrétiennes ; voilà, dis-je, ce qui » doit rester selon la parole de Jésus-Christ et la tradition u constante de nos pères, dans l'ordre commun de l'Église : et » puisque c'était le conseil de Dieu de permettre, pour éprou • '> ver ses fidèles, qu'il s'élevât des schismes et des hérésies, il » n'y avait point de constitution ni plus ferme pour la soutenir, » ni plus forte pour les abattre K '>
Nous enfin, avec saint Théodore Studite, cet héroïque confesseur dont la mémoire est justement vénérée parmi vous, nous tenons à l'unité de Rome, parce que Rome est le siège de celui que ce docteur de votre Église appelait : « Le chef apostolique, » le pasteur préposé par Dieu aux brebis de Jésus-Christ, le 1/ portier des cieux et la roche de la foi sur laquelle est bâtie » l'Eglise catholique ^. «
Vous, vous l'assurez au contraire : « Un homme soumis » à la mort ne peut être le guide permanent de l'Église, mais » seulement Notre-Seigneur Jésus-Christ qui en est le chef et » tient le gouvernail ecclésiastique au moyen des saints Pères 3.» Ainsi, pomvnous, l'unité dans l'Église se maintient au moyen d'une autorité visible ; laquelle est absolument néces-
' hoc, cit,
* Lettre pastorale de monseigneur ^fichel Lewicki^ archevêque des Ru- Ihériieus unis, métropolite deLéopol et de Halicz, etc. — VicUs^ t. u, p. 183.
3 Prof, de foi russe. Art. z.
INTRODUCTION. XXXIU
saire à toute décision de doctrine ; sans laquelle les évéques rassemblés en concile, ou dispersés comme ils le sont habituellement dans leurs diocèses , ne forment pas plus l'Église de Jésus-Christ que des membres joints ensemble ou désunis ne composent un corps parfait sans le chef.
Or, en cela , qui de nous se trouve plus dans le vrai ; nous qui admettons des principes si rationnels, ou bien vous qui dites : Pour Tunité , l'assemblage des membres suffit ; ou plutôt chaque membre peut agir dans son sens et selon son propre mouvement, sans qu'il en résulte perturbation dans Tharmonie ecclésiastique?
Mais , objecterez-Tous encore , nous sommes loin de nier la nécessité d'un chef supérieur dans TÉglise; seulement, nous prenons le seul capable de la régir, de la diriger par sa propre puissance. En un mot, nous nous attachons à Jésus- Christ, et nous n'en admettons pas d'autre.
« Nous croyons que le Saint-Esprit enseigne l'Église catho-
• Uque , parce qu'il est le véritable consolateur dans la vérité, » que le Christ envoya de son Père , afin qu'il enseignât la vé- » rite et dissipât les ténèbres. Le Saint-Espiit enseigne l'Église » par le moyen des SS. Pères et des maîtres de l'Église catho- » lique ; parce que , de même que l'Écriture sainte est , selon » l'opinion universelle , la parole du Saint-Esprit , non parce "qu'elle a été publiée immédiatement par lui, mais en tant «qu'il l'a dictée aux Apôtres et aux Prophètes; de même » l'Église tire sa lumière du Saint-Esprit vivificateur, non au- » trement que par le moyen des SS. Pères et docteurs dont » les constitutions ont été approuvées par les SS. conciles » oecuméniques , comme nous ne cesserons jamais de le répé- » ter. Et ainsi , nous sommes non«>seulement persuadés , mais » encore nous reconnaissons fermement , comme solide vérité , » que l'Église catholique ne peut se tromper ni être trompée ,
• ni annoncer un mensonge pour une vérité , parce que ]e » Saint-Esprit, ne cessant jamais d'agir dans l'Église par le
XSttf IKTRODUCffON.
» moyen des SS. Pères et des docteurs, la préserve de toute » erreur'. »
A tout cela notre réponse est facile. S'il n'existe pas de chef visible et unique de l'Église sur la terre , lorsqu'on nous dira : « Le Christ est ici , ou il est là » ; enseignez-nous ce que nous » devrons-faire pour reconnaître le faux prophète du vrai » envoyé de Dieu ? » Si , abstraction faite de la suprématie du souverain Pontife, nous sommes obligés de nous en rapporter à l'enseignement des Pères et des conciles , et de voir dans cette autorité incomplète, le principe d'unité de notre foi; à quels Pères voulez- vous que nous nous attachions? quels conciles nous traceront notre règle de croyance?
§ 4. Impossibilité de reconnaître les vrais docteurs et les véritables conciles pour quiconque n'admet pas r autorité du souverain Pontife,
Car, vous le savez , parmi nos docteurs , il en est plusieurs dont vous niez l'orthodoxie ; et nous , de notre côté, nous repoussons un certain nombre des vôtres.
Plusieurs conciles également sont œcuméniques pour nous, tandis que vous refusez absolument de leur reconnaître ce caractère. Il en est de même dont les décrets ont pour vous force de loi, et que cependant nous ne saurions admettre. Quel sera, par exemple, le véritable concile , ou l'assemblée de Con* stantinople qui condamna Photius , ou celle que présida ce dernier contre le souverain Pontife ?
Et si, pour nous servir de l'exemple allégué si justement en pareille matière, par un illustre membre du sacré collège de Rome ^; si vous aviez à déterminer, pour un sectateur des an-
* Loc, cit. Art. xii.
* Ecce hic est Gliristus aut iiluc Maith. ui?, 23.
* S. E. )e cardinal Ostini. — Ce savant cardinal qui eut autrefois le bonheur de vivre dans une paternelle intimité avec Taugusle Pontife placé
nfTRODUOnOH. UXT
dennes hérésies d'Orient » un principe d'autorité pris dans les ccmciles y quelle règle lui traceriez^yous pour le choix à (aire entre la première assemblée d'Éphése , et le brigandage qui l*a suivie ?
Réfléchissez , je vous en conjure, un instant seulement, aux inévitables conséquences de vos principes ; et dite»-nous s*il ne vaudrait pas mieux en revenir tout simplement à la règle de foi de vos pères, à cette règle si parfaite, si sûre, si fortement basée sur le prindpe d'une unité que votre Église alors posait avec nous, et que nous conservons.
Que disaient avec nous vos pères dans les grandes assemblées deNicée, d'Êphèse, de Chalcédoine et de Coostaotinople? Us disaient qu'au*des$us des évéques , de même qu'a4iw)essus des Apôtres , après l'ascension de Noti)e>-Seignieur Jésus4]hrist , il y avait un apôtre vicaire du Sauveur, chargé de confirmer ses frères, aujourd'hui et toujours, et jusqu'à la coiDsomm4tion (les siècles ; que cet apôtre se perpétuait dans la persoppe de ses successeurs, les évêques de Rome ; que si Léon, Agathon ou tout autre légitimement établi sur la chaire apostolique {parlait , c*était Pierre qui avait parlé par sa bouche et au nom du Sauveur; qu'avec ce principe simple autant que rationnel, s établissait de soi-même, et se conservait jusqu'à la consommation des temps , le principe de l'unité vainement rêvé ailleurs, « Ubi ergo Petrns, ibi estEcclesia : ubiEcclesia,ibi nulla mors, » sed vita aetema^. «
en ce «loment, par la «oaio de Dieu, sur le trône de saint pierre, sera (t^joars considéré comme une des gloires du clergé séculier de Rome, de ce clergé si respectable à tant de titres.
Simple prêtre, te carénai Ostini avait su réunir ««itour de lui une société des plus distinguées d'artistes et de savants romains o^ étrangers. Ce Tut pour lui, grâce à une méthode de controverse des plus remarquables, un moyen efficace de procurer à plusieurs le retour au sein de Tunité catholique. Le célèbre peintre Overbeck se glorifie d'être de ee nombre.
* Sancti Ambrf Op, ^narrât, in Pi^Ufn. il, n. 30* t I, p. 879. était, Ben, Maurin, — In-^. Paris, 1686. — Là où se trouve Pierre, là est TÊglise ; là où se trouve TÊglise, il n'y a pas dç UM^jtt, j(»mh jvi^, éternelle.