‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 27 sur 141 · INTRODUCTION XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIX

plus barbares : on ne parle dans le code que de coups de fouet, de mutilations, de coupables scalpés (turpis decalvatio) ; la peine terrible du feu est mentionnée plusieurs fois. L'ordre règne, mais comme à Varsovie.

Les impôts, qui n'étaient levés que sur les Hispano-Romains, devaient être lourds, car on détestait généralement le numerariiis chargé de les faire rentrer, bien qu'il fût l'élu du peuple et de l'évêque. Lors de la conquête, les rois wisigoths avaient gardé pour eux-mêmes les biens du fisc impérial, et ils s'enrichissaient sans cesse par les confiscations prononcées à la suite des guerres civiles. Aussi leur trésor fut-il généralement mieux garni que celui des rois francs.

La société, — En principe, les Goths étaient tous libres et égaux. En fait, ils fondèrent en Espagne une société des plus aristocratiques. Dès avant leur établissement dans la péninsule ibérique, il y avait parmi eux de grandes familles qui jouissaient d'une influence considérable, telles celles des Balthes et des Amales qui leur donnèrent des rois. A un degré inférieur on distinguait les seniores, les palatins ou grands de la cour appelés aussi comités^ c'est-à-dire compagnons du roi, les gardinges ou grands propriétaires terriens.

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