Viri illustres », « anathematizans suscripsi, » (L. c
4. « Similiter et omnes seniores Gothorum subscripserunl. » {L.c.)
5. « Cornes cubicularius etdux... Cornes scienciarum et dux... « Cornes patrimoniorum... cornes spatariorum, » (L. c.)
6. « Opportune instituendum credimus in initio totius aduna- « tionis, ut trium dierum spaliis percurrcnle jejunio de mysterio
62 LA DISCIPLINE DE l'ÉGLISE WISIGOTHIQUE
l'abus avait porté sans doute tous ses fruits (ôgA).
Le protocole des assemblées avait été réglé dans le détail par le Ix" canon du IV^ concile de Tolède (633), que nous allons analyser en signalant au fur et à mesure les additions ou modifications apportées dans (a suite à cette procédure ^.
D'abord a lieu la cérémonie d'introduction. A la première heure, avant le lever du soleil, on fait évacuer l'église où doit se tenir la réunion. On en ferme toutes les portes, sauf une par laquelle les portiers doivent introduire les membres de l'assemblée dans l'ordre voulu. En premier lieu pénètrent les évêques qui prennent siège suivant l'époque de leur ordination. Quand tous sont entrés, on introduit les prêtres dûment qualifiés pour assister aux délibérations, et on a grand soin qu'aucun diacre ne se glisse parmi eux. Viennent en troisième lieu les diacres admis à cet honneur, et ceux-là seulement. Quand tout le clergé est introduit, il se trouve placé dans l'ordre suivant : les sièges des évoques forment cercle, les prêtres sont assis derrière
« sanctac Trinitatis aliisque spiritualibussivepro moribus sacerdo- <( tum corrigendis, nullosœcularium assistente, inter eos habeatur « coUatio. » (Canon i, p. 385.)
I. P. 232-223. Ce canon semble ne viser que le concile provincial : il n'y est pas question du roi. A la fin on parle de l'archidiacre de l'église métropolitaine comme s'il n'y avait qu'une métropole représentée au concile ; le président y est purement et simplement « le métropolitain ». Nous croyons cependant pouvoir appliquer ce texte au concile national ; il a été édicté par une assemblée plénière, aucune expression n'en limite formellement la portée au synode provincial, enfin on devait estimer que l'ordre et la solennité ici décrétés s'imposaient encore plus pour un concile général que pour une réunion locale.
eux et les diacres se tiennent debout en face des évêques 1.
Les Espagnols attachaient une grande importance à ces formalités, et à maintes reprises les actes conciliaires signalent le fait que tout le monde était bien à la place due à son rang 2.
C'est sans doute au moment où tout le clergé avait pris place que le roi faisait son entrée. Le IV® concile de Tolède n'y fait pas allusion : sans doute parce que son texte est rédigé de façon à s'appliquer aux synodes provinciaux aussi bien qu'au concile national, et que le cérémonial de l'introduction du prince en séance ne devait être fixé que plus tard. Dans les premiers conciles de Tolède, en effet, on signale simplement la présence du roi qui demande des prières aux évêques déjà assemblés avant sa venue et leur adresse une courte allocution. C'est ce qu'indique précisément le IV" ^. Mais à partir du YIIP concile (653), c'est
I. « Hora itaquae diei prima ante solis ortum ejiciautur omnes <( ab Ecclesia, obseratisque foribus cunctis ad unam januam, per <( quam sacerdotes ingredi oportet, ostiarii stent, et convenientes (( omnes episcopi pariter introeant et secundum ordinationis suae (( tempus resideant. Post ingressum omnium episcoporum atque « consessum vocentur deinde presbytères, quos causa probaverit (( introire, nullus seinter eos ingérât diaconorum ; post bos ingre- « diantur diacones probabiles, quos ordo poposcerit interesse, et (( corona facta de sedibus episcoporum presbytères a tergo eorum « resideant, diacones in conspectu eorum stent. » (P. 322.)
3. a Gum unusquisque nostrorum ordine suo sedes débitas (( occupasset. » (Tolède, VIII, p. 266). — 0 Debitis in sedibus » (XII), p. 317 ; XIII, p. 333 ; XVII, p. 38i.) — « Dum unus- « quisque nostrorum ex more secundum ordinationis suae tempus « resideret. » (XVI, p. 36i.)