Horlanle pariter et jubcntc. » (P. SO
Tolède s ou tels que le caDOn 9 du XIP qui adopte purement et simplement la longue série des lois déjà publiées par Ervige contre les Juifs ^ pour expliquer une intervention directe du roi dans les débats conciliaires. Mais l'ingérence civile apparaît indéniable — du moins à notre point de vue moderne, car les Espagnols du vu" siècle ne devaient pas y trouver à redire — quand à la fin du Y*' concile de Tolède Cbintila promulgue une loi sur la célébration des litanies ^ dont il confie l'exécution à ses grands officiers ^. Il en est de même pour l'ensemble des canons du XIP qui se présentent sous la forme et dans le cadre d'un décret d'Ervige et débutent ainsi : a Au nom du Seigneur, le « glorieux Flavius, Ervige roi, il importe que les décrets « du synode soient confirmés par la force des oracles de « notre loi immuable ^. )) Cette influence royale s'affirme encore plus ostensiblement dans le tomus, sorte de discours-programme dont le roi remettait régulièrement un manuscrit à chaque concile à partir du
I « Decrehimconcilii univcrsalis editum in nomine principis. » (P. 286.) — <( Lcx édita in eodem concilie a Receswintho principe « glorioso. » (P. 288) (653).
a. « Editas noviter a glorioso principe legcs » (P. 328.) Cf. Leges Wisigothorum,!- XII. Le canon 9 du XIP concile n'est qu'un résumé, et qui se donne comme tel, de la législation d'Ervige ; il renvoie explicitement au code civil dont il ne fait que mentionner les titres (681).