‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 89 sur 141 · Cf. Malnory, Saint Césaire d'Arles, Paris, 1894, p. 5o · texte numérisé non relu

Cf. Malnory, Saint Césaire d'Arles, Paris, 1894, p. 5o

3. (( Spéciale erit concilium uniuscujusque provinciœ, ubi « metropolitanus elcgerit peragendum. » (P. 222.)

4. <( Ut jam non necesse habeat metropolitanus episcopus pro « congregando concilie literas destinare. » (P. 217.)

5. « Tempore, quo principis vel metropolitani electio defi- « nierit. » (P, 3iC, année 675,)

IIO LA DISCIPLOE DE L EGLISE WISIGOTHIQUE

XIII" concile de Tolède (683), qui frappe d'excommunication l'évêque ne se rendant pas à la convocation du souverain ou du métropolitain ^ menace reproduite au concile de Mérida (666) qui parle de l'avertissement du métropolitain et de l'ordre du roi 2.

Il y avait d'ailleurs dans cette action combinée du souverain et des évêques des diverses métropoles plutôt une situation de fait qu'un droit nettement délimité. Nous croyons donc assez oiseux de vouloir préciser avec Dahn et Hinschius ^ la question de savoir si on considérait la convocation royale comme nécessaire : on la suppose toujours, ou presque toujours, mais on n'émet à ce sujet aucun principe théorique. Sur les rapports de l'Eglise de l'Etat, il est sage de ne pas. trop légiférer ; ici surtout les mœurs et les habitudes comptent plus que les textes.

Convoqués, les évêques, nous venons de le voir à l'instant, avaient l'obligation la plus pressante de venir. On n'admet pas n'importe quelle excuse *. Il faut une

1. « A principe vel metropolitano suo admonitus. » (C. 8, p. 342.)

2. « Qui pro hoc admonilioncm sui mctropolitani et regiara a jussionem accipiunt. » (Bruns, II, p. 87, canon 7.)

3. Hinschius, Das Kirchenrecht der catholiken und Prolcslanlen, Berlin, t, I, i, 1869, p. ^76. Il ne croit pas l'intervention royale obligatoire. Dahn, p. 870, note i3, se défend d'avoir soutenu l'opinion contraire. Le fait est général, voilà tout, dit-il, mais nulle part un droit exclusif n'est affirmé.

i\. Mérida, c. 5 : « Ncc pro tali rc qua^libet causa opponi débet <( ad excusationem. » (Bruns, II, p. 80.)

Tolède, XI, c. i5 : « Nec quibuslibet requisitis occasionibus « absentemur. » (P. 3 16.)

GOUVER^îEMENT PROVINCIAL III

cause d'absence inévitable, une véritable nécessité ^ comme l'infirmité, une mission confiée par le roi 2, une tempête qui empêcbe le voyage ^. De plus, l'évêque doit fournir une preuve authentique de ces faits, soit par témoins idoines ^, soit par une lettre adressée au métropolitain 5. Le canon 5 du concile de Mérida exige encore que l'évêque empêché envoie un délégué, archiprêtre ou prêtre, mais non pas un simple diacre. Absent dans d'autres conditions, on était sévèrement puni, frappé d'excommunication ^ pendant une année '^. Cette excommunication s'aggravait, au moins en Lusitanie, d'une véritable relégation en un lieu fixé par le synode, sous la surveillance du métropolitain. Le coupable devait être soumis au régime pénitentiel dans un monastère, puisqu'il est question de sa cellule ^. Par contre, un excommunié

1. Tolède, XI. c. i5 : -( Excepta inevitabili causa vel necessi- « tate. » (P. 3i6.)

2. Mérida, c. 5 : u Ab infirmitate aut per regiam jussionem. » (Bruns, II, p. 86.)

3. Tolède, XIII, c. 8 : « Fluminum aût aerum procellosa « immensitas. » (P. 342.)

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