‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 92 sur 141 · P. 217 et 23i. En 689 et 681 respectivement · texte numérisé non relu

P. 217 et 23i. En 689 et 681 respectivement

Il6 LA DISCIPLINE DE l'ÉGLISE WISIGOTIIIQUE

le libre choix du temps de la réunion au roi ou au métropolitain ^ (en 675). De fait, la plupart des synodes eurent lieu le jour des calendes de novembre, ou à une date qui en approche ^ ; on trouve cependant, surtout pour les conciles de Tolède, d'autres dates assez différentes ^.

C'est également le roi ou le métropolitain qui désignait la ville où les évoques avaient à se réunir *. Cependant le canon 18 du III" concile de Tolède attribue cette désignation au synode précédent. Cette ville était généralement la métropole. Le iS*" canon du XI" concile de Tolède (675) suppose même que c'est la règle. Néanmoins les synodes de la province de Tarraconaise ne se sont jamais tenus, de 689 à 711, à Tarragone, la métropole ; nous n'avons du moins pour la région et l'époque que les deux conciles de Saragosse et ceux de Barcelone, Huesca et Egara. Les séances avaient lieu dans une église. Seul, le II" concile de Séville se tint dans un bâtiment

1. « Tempore qno priucipis vel metropolltani elcctio defi- « nierit. » (P. SiG.)

2. Narbonno ; Saragosse, II et III ; Barcelone, II : le jour des calendes de novembre. Tolède, I\ : le lendemain. Tolède, XI : le 7 des ides de novembre. Séville, I : la veille des nones de novembre. Séville, II : le jour des ides de novembre. Mérida : le 8 des ides de novend)re.

3. Tolède, 597: le 16 des calendes de juin. Tolède, X, tenu en 656 : calendes de décembre; or le IXc svnode do Tolède tenu en 655 s'était donné rendez-vous pour les calendes do novembre de l'année suivante. Tolède XIV : 18 des calendes de décembre et un dimancbe (p. 353). Egara : ides de janvier.

A. Tolède, IV, c. 3 ; :\lérida, c. 7 : le métropolitain. Tolède, XI, c. i5 : le roi ou le métropolitain.

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attenant à la cathédrale *, le secretarium^ sorte de sacristie.

L'assemblée était présidée par le métropolitain 2. A Tolède, le nombre des évoques présents était de 16, 17 ou 20. Quant aux autres provinces, les manuscrits ne contiennent que les indications suivantes : 8 évoques à Narbonne (SSg) et à Séville (590 et 618), 12 a Mérida (666). Ces chiffres sont ceux mêmes des sièges des différentes provinces. Il y avait aussi des délégués envoyés par les prélats empêchés de venir au concile ; c'étaient, autant que possible, des archiprêtres ; en tout cas on n'admettait pas comme tels de simples diacres. Ils siégeaient derrière les évêques, devaient avoir connaissance de toutes les délibérations et les signer 3. Les diacres avaient cependant leur place dans l'assemblée, et à leur tête se trouvait l'archidiacre qui était spécialement chargé d'introduire les requérants ^. Tous ces ecclésiastiques, y compris sans doute d'autres prêtres que ceux qui représentaient des évêques ^, formaient celte (( foule de clercs » dont parle le W con-

1. Appelée Jérusalem à Séville et à Mérida. (Leclercq, p. 3oo, note.)

2. Xle concile do Tolède : <( Pncsidente metropolitano. )) (P. 807, m fine.)

3. Mérida, c. 5 : (( A tcrgo episcoporum iatcr presbyteros « sedere, et quœque in eo concilio fuerint acta scire et suscribere. )) (Bruns, t. IL p. 86.)

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