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d'autre je ne puis parler. Vous savez quelles adulations onË entouré ma jeunesse. J’ai dû nager Sur leur flot pour éviter d'être noyé. L’admiration qui s'adresse à mes dons personnels me laisse indifiérent. J'ai donc changé, parce que ma vie spirituelle s’est enrichie. Nous sommes tous soumis aux lois qui régissent les mortels, et c’est en cela que j'ai changé. Je pourrais ajouter qu en général, la noblesse campagnarde ne s'intéresse guère aux recherches scientifiques. C’est l'esprit de notre siècle cependant. Je le comprenais d'instinct quand j'étais au collège ; j’abandonnais les études classiques pour les sciences. J'ai échappé ainsi au défaut qui caractérise nOS lettrés, à cette suffisance 1mpérieuse, dont cet après-midi même, dans la voiture qui nous emmenait chez Mrs Mountstuart, On nous à offert un échantillon. La science est modeste, plus lente, je le veux bien : elle a pour matériaux des faits, et, lorsqu'elle les a gominés, elle domine alors les hommes ; par nécessité, et non grâce à la sotte arrosance de paroles sonores : des mots pompeux, revêtus d'aussi étranges vêtements que les gardes de Corps du pape ! Certes, chacun s'incline devant l’Infaillible : il le faut bien lorsque ces géanis mercenaires menacent de leurs baïonnettes |! »
Sir Willoughby offrit à Miss Dale un répit d'une demiminute, pour qu'elle pût, avec sa douceur féminine, accorder un assentiment au reproche discret qu'avait mérité la conduite du docteur. Mais elle ne fit aucun signe d’acquiescement.
En son cœur, elle se sentait lésée, blessée par Claire ! Les discours que tenait Willoughby lui paraissaient justifer les sentiments de Claire et sa conduite. L'impression de l’offense qu’elle-même avait subie se réveillait, remontait un moment à la surface el l’empêchait de s étonner, tout en lui confirmant qu’elle avait accordé à Willoughby pardon et pitié.
La « force impulsive )» qui animail Willoughby lui avait donné le réconfort nécessaire. Cependant, il Jui manquait la musique docile d’un second instrument, chère aux
artistes qui viennent d'achever leur solo. Ses notes n'éveil-