‹ L'Égypte à l'Exposition universelle de 1867Chapitre 45 sur 146 · XIE Y · texte numérisé non relu

XIE Y

Notre tâche va être terminée. Il ne nous reste plus qu'à appeler l'attention sur divers produits de provenance animale ou végétale, et originaires de ces contrées lointaines ou même de l'Afrique cen trale.

C'est d'abord une collection de cornes de différents animaux. Plusieurs d’entre elles appartiennent à des espèces tout à fait inconnues et dont on ignore jusqu'au nom; elles ont été apportées en Égvpte par des caravanes qui les tenaient, par voie d'échange, de quelque tribu lointaine, laquelle les tenait elle-même d'une tribu plus lointaine encore, et ainsi de suite, de sorte qu'il a fallu renon cer à en savoir davantage.

Un produit très-remarquable, c’est une écorce d'arbre ressem-

blant, à sv méprendre, à un tissu de coton, tant elle est souple. Elle provient d'un arbre tellement grand qu'il a une largeur de plus de trois mètres. On l’appelle Magango, du nom du pays où cet arbre croit, et qui est situé à peu près sous le sixième degré de latitude nord, à la distance de plusieurs journées de marche, à l’ouest du fleuve Blanc.

Les hautes régions du Nil produisent beaucoup d'arbres et on en a exposé des coupes. La menuiserie et l’ébénisterie trouveraient assurément à tirer un excellent parti de ces bois, qui prennent un beau poli et sont d'une fibre fort bien disposée pour l'effet que ces industries recherchent.

Parmi ces arbres, notons encore celui qui donne la gomme élastique et tant d'autres d'où coulent des gommes et des résines odorantes. Il y en a un autre, le crossopteryx hkochia, de la famille des rubiacées, dont l'écorce renferme une assez grande quantité de svnchonine, sans trace de quinine, il est vrai.

Une nombreuse collection de sorghos mérite aussi qu'on s'y arrête. Les nègres font du pain avec là farine de sorgho et une espèce de bière (merisa). Les cucurbitacées sont une plante non moins précieuse pour l'habitant du haut Nil. Il y en à de très-nombreuses variétés. Le fruit sert de nourriture, et on en fait encore, après lavoir desséché, des vases pour la conservation des matières alimentaires.

Pour terminer enfin, voici des peaux de tigres, de léopards, de lions, d'hyènes tigrées, de zébres, de girafes, de buffles sauvages, de

bubales et d'autres antilopes.

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