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lui, montrèrent ce qu'un grand évéquc peut opérer au moyen de sociétés cléricales, oii la science acquise se trouve jointe à la parfaite obéissance hiérarchique. Aussi voyons-nous le pape saint Léon-le-Grand, non-seulement appuyer de son autorité la formation d'écoles nombreuses faites suivant le modèle de celle d'Hippone, mais interdire l'entrée du sanctuaire à quiconque refuserait de s'y former.
Plus tard, le saint pontife Agapel s'occupa de fonder à Rome une école théologique plus importante encore pour l'action supérieure qui lui était réservée dans l'Église. Malheureuse* ment les invasions des Barbares en arrêtèrent l'exécution.
§ 9. Zèie de saint Grégoire-ie- Grand.
Rivale des écoles d'Ah*xandrie et de Nisibe, l'académie romaine eût jeté sur l'occident un éclat réservé au temps où Pierre-le-Diacre, Emile, Jean-le-Défenseur, Marinien de Syracuse, Augustin et Mellitus, apôtres de l'Angleterre, se formaient à la science divine sous les yeux de saint Grégoire-le- Grand.
Sous l'impulsion donnée par cet illustre pontife, la France, l'Espagne, l'Irlande et l'Angleterre suivaient noblemedt une voie qu'elles devaient bientôt ouvrir à la Germanie.
S 10. Science toute romaine dans le vaste empire de Charte^ magne.
Au temps de Charlemagne, et par l'appui si généreux de ce puissant chef des Francs, s'ouvrit en Europe une ère nouvelle et toute romaine de science ecclésiastique. Léon III et Pascal I«' lui envoyèrent de leur illustre école de Sain t- Jean -de- Latran ^ les professeurs à l'aide desquels il introduisit de fortes études dans son immense empire ; et ses successeurs, heureux du moins à soutenir dignement cette portion de son héritage, honorèrent sous ce rapport leur titre de fils aînés de l'Église.
I Ex iacro sanetm Ece(esiœ patriarehio.
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§ 11, Encouragements donnés à la science par Eugène II et Léon IF.
Mais si ks empereurs francs établissaient partout des écoles sur le modèle de leur schola paladna, Etigène II, au concile de Rome, donnait la fécondité à ces mêmes fondations en les bénissant comme souverain pontife. Il en étendait de même le bienfait à l'Italie. Il donnait enfin une nouvelle impulsion à Tardeur pour les études ecclésiastiques dans toute l'Eunope, où les conciles et les évêques le secondaient de toute leur piss* sance.
La France, l'Allemagne et TAngleterre se distinguaient alors entre les nations par leur zèle à fonder les établissements d'éducation ecclésiastique.
Léon IV, dans un nouveau concile de Rome, confirma les actes d'Eugène II, et se montra le digne béritier de son zèle.
S 12. Académies de Lyon, de Langres et de Chartres.-^ Sylvestre II et Léon IX»
Au xie siècle, les académies de Lyon, de Langres et de Char* très soutenaient en France les écoles ecclésiastiques; tandis que Silvestre II, sous le nom de Gerbert, et saint Léon IX, sous celui de Bruno, illustraient Reims et Tulle, et se disposaieat ainsi à porter sur le trône pontifical les grandes vues de leurs prédécesseurs.
§ 13, Académies du nord de V Europe n
Pendant ce temps, Utrecht, Fulde, Worms et Vurtzbourg entretenaient et propageaient la science ecclésiastique dans le nord de l'Europe.
§ 14. Unit^ersités de.Pologne et de Paris.
Dans les deux siècles suivants, runiversité de Bologne^ si
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éorinemmeni «mpraDle dans son institniion de l'esprit d*îndépfndifciK^ îtalienBe; celle de Paris, à qui la science a voué Uni: de reconaaiftsanoe, à qui Tépiscopat français en particulier doit en très-grande partie le sentiment de dignité qu'il a tonjonrs porté si baut, et dont il s'est jiistenient glorifié en plus d'une drcoDStanoe ; ces académies remuèrent r£urape tout entière,
5 15. Universités de France et d* Italie,
A côté de ces grandes fondations brillèrent également d'un grand éc!at, en France, Orléans et Montpellier, En Italie, sur cette terre où la gloire a, sous toutes les formes, jeté de si profondes racines, s'illustraient Padoue, Pise, Ferrare et Rome, reine immortelle du «onde, à qui jamais on ne pourra enlever toutes ses couronnes.
§ 16, L* Italie préparée à recevoir avec fruit les savants exilés de la Grèce,
Ces nombreux foyers d'instruction et de lumières attirèrent à cette époque en Italie toute la jeunesse de l'Europe ; ils en firent le centre des arts, le berceau tout préparé pour recevoir et développer les éléments de puissance intellectuelle repoussés plus tard de la Grèce par les enfants de Mahomet.
5 17. Zèle des souverains Pontifes ,
Nommer Alexandre III , Innocent III , Honorius IV, Grégoire IX, Innocent IV, Alexandre IV et Grégoire X, c'est assëi dire les soins du Saint-Siège pour rétablissement, la discipline et le progrès de ces institutions.
S 18. Avantages et inconvénients des grandes écoles centrâtes.
Quelle époque, malgré ses défauts ! quelle vigueur de conception et de génie dans ses théologiens, ses ai'tistes et ses poè-