‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 85 sur 141 · I. Leclercq, p · texte numérisé non relu

I. Leclercq, p

a. Héfélé, Histoire des conciles, trad. Leclercq, t. III, p. a^Q.

3. Dans les manuscrits A. iE. E. 3, le décret épiscopal se trouve après le Xlle concile, bien que daté du règne de Gondemar. Dans Mansi, on l'attribue à un synode de Tolède de l'an 6 10, dont, au dire de Hardouin, J.-B. Ferez met en doute l'authenticité. D'ailleurs ce synode aurait simplement décrété que Tolède avait rang de métropole et prééminence sur les Eglises de» évêques qui le composaient. (Bruns, t. I, appendice, p. 4o6.)

4. Cette cité semble même avoir été entièrement détruite par Sisebut : « Garthago spatoria (= nova) nunc a Gothis subversa « atque in desolationem redacta est. » (Isidore, Origines, 1. XV, ch. ler, no 66, cité par Ch. Mœller, Histoire du moyen âge, t. I, p. agodu règne de Sisebut.)

I04 LA DISCIPLINE DE l'ÉGLISE WISIGOTHIQUE

dore ne fat plus là pour illustrer Sévllle et présider le concile national, que les assemblées épiscopales tenues dans la capitale se multipliaient, que l'union de l'Eglise et de lEtat se faisait de jour en jour plus étroite, que des hommes comme Eugène II, saint Hildefonse, Julien, ajoutaient au prestige de la ville royale celui de leur haute personnalité, Tolède devint non seulement la métropole incontestée de la province, mais encore le centre religieux du royaume wisigothique.

L'archevêque de cette ville était donc, en fait, le primat de l'Espagne. Cependant il n'en portait pas le titre. Si, en effet, le terme de primat n'est pas absolument ignoré de nos documents, comme le prétend à tort Daim *, puisque le IIP concile de Saragosse l'emploie à propos du métropolitain -, il n'y a pas néanmoins, ce dernier texte le prouve, le sens superlatif que nous lui donnons aujourd'hui. Saint Isidore le passe sous silence, lorsque dans ses Etymologies il énumère méthodiquement les principales dénominations de la hiérarchie ecclésiastique : patriarche, archevêque, métropolitain ^. D'ailleurs que le métropolitain de Tolède ne soit appelé ni primat ni même archevêque *, ce n'est qu'une question de mots : il

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