Cf. p. III
4. C. i5 et 16. G, 16 ; <( Qui (Wamba) ccclesiasticaî disciplina) (( bis nostris saeculis novus reparator occurrens. »
5. C. 12, p. 33 1. Plus près de nous, le concile de Trente est un exemple de l'efficacité très relative de mesures de ce genre.
DISCn'LlNE WISiaOTllIQUK . 8
plus des fragments d'un synode de Tolède de 6io sur lequel J.-B. Pérez émet les doutes que nous avons relatés plus haut ^ ; cinq synodes de la Tarraconaise : deux de Saragosse (le IP et le IIP), un de Huesca (Oscensis), un de Barcelone (le II") et un d'Egara - ; deux assemblées de la Bélique tenues à Séville ; une des évéques de la Galice réunie à Braga, et une de la Lusitanie à Mérida. Sur ces quinze conciles, six se placent sous le règne de Récarède, de 089 à 099 (Narbonne, 589 ; Séville, I, 090 ; Saragosse, II, 092 ; Tolède, 597 ; Huesca, 698 ; Barcelone, 099.) Les dix autres s'égrènent tout le long du vu*' siècle, un peu plus nombreux dans la seconde moitié de ce siècle que dans la première qui n'en compte que deux (Egara, 6i4, Séville, I, 619).
Sans doute il y a des chances pour que les décisions conciliaires ne nous aient pas été toutes conservées. C'est ainsi, par exemple, que dans la discussion sur la suprématie de Tolède, en Carthaginoise, il est fait appel à un synode de cette ville tenu en 589, que nous ne connaissons que par cette allusion •', et qu'il y eut sous Witiza, au dire du pseudo Isidore de Béja, plusieurs conciles dont il ne nous reste rien ^. Il faut également tenir compte de ce fait qu'un concile national était censé dispenser de tous les conciles provinciaux de l'année. S'il s'agit, dit le 3'^ canon du
1. Cf. le chapitre stir l'archevêque de Tolède, p. io3, note 3.
2. Egara est la ville actuelle de Terrassa silut3e près de Barcelone, comme l'a établi Baluze, Locloroi]. p, 2(j(), note.
3. Cf. p. io3 du chapitre sur l'archevêque de Tolède. /|. Lcclercq, p. 38o.
GOUVER^'EME^'T PROVINCIAL Il5
IV'' concile de Tolède (533), d'une question de foi ou d'une affaire commune à toutes les provinces, on-réunira un concile général de toute l'Espagne et de la Gaule, sinon il y aura un concile dans chaque province ^. Toutefois le cas ne se présenta que onze ou douze fois, de 689 à 711. Enfin il devait arriver souvent que les évêques, en se réunissant, se contentaient de s'en référer aux anciennes décisions sans en prendre de nouvelles : c'était en ce siècle peu cultivé une assez grosse affaire que de rédiger des canons de style clair et de sens juridique précis, les canonistes capables de les élaborer étaient sans doute fort rares. Il se peut d'ailleurs que les circonstances n'aient pas toujours exigé de telles initiatives : les diocèses heureux n'ont pas d'histoire.
Mais en dépit de ces explications, le petit nombre des conciles provinciaux qui nous ont été conservés reste surprenant et les canons que nous avons cités n'exagèrent rien quand ils incriminent véhémentement sur ce point la négligence de l'épiscopat.
Quant à l'époque même de l'année où le synode devait se réunir, le 18" canon du IIP concile de Tolède et le XIP (canon 12) fixent le jour des calendes du mois de novembre -, tandis que le IV° synode de Tolède (633) parle du quinzième jour des calendes de juin, le 18 mai 3, et que le canon 10 du XP laisse
1. G. 3 : « Si vero nec de fide nec de communi Ecclesiae uti- « litate tractabitur, spéciale erit concilium unius cujusque « provinciœ... » (P. 222.)