‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 110 sur 129 · ART. S · texte numérisé non relu

ART. S

Kous croyons que totn ce qnî exfste, le ^sîblc comme Vm^ visible, est gouverné par la providence de Dieu. En cons^

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quence, le mal est connu de Dieu, en vcrlu de sa prévision, et îl le permet; cependant, comme il ne Fa pas produit, il n'en a pas de soin. Le mal qui existe, est dirigé par la suprême bonté vers quelque chose d'utile; parce que bien qu'elle ne l'ait pas produit, elle le dirige autant qu'il est possible vers le bien. Il ne convient pas de sonder, mais îl faut adorer la providence de Dieu et ses mystérieux et impénétrables desseins. Nous de- Tons seulement étudier sagement ce qui nous est révélé par la sainte Écriture, et qui peut nous conduire à la conquête delà vie éternelle, le recevant de la part de Dieu comme une incontestable vérité, ainsi que faisaient les premiers fidèles.

Nous croyons que le premier homme fut créé de Dieu, et qu'il est tombé dans le paradis, alors que cédant au perfide conseil du serpent, il transgressa l'ordre de Dieu, et que de là le péché originel se transmit par héritage dans tous ses descendants; de telle sorte qu'il n'y a pas un seul homme, né delà cbaîr,qui soit libre de ce joug, et qui n'ait éprouvé les effets de cette cbute. Sous le nom de joug et d'effets de cette chute, non-sealement nous entendons le péché tel que serait Timpiété, le blasphème, l'homicide et tous les autres péchés qui, contrairement à la volonté de Dieu, sortent du cœur de Thomme, non comme il était dans l'état primitif, mais corrompu, attendu que bien des patriarches, des prophètes et une infinité d'autres, soit de l'Ancien, soit du Nouveau Testament, comme le divin précurseur et Marie, mère pleine de grâces du Verbe de Dieu, restée toujours vierge, n'ont jamais eu part à de semblables péchés ; mais la grande inclination au péché et ces mbères à l'aide desquelles la justice de Dieu a puni l'homme prévaricateur, comme seraient le dur et affaiblissant travail, la misère, les maladies corporelles, les douleurs de l'enfantement, une vie de fatigue, en certains temps les émigrations forcées et enfin la mort du corps.

IRT. 7.

Nous croyons que le Fils de Dieu, notre Seigneur Jésus* Christ, s'est livré pour nous, c'est-à-dire qu'il a pris la chair humaine dans sa propre personne, qu'il a été conçu du Saint- Esprit dans le sein de la vierge Marie et fait homme ; qu'il naquit de sa mère selon la chair, sans lui occasionner de peine et de douleur, et sans blesser sa virginité; qu'il soufTrit et fut enseveli, et qu'il est ressuscité dans sa gloire le troisième jour , selon la sainte Écriture; qu'il monta au ciel et y demeure assis à la droite du Père; que de nouveau il reviendra, comme nous l'attendons, pour juger les vivants et les morts.

Nous croyons que notre Seigneur Jésus-Christ est notre unique médiateur, qu'il s'est livré de lui-même pour notre rédemption, et qu'en versant son sang il est devenu le réconciliateur entre Dieu et l'homme, donnant continuellement ses soins et sa protection à tous ceux qui lui appartiennent, après qu'il a obtenu le pardon de nos péchés.

Nous croyons encore que les saints intercèdent auprès de Dieu pour nous dans leurs oraisons et prières, et surtout l'immaculée Mère du Verbe de Dieu, comme aussi nos anges gardiens, les Apôtres, les Prophètes, les martyrs, les justes et tous ceux qu'il a glorifiés comme serviteurs fidèles, auxquels nous ajoutons les évêques et les prêtres , comme ministres du saint autel, ainsi que les autres hommesjustesetbien méritants. Car nous savons, par le moyen de la sainte Écriture, que nous devons prier les uns pour les autres; que la prière du juste est puissante, et que Dieu exauce plus facilement les prières des saints que celles des hommes vivant dans le péché. Nous reconnaissons donc que les saints sont nos médiateurs et intercesseurs auprès de Dieu, non-seulement pendant le temps qu'ils demeurent avec nous, mais surtout après leur mort, après que

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ce miroir dont parle l'apôtre, est enlevé, et qu'ils contemplent la sainte Trinité, dans son infinie lumière et dans sa splendeur. Pareillement comme nous ne doutons pas que les Prophètes, lorsqu'ils vivaient encore dans leurs corps mortels, voyaient les choses célestes en les prédisant comme futures ; ainsi nous ne doutons pas, nous croyons au contraire fermement et inébranlablenient, et nous confessons que les anges^ et les saints devenus égaux aux anges, voient nos besoins dans la lumière infinie de Dieu.

Nous croyons que nul ne peut se sauver saos la foi. Sous la dénomination de foi nous comprenons une idée vraie de Dieu et des choses divines. La foi est soutenue par la chanté, ou, ce qui revient au même , elle nous justifie par la pratique des divins commandements de Dieu. Et sans elle il est impossible de plaire à Dieu.

rVous croyons, comme croient tous les hommes instruits, en cette église qui se nomme Tapostolique, qui est dans son genre Tunique, cVst- à-dire la sainte et catholique, laquelle comprend tous ceux qui croient en Jésus-Christ, quels qu*ils soient, et quelque part qu'ils se trouvent ; pourvu qu'ils soient encore dans leur pèlerinage sur la terre, et qu'ils ne soient pas encore arrivés à la céleste patrie ; en quoi nous ne confondons pas réglise voyagère avec l'antre qui est déjà en possession de la patrie (comme quelques hérétiques croient, lesquels disent que ces deux églises sont réunies), formant deux troupeaux du même pasteur suprême qui est Dieu ; et qui sont sanctifiées -par le même Saint-Esprit. Ce mélange est incompatible et impossible, parce que Tune de ces églises est militante et encore dans la voie, tandis que l'autre, triomphant déjà dans sa victoire, possède la patrie, et jouit de la récompense dont devient participante toute cette Église universelle. Également un

homme soumis à la mort ne peut être le guide permanent de rÉgli$e, mais seulement notre Seigneur Jésus*Christ qui en est le chef, et tient le gouvernail du gouYernement ecclésiastique au moyen des saints Pères. De là vient que PEsprit saint a donné au9 églises particulières qui se sont fermées légalement et légalement sont composées de membres 9 U» év^uies en qua^ lité de pasteurs j de chefs et de prélats pour qu'ils gouvernent ^ non par un abus, mais légalement, parce que le Mut-'M^priê fait voir en eux l'image du juge et du consommaàeuw de notre rédemption } afin que la communauté des fidèle^ arrive y sous leur conduite, à la possession de ses droits et de sa gkdre. Mais puisque les hérétiques, entre autres erreurs impies, pré* tendent que le prêtre est égal à l'evéque, et qu'on pourrait subsister même sans évèques; qu'un certain nombre de pré* très est suC&sant pour le gouvernement de l'Église ; que non-» seulement l'évéque , mais tout prêtre a droit de faire Timpo^ sition des nains aux prêtres et même de consacrer les évéques, propageant et soutenant enfin que l'église d'Orient est d'ao-^ cord avec eux sur cette erreur ; nous définissons, nous, au con^ traire , d'après la croyance qui a toujours existé dans l'église d'Orient, que tépiscqpat est tellement nécessaire à t Église que^ sans lui, il viy ^'^'^'^ P^* d^ Église eê pas même Cidée de ekré^ tiens. Parce que l'évéque, comme successeur des Apôtres, lequel avec l'imposition des mains et l'invocation du Sainte Esprit reçoit de Dieu le pouvcûr de lier et de délier, est l'image vivante de Dieu sur la terre; et avec le pouvoir sanctifiant du Saint-Esprit, il est le dispensateur humain, dans l'Église uni* verselle, de tous les sacrements par le moyen desquels oq oi>tient le salut. Nous soutenons que Véi^éque est aussi néees* saire à V Église que le pouvoir de respirer est nécessaire à l'homme et le soleil au monde. C'est pourquoi quelques*>uDs disent trèsJMen à la louange de la dignité épiseopale : Ce queDieu est dans l'Église, le premier-né dans le ciel et le soleil dans le monde, c'est l'évéque dan» son églbe particulière ; de sorte que^ par son ipoyen, son troupeau se trouve éelairé,

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