‹ L'égoi͏̈steChapitre 12 sur 160 · TT TT · texte numérisé non relu

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—— file tenait quelque chose. |

__ Courez : dites que je suis ici, je veux la lettre. Elle est à mol. »

Crossjay bondit et tomba dans les bras de Sir Willoughby.

Willoughby, meurtri par le choc, s'écria : « Il faut attraper ce gamin au bond, comme un ballon de football. » Il se pencha sur l'enfant et le maintint d'une poigne ferme. Il avait besoin de jouer avec quelque objet, pour se donner une contenance : « Vous n'avez pas affronté ce mauvais temps, Claire ?

— Bien peu.

— Je m'en réjouis. Vous vous êtes abritée ?

— Oui.

— Dans un des cottages ?

—— Pas dans un cottage, mais j'avais un excellent abri. Le Colonel a trouvé une voiture avant de me rejoindre.

—— Encore Flitch ! interrompit De Craye.

— Qui, la chance est pour vous, la chance est pour vous ! » Willoughby s’adressait au Colonel, mais il tenait toujours fermement Crossjay et il répondait aux tentatives d'évasion comme si l’enfant eût réclamé des caresses. Et la ruse de Willoughby dissimulait mal sa pâleur et son désarroi.

« Restez près de moi, Monsieur, » dit-il enfin brusquement à Crossiay, et Claire toucha l'épaule de l'enfant, pour l’apaiser.

Comme ils entraient dans le vestibule, eile se tourna vers Torace de Craye : « Je ne vous ai pas remercié, Colonel. » Elle murmura, très bas : « Une lettre de ma main, dans le laboratoire. »

Crossjay poussa un cri de souffrance.

« Je vous tiens, railla Willoughbhy, avec un rire qui ne différait pas beaucoup du cri aigu de sa victime.

—— Vous serrez rudement fort, Monsieur !

— Oh ! poule mouillée !

— Croyez-vous ! Mais je veux aller chercher un livre.

— Où est ce livre ?

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