‹ L'Égypte d'hier et d'aujourd'hui (volume 2)Chapitre 62 sur 76 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

ENCORE KARNAK

LA PROMENADE MERVEILLEUSE PARMI LES RUINES DE KARNAK CON- TINUE. || LE PETIT SANCTUAIRE DU ROI ÉTHIOPIEN, SHABAKO. || LE JEUNE PHARAON COURONNÉ DE LOTUS. || LA DÉESSE A TÊTE DE LIONNE. || LE LAC SACRÉ ET L'AVENUE DES SPHINX.

2 delà de ce temple se trouve la galerie à colonnades de Thothmès III, précédant son sanctuaire. En cherchant notre chemin à travers les ruines, nous voyons que cette galerie n’est qu’une partie d’un vaste temple. Le faîte est supporté par trente-quatre piliers carrés et une double rangée de colonnes. Ces dernières sont plutôt bizarres que belles, avec leurs chapiteaux à calice renversé et leurs fûts s’amincissant à la base. La plupart des inscriptions sont intéressantes, mais en bien mauvais état. Dans une pièce au nord du sanctuaire, les murs sont couverts de reliefs reproduisant

des plantes et des animaux que Thothmès rapporta,

dit-on, de Syrie. Ils sont dessinés avec ce sentiment de la forme qui caractérise l’œuvre de Dêr-el-Bahri. Les quatre colonnes qui supportaient le toit de cette pièce sont bien conservées; elles sont du type qui emprunte son modèle au papyrus, dont les boutons entourent le chapiteau.

Après que nous eûmes franchi la muraille de ce temple, M. Legrain nous conduisit vers un modeste petit autel qu’il venait de découvrir à l'extrême est de la grande enceinte. Il est heureux que M. Legrain soit un artiste en même temps qu’un égyptologue, car, quiconque n'aurait pas eu le sentiment de la beauté de ces reliefs endommagés, aurait pu nous perdre un très curieux spécimen du travail de la vingt-cinquième dynastie. Notre excellent guide nous dit comment ce petit sanctuaire fut érigé par Shabako, le premier des rois éthiopiens ; les reliefs étaient dans un triste état et avaient presque disparu aux endroits où la pierre sablonneuse s'était désagrégée, mais, dans une chambre intérieure, M. Legrain nous montra un relief qui représentait un Pharaon portant une offrande à un dieu. La couleur originale est presque complètement disparue, maïs ce qui en reste s’harmonise admirable-

ment avec la surface de la pierre. À mesure que nous

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temple, M. Legrain nous conduisit vers un modeste petit autel qu’il venait de découvrir à l'extrême est de la grande enceinte. Il est heureux que M: Legrain soit un artiste en même temps qu’un égyptologue, car, quiconque n'aurait pas eu le ser ntiment de la beauté. de ces reliefs endommagés, aurait pu nous perdre un très curieux spécimen du travail de la vingt-cinquième dynastie. Notre excellent guide nous dit comment ce petit sanctuaire fut érigé par Shabako, le premier des rois éthiopiens ; les reliefs étaient dans un triste état et avaient presque disparu aux endroits où la pierre sabionneuse s'était désagrégée, mais, dans une chambre intérieure, M. Legrain nous montra un relief qui représentait un Pharaon portant une offrande à un dieu. La couleur originale est presque complètement disparue, mais ce qui en reste s’harmonise admirablement avec la surface de la pierre. A mesure que nous

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