‹ L'égoi͏̈steChapitre 144 sur 160 · PA PRE PES PET PENT EPP NO TE PONT INT SEPT PEN FPT · texte numérisé non relu

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Letitia répondit en riant :

« Vous possédez encore le « terrible pouvoir » que j avais pressenti ce jour-là.

— Je voudrais être capable d’en user pour le mieux !

— Îl n’a pas parlé ?

— De Ja Suisse, du Tyrol, de l’'Iliade, d’Antigone.

— Est-ce tout ?

Non. D’économie politique. Vous avouerez que notre situation était unique. La mienne du moins. Est-ce que vous vous intéressez à moi ?

— Je m'y intéresserais, si je connaissais vos sentiments.

— J'étais reconnaissante à Sir Willoughby, mais Mr Whitford me faisait de la peine.

— Une peine sincère ?

— Parce qu’on lui imposait la tâche, évidemment pénible et pesante à l'excès, de me montrer poliment qu'il ne partageait pas les idées de son cousin.

— Et vous, qui voyez quelquefois si clair !

— 1l me plaignait. Je l’ai compris en voyant qu’il évitait de... Maïs il se montrait aimable, comme toujours. Nous avons marché au hasard, dans le parc, pendant je ne sais combien de temps, et cependant les heures ne m'ont pas paru longues.

— Sans jamais effleurer la question ?

— Sans jamais nous en approcher, mon amie. Il faut qu'un monsieur estime une jeune fille, pour lui poser. certaines questions. Il m’accorde sans doute un peu d’affection, comme à une capricieuse amie.

— Et s’il avait demandé votre main ?

— Tout en me méprisant ?

— Vous êtes quelquefois tout à fait enfant, Claire. Vous Prenez plaisir sans doute à taquiner. Vernon Whitford a été votre victime. C’est mon tour maintenant.

— Mais il doit me mépriser un peu.

— Etes-vous aveugle ?

— Chère, nous le sommes peut-être un peu, toutes les deux, »

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