I. — Le concile provincial
Sommaire. — Convocation : qui convoque? quand ? en quel lieu ? — Membres : président, membres ecclésiastiques et laïques. Préparation. — Ordre extérieur et forme des délibérations. — Objet : au point de vue religieux : décisions dogmatiques et disciplinaires, affaires spéciales ; au point de vue civil : quelques mesures d'ordre politique, rôle judiciaire. — Confirmation. — Sanction. — Exécution.
Le synode provincial est très souvent convoqué par le roi. On ne se fait pas scrupule de parler à ce sujet des ordres du prince. Le mot ne fait pas peur, il est employé à plusieurs reprises, ainsi que des expressions synonymes. Les évêques du IIP concile de Sara-
GOUVERNEMENT PROVOCIAL IO7
gosse (692) se déclarent réunis par l'ordre d'Egica *. Le synode de Mérida (666) s'autorise également d'un ordre du prince ^. Dans la loi qui confirme le XVP concile de Tolède (693), concile national, Egica prescrit formellement (Nous ordonnons, dit-il 3) aux évêques de la Narbonnaise de se réunir pour souscrire à l'assemblée plénière à laquelle une épidémie les a empêchés de se rendre ^. Le concile de Braga (IIP concile, 676) déclare purement et simplement que Wamba a convoqué ses membres 5. Ailleurs les Pères des conciles usent de termes qui ne laissent guère plus de doute sur la réalité de la convocation royale. Ils parlent du vœu ou de la permission du souverain ^. Au XP concile de Tolède (provincial) (676), ils qualifient le roi Wamba de « restaurateur de la discipline ecclésiastique », parce que son initiative a rétabli la tradition trop longtemps interrompue des assemblées
I. « Ex jussu excellentissimi et piissimi magnique Dei cultoris « domini nostri Egicaniprincipis. » (Bruns, II, p. 102. Cf. p. 108, « cujus jussu et devotissimo instinctu in hoc coadunari « meruimus synodall conventu. »)
a. « Dum miserante domino principis jussu in unum ad « sanctura convenissemus concilium. » (Canon 8, p. 88.)