‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 8 sur 141 · INTRODUCTION XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XVII

voirs civil et religieux mêlent leur action au point de les confondre parfois : le roi promulgue des décrets de caractère nettement ecclésiastique ; par contre les clercs sont les auteurs ou tout au moins les rédacteurs d'un bon nombre de lois civiles. Il en résulte qu'une notable partie du droit canon wisigothique se trouve dans les codes séculiers. J'ai donc dû m'y reporter souvent.

Je parle des codes au pluriel, parce qu'il y avait dans le royaume des Wisigoths plusieurs législations. Le droit personnel y était en vigueur comme dans les autres royaumes barbares : chacun y était jugé suivant les lois de sa race, le droit romain, s'il était Romain, les antiques coutumes de Germanie peu à peu codifiées et complétées par les rois, s'il était wisigoth. C'est à une édition spéciale des décisions des Césars et des avis des anciens jurisconsultes qu'on avait recours dans le premier cas. Sous le règne d'Alaric II, une commission où siégeaient des évêques et des notables galloromains s'était réunie à Aire en 506, et avait adapté la législation impériale aux conditions nouvelles créées par les invasions ; elle supprima beaucoup de constitutions désormais inapplicables et en modifia d'autres par de brefs commentaires appelés interprétations dans nos manuscrits.

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