‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 87 sur 129 · L*ÉGLISE SCHISMATIQUE RUSSE. S · texte numérisé non relu

L*ÉGLISE SCHISMATIQUE RUSSE. S

Kiewet huit évéchés des provinces méridionales restèrent unis au Saint-Siège jusqu'en 1520. Différents évéques des provinces septeatrionales, ^fin de conserver la même union, tentèrent de se séparer de Moscou pour s'attacher à Kiew; mais ils se désistèrent de leur entreprise, dans la crainte des persécutions qu'ils pouvaient redouter de leurs souverains.

Elie, évèque de Twer, et Euthimius II, archevêque de Novogorod, refusèrent de se faire consacrer par le métropolite de Moscou, qu'ils regardaient comme usurpateur, n'en reconnaissant pas d'autre que celui de Kiew. Les fidèles de Novogorod s^unirent à ces manifestations, déclarant en même temps leur ferme volonté de demeurer unis au Saint-Siège. Le czar Iwan III, secondé par Philippe \^'^ métropolite de Moscou, empêcha , par des menaces suivies de cruels traitements, le bien que TÉglise devait attendre de ces excellentes dispositions. D'un autre côté, l'état de dépendance dans lequel les métropolites se trouvaient par rapport à la puissance temporelle leur avait enlevé la confiance des évêques et du clergé. En conséquence, les évêques faisaient tout d'eux-mêmes dans leurs diocèses ; ou bien ils s'adressaient au patriarche de Gonstantinople. Quant aux conciles convoqués par ordre des princes, ils s'abstenaient autant que possible d'y intervenir; se contentant, pour l'ordinaire, comme le Gt le métropolite Siméon en 1500, d'y envoyer leurs procureurs.

Godounow comprit que les czars avaient trop avili les dignitaires suprêmes de leur église; que pour avoir trop exigé, ils avaient été conduits à ne pouvoir plus faire

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