XXXVI INTRODUCTION
lier {cornes notarioram), le chambellan (cornes stabuli), le capitaine des gardes (cornes spathariaram), le comte de l'armée (cornes exercitus), formaient l'entourage le plus immédiat du prince. Cependant l'influence réelle appartenait souvent dans les conseils du gouvernement aux clercs, comme aux seuls qui lussent capables de donner un avis éclairé.
Théoriquement les cadres de l'administration romaine avaient été conservés. Mais entre les diverses fonctions, il n'existait plus cette sage division du travail, qui au moins pendant les meilleures périodes de l'empire plaçait chaque compétence à sa place. L'armée, la justice et les finances étaient confiées à un seul et même personnage, le comte-duc pour la province, le comte pour la cité. Les localités de peu d'importance étaient administrées par un prévôt (prœpositus} ou un villicus. Tous ces fonctionnaires étaient nommés par le roi. Dans les cités un défenseur et des seniores ou notables participaient à l'administration, mais le vrai protecteur des intérêts locaux était souvent Tévêque. Sans l'influence de l'Eglise, le pouvoir central aurait donc, on le voit, à peu près complètement annihilé les libertés des provinces et des villes.