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La première partie de notre livre se termine ici, et il nous reste à justifier en peu de mots le point de vue d’où nous nous sommes eforcé de la comprendre et de l'écrire. Notre seul souei n'a pas été de nous mettre au courant des découvertes les plus récentes; il nous à paru curieux de pénétrer plus avant dans l'esprit de légvptianisme qu'une simple relation des faits où une simple description des choses ne permet d'ordinaire de le faire. Toujours nous avons cherché à dégager l'impression intime et le sens profond caché sous les surfaces, et plus d'un de nos aperçus, clairement dégagé, précisé, fortifié par une plus longue étude, serait peut-être nouveau. Jusque dans le Labyrinthe nous avons entrevu un symbole; nous avons essayé d'interpréter le sphinx et la pyramide; nous nous sommes eflorcé d'arracher au bœuf Apis une partie des mystères que le grand sacerdoce de la vallée du Nil offrait, sous la forme de ce dieu, en adoration aux fidèles; architectures, peintures, sculptures, nous avons tout voulu regarder non-seulement avec nos veux, mais avec notre àme, et nous en avons sollicité la raison morale; nous avons trouvé bon qu'une religion ne connaissant guère d'autres dieux que les forces de la nature adoràt des bêtes; et pour le menu détail même, pour le geste des statues, pour l’arrangement des chevelures et des draperies, pour le choix des couleurs, nous nous sommes convaineu que rien n'est du hasard, que tout est de nécessité chez les anciens Égvptiens.
On comprend, du reste, que notre ambition n'ait pas été de faire
tomber aux pieds d’une antiquité si reculée, si peu connue, le voile
tout entier qui la cache. Loin de là, nous n'avons fait que glisser une main furtive et vague sous l’épais mystère. Mais enfin peut-être vaudrait-il la peine de mêler désormais à l'étude aride et sèche de l’'égyptologie les préoccupations qui n'ont pas cessé de nous tenir en haleine et qui sont, après tout, le grand, le véritable intérêt de cette science.
Avouons en outre que notre tentative est quelque peu prématurée. Mais nous ne prétendons pas avoir marché d’un pas sûr dans la voie que nous nous sommes choisie. Nous avons senti, au contraire, plus d’une fois le terrain se dérober sous nos pieds. Aussi voulonsnous porter seul la responsabilité de nos hardiesses. Sans doute le savant auteur du livret de l'Exposition égyptienne, M. Mariette, si nous l’avions consulté, ne les aurait pas approuvées toutes, et il convient peut-être de déclarer qu'il est tout à fait étranger à ce