‹ L'égoi͏̈steChapitre 16 sur 160 · AIN FT PT · texte numérisé non relu

AIN FT PT

D TS 7 ANT UNE RP Er PART E cn lu defritss di) DDR.

he. ti tt D D li he ie Pa

PAP RES fie De A s EGOISTE I

mt

Letitia il provoquerait sa pitié, et il ne pouvait courir le risque d’un si complet bouleversement. Il réprima cette seconde tentation, avec plus de majesté encore que la première fois. Etre plaint par Letitia, lui paraissait un bouleversement des desseins de la Providence : la Providence, c’est-à-dire une répartition judicieuse des biens de la vie, avait fait de lui le phare, d’elle, l’oiseau. Elle était bien la dernière personne devant qui il pût s épancher. L'idée que la situation dans laquelle il se trouvait pouvait lui suggérer un tel acte, le fit tressaillir de rage —- et l’épouvanta. Il existait donc une autre Puissance. Une

Puissance qui déjà avait humilié Willoughby, et qui le menaçait de nouveau. Car il ne pouvait accuser la Providence dont, toujours, il avait été le favori. Si nous fai-

sons de l’Egoïsme l’âme de notre religion, nous sommes obligés d'admettre deux Puissances distinctes, pour, justifier notre malaise. La Puissance bienveillante avait choisi Willoughby pour le combler d’exceptionnels bienfaits ; la Puissance maligne s’appliquait à les lui dérober. Allez donc juger favorablément du monde, après cela. Il associait fatalernent Claire à cette Puissance des Ténèbres, qui visait au cœur son orgueil. Pourtant, si elle avait pleuré, l'aurait relevée, si elle avait saigné, il aurait pansé ses blessures : il éprouvait une soif infinie de la voir misérable, afin de pouvoir soulager son propre cœur, plein d'un charitable amour. Ou bien, Claire pouvait se compromettre pour quelqu'un qui l’abandonnerait — mais se compromettre avec éclat, pour que le monde aussi fût contraint de l’abandonner. On jette loin de soi une mauvaise herbe. Mais à cette vision le souffle lui manqua : Claire était belle. IL supplia la Puissance amie : il ne voulait pas qu'Horace de Craye fût le séducteur. Mais qu'était-il besoin d’un séducteur ? Une maladie, une fièvre, un incendie, des chevaux échappés, un enlaidissement de son corps, une boiterie suffiraient. Et alors, il adresserait à cette malheureuse épave l'offre solennelle et noble de rester fidèle à la parole donnée, il proposerait à la pauvre créature boitillante de la conduire à l’autel, si elle y tenait. Il vit

: a gr + te où ts "æt : . … Ve Sad ToS elfe lens ten * = RE rt = + :

Ep AERA Fa 5» DADÉÉRUAUUE 2

exs FR AT cite dirats: cent) pe AE dE L

L sd; à + «à 7 T7 SC EA © 2h Et Fr Cuir. és OA PSP © ad te dde ) 5 ve dat, ; Tr > or ”

sut DT Her,

er

is

tj 0 r œ

nn.

LS

Page 1