‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 50 sur 129 · INTRODUCTION. XCVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XCVII

§ 20. Œuvre du saint Concile de Trente pour la réforme des études et du clergé.

Une voix auguste, partie du haut des collines de réternelle Rome, appela les évéques des quatre vents de la terre ; le concile de Trente s'ouvrit, se poursuivit, sonda le mal, indiqua le remède.

En même temps se trouvèrent rassemblés, par la main qui donne au moment opportun la nourriture aux petits S tous les instruments nécessaires pour accomplir l'œuvre de réparation indiquée.

§ 21 . Influence tle saint Ignace et de saint Philippe de Néri sur cette même œuvre.

Parmi ces instruments, il s'en trouva deux surtout, dont l'influence fut immense. Nous en avons déjà dit quelques mots j c'est saint Ignace et saint Philippe de Néri.

L'un redonnait à l'élément monastique la vigueur des anciens âges, sous la forme convenable aux besoins de l'époque.

L'autre relevait à son rang par la science et la sainteté le clergé séculier, cette fleur de l'ordre ecclésiastique, cette noble famille sacerdotale, héritière directe du ministère des docteurs et des apôtres.

Ignace, l'homme de génie, le parfait religieux, proposant à Jules III ses règles pour le collège germanique , prenait une grande part à la restauration du sacerdoce séculier, ce but principal de toute œuvre d'instruction dans l'Église.

Philippe , d'une intelligence également vaste ; Pliilippe , l'admirable prêtre, enfantant l'Oratoire, déposait également en faveur du même sacerdoce un germe de perfection, un élément du bien qu'on vil se développer bientôt dans toute l'Église. La France en particulier lui doit la naissance d'une foule d'institutions ecclésiastiques sorties de son œuvre *.

* Das escam illorum in tempore opportune. Ps, cxliv, 15.

'^ Ainsi rOruloire du cardinal de Bérulle, la Congrégation de S. Vin-

XCVIIl INTRODUCTION.

Ainsi Philippe et Ignace devinrent en grande partie les deux bras de Rome pour développer l'œuvre de réforme et d'instruction du clergé séculier; œuvre incomparable dont les bases furent posées sous Martin V et Nicolas V, lors de la fondation du collège de Capranica, le premier de tous les séminaires ecclésiastiques modernes.

Jules 111, Pie IV, saint Pie V et Grégoire XIII attachèrent leurs noms à cette grande œuvre, d'une manière digne de tout ce que leurs plus illustres prédécesseurs avaient opéré en ce sens pour le bien de l'Église.

§ 22. Zèle des souverains Pontifes,

Grégoire XllI surtout semblait avoir renfermé dans son cœur, en faveur du clergé séculier de toutes les contrées de la terre, ce zèle qui embrasait le premier des Grégoire pour l'Allemagne et l'Angleterre, ce zèle qui portait également saint Grégoire VII à demander aux rois Scandinaves l'élite de leur jeunesse, aGn de l'initier au sacerdoce. Grégoire XIII, à leur exemple, sentit si vivement la nécessité des clergés indigènes; il comprit si bien l'impossibilité de fixer nulle part la foi chrétienne sans ce moyen, qu'aucune nation ne fut sous ce rapport étrangère à sa sollicitude.

Toutefois, suivant l'exemple du divin Maître, il se sentait obligé d'abord envers les brebis (}ui s'égaraient du troupeau d'Israël. Avant de songer aux nations encore étrangères à la foi, il s'empressa de secourir les portions de l'Église, où le schisme et l'hérésie avaient fait le plus de ravages. Pois il étendit son zèle à d'autres contrées ; et , sous ce point de Tue, il laissa encore de grands exemples à ses successeurs et au monde catholique tout entier.

cent de Paul, celle du P. Eudes, de M. Bourdoise, et plusieurs autres encore. Celle surtout de S.-Sulpice, cette école à jamais glorieuse peur le monde catholique autant que pour la France ; cet asile de paix et de sainteté, dont le souvenir reste au fond du cœur, comme la mémoire des plus beaux jours de la vie.

INTUOnrCTION. XCIX

. . ( ()//iycA instituer par Grégoire XHL

. il«^ nommer son collège honjjrois à Rome, sos collcpH^i :iiiulais à Rome et à Reims, lesquels devaient être imités, à Vallailnlid et à Séville par Clément VIII, à Madrid par Paul V, À Lisbonne par Grégoire \V et à Douai par ïnnorcnl X; son collège suisse à Milan; d'autres î\ Venise, en Allemagne, vu Flandre,en Espagne, A Prague, à Riga et à Wilna ; à Rome, son collège pour les juifs et les musulmans convertis; ceux des Arméniens, des Maronites, cette colonne du catholicisme en Orient; son collège grec rétabli dernièrement ])ar le dernier pontife de son nom<; établissements complétés à Rome par le collège romain, si renommé sous la direction <les Pères dr la compagnie de Jésus, si dignement continué plus tard parle docte et pieux clergé séculier de Rome 2, de ce clergé qui a la

' Les soins d'un des membres le plus dislinitué du sacré col!ég(\ le ^Uidinal Allieri, alors nonce à Vienne, contribuèrent puissamment à ce lilabKaseiiKot si utile.

'' * Pendant la période de temps que le collège romain fut confié au clergé finlier de Rome , rétablissement devint la pépinière d*une foule de sapais et pieux professeurs, cardinaux, éréques, prélats et prêtres de la flM haute distinction.

Pfemi les professeurs, nous citerons le célèbre cardinal Caprano, dont kBom est cité encore aujourd'hui avec tant de re^^pect dans PÉglisc ; le CVAnal Ostini dont Téloge s'est déjSi placé naturellement sous noire plu- ■e; Mgr. Fomari, si recommandible par sa doctrine, sa prudence et sa MidÉratîoD ; Tabbé Guidi, mort à Naples au moment où il venait de preuire la pins honorable purt au concordat de ce royaume ; Tabbé Rubbi, fui fit partie de la légation du cardinal Caprara en France sous Napoléon ; fabbé Testa, célèbre par ses TÎclorieuses discu<;sions au sujet des fameux aoAaiiaes d*Egypte; les professeurs de sciences mathématiques, Calanérelli» Gonti et Richcbach, trop connus pour qu'on ait be!»oin d'en faire vwmentfou plus explicite; le vénérable Mgr. Gasparini, à qui son âge ivaneë n*a rien enlevé de Tamabilité de caractère dont Dieu Ta doué, non yfsn qae de cette pureté de style, de cette élégance de latinisme admirées à JHte litre dans les travaux de sa longue carrière; Mgr. Laureani, d'une MWlé noo moins pure, d'une science qui honore l'emploi de bibliothé- «rire eieroé par lui au Vatican.

A eeoi-Hi nou^ pourrions ajouter, bien qu'il n'ait jamais enseigné comar en titre, l'abbé Boneili , à qui l'étude de la bonne philoso^

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