‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 33 sur 129 · INTRODUCTION. LXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXIX

des parents oblige à confier aux soins de la charité publique '.

Le grand pape Innocent III fonda cet établissement en même

temps que le grand hospice, cinq siècles entiers par conséquent

avant que Saint- Vincent-de-Paul en établit un semblable en

1 Le passage suivant de saiut Justin donnera une idée de ce qu*était i^eiposilioa des enfants chez les anciens ; exposition permise toutefois en principe par h plus sage des philosophies anciennes, celle de Platon, qni le dit positivement dans sa République, Voici le passage de saint Justin ; on Terra par le début le peu de gravité qu*avait dans Tesprit du paganisme le fait de Texposition des enfants. Le saint apologiste, après avoir repoussé les accusations de crimes honteux portées contre les chrétiens, ajoute : » Nos » sanè, ne quem persequamur, neve impietatem commiltamus, pneros

> ellam recens natos exponere , improborum esse dicimus hominum :

> primum quidem , quod omnes ferè videamus ad quaestum meretricium

> educari atque produci, non pucUas modo, sed et masculos expositos.

> Elenim quem et admodum veteres dicuoturarmenta ad grèges boum^ vel

• caprarum, vel ovium, vel equorum pascentium alubse : ita nunc et

> pueri ad turpem duntaxat usum atque itidem feminarum et ambigui

> scxus androgynorum et obscenorum familîs, nefandl hujus piacalî » gratia, per nalionem omnem praestanU Atque honim vos meroedes, et

• collationes, et portoria capiiis : que omnia in orbe vestro (il parle à » Tempereur et aux princes de la famille impériale) excisa oportuit. Et

• aiiquis cum hisce consuescens , praeterquam quod impio atque impo-

• tenti , à Deo prorsus aversus, se polhiit concubilu , cum liberis etiam, si

• sors ita ferat, aut cognato, aut germano miscealur. Sunt qui liberos » quoque SHOset conjuge^ per lenociniumdeducuntetprostituunt. Etma-

• nifesto quidam ob iropudiciiiam abscindunlur; et in numerum deorum

• ioiliati ad sacra hujusmodi referantur. Et apud quemque eorum qui à

• vobis censentur deorum , serpenlum veluti symbolum magnum atque » mysterium pingitis : tum autem, qu» à vobis in propatulo flunt, atque

• non puniuntur, perinde atque eversum plané non amplius adsit divi- » num lumen, nobis adscribitis..,., Tum autem, quod metuamus ne qui

• expositorum infantium non sublatus , morte consumatur , et homicida » fîamus. Quin omnino vel malrimoniura non aliter conlrahimus. nisi li- » berorum creandorum atque educandorum gratia : vel conjugium de- » tractantes, perpetuo nos continemus, »->.$. Justini marU pro christ. ÀpoL IL — Max. Bib. vet, PaU. (édition citée), t. IL p. 25, 3* partie.

A ce témoignage relatif à l'antiquité payenne nous ajouterons le suivant, qui fait voir combien la genliliié, dans tous les temps, a peu fait cas de la vie des malheureux enfants exposés. Ce dernier exemple, nous remprunterons à la Gbine , trop fameuse pour ses excès en ce genre. Le fondateur de VOEuvre de fenfance chrétienne , instituée précisément pour venir au secours de cette immense misère, le pieux évêque de Nancy, disait : » 11 se trouve des couUées où n'a point encore triomphé cet Evangile dei

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