‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 127 sur 189 · LA MISSION DE GALLICE · texte numérisé non relu

LA MISSION DE GALLICE

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116. — Le Lîetiteiiaiit>-C0lonel GaUice à Moimeiif Haréchal, Dnc de Dalmatîe, MiDisIxe de la Guerre.

SodQtAXKS: RemerdeiiieDtf pour le maintieii de la miMion qui Ini a été confiée; les oBstadet qu'il ft à vaibcre, préjiigéi et ipioraneet. — Les diffîcaltés qn*Û y a à bien connaître Ici cboftei et les gens dans un pareO tourbillon* — Points de re* père. — Les Anglais veolent dominer ce pays qni est la plos courte route de Tlnde.

— Le Pacba ne vent pas tomber sous cette dotiiiQation« — Rôle odieux du commodore Napier qui eneoorage Mohamed- Aly à la résifta^ce, pour qu*il y soit briaé,

— Mobamed-Aly veut que le travail de« fortiâcationi soit continué et achevé. Mais que f«ra son entourage? Sauront-ils «e dégager de Télément turc, et se trans* form^ eux-mêmes en Arabes? U faudrait savoir ce que vaut rarmée. — L*iuflurr^ection de Candie: on a demandé à Callice, sérieusement, d*en prendre le corninandeineatt — Exposé des travaux à exécuter ou en traîu d'exécution; à ToucsU llle de MaraboMt, le petit fortin et les parapets en tèfT« poor s'opposer à un débarquement, la langue de terre entre le lac Maréotia et la mer, forts et couronnes^ lunettes avec batteries pour empêcher l'approche de vaisseaux ennemis, de ce cdté en aomme Alexandrie parait assez couverte; mais il faudrait achever lea travaux commeacés: les hommes manquent toujours^ et les matériaux. — A Teft; je ne crois pas qu^ou puisse opérer une descente entre Alexaudrie et Abomldr; le sable y rendrait impossibles les mouvements de rartiUeric: fortifier sérieusement la prise d'eau du canal Mabmoudieb; il faut une redoute an-dessus du lac Maréotis; il y a là d^^aiDenrm de malencontreuses digues, qu^on pourra garder avec quatre redoutes; le fort de la montagne des puiti, le fort d*Abouldr qui est en bon état; la côte est suffisamment défendue jusqu'à la bonebe de Canope; les onvraifes de la rade de Canope; batteries à l'ouest et à l'est de cette rade; au sud du camp des Bomains* sur l'emplacement de la bataille du 30 venta se; les hauteurs à 1200 mètres en avant de la porte de Rosette, jadis fortifiées par les Français, la redoute en avant des aiguilles de Qéopâtre, renceinte des Arabes. — Il faudrait établir ua plan d'etisemble, oi^auiser les emplacements des troupes sur tes lieux mêmes et daus les résous voisines. — CalUce fera l'inspecUon de tmat avec Soliman'Pacba. — Il faut d^abord que le Vice-roi revienne du Caire avec des idées aixètées et des moyens d'exécution.

Alexandrie, le l^^miirB 1841.

Monsieur le Maréchal,

J'ai reçu, en même tems, par le dernier paquebot, les lettres que Monsieur le Maréchal m'a fait l'iioiiiieur de m*écrire 60U8 les dates des 14 janvier et 4 février demiers, ainsi que celles qui m'ont été transmises, ou écrites, par M. Flntendant militaire de la 8* Division, relatives au mode de paiement

de mon traitement. Je me conformerai ponctuellement à tout ce que ces lettres me prescrivent, et, en attendant, je les ai communiquées sur le champ à M* Cochelet, afin que, avant de donner suite à la suite à la lettre que M. le Ministre des relations extérieures lui a écrite, il sût toutes les mesurée que vous avez eu la bonté de prendre pour soutenir ma position dans ce pays, mesures dont je suis bien reconnaissant. De cette manière. M* Cochelet a pu traiter ce sujet délicat auprès du Pacha, avec une entière connaissance de cause* II était bien nécessaire pour le succès de la mission qu^on a bien voulu me confirmer avec tant de bienveillance, de conserver toute rindépendance que me donne le titre d'envoyé d'un gouvernement ami, car ce titre fait toute ma force et je le garderai, quand même le Pacha, ainsi qu'il l'a dit à M. Cochelet, pren» drait à sa charge les dépenses qu'il m'occasionne, ce qui n'aurait plus été possible, pour peu qu'on eût paru y tenir. Dans plusieurs circonstances difficiles, j'ai triomphé du mauvais voidoir de mes alentours par ce simple raisonnement: « Je ne suis point ici pour que le Vice-roi fasse de moi un Pacha, ainsi que certain d'entre voua paraît le craindre, lorsque d'autres, et je les en remercie, le verraient avec plaisir; je ne changerai pas non plus de costume, ainsi qu'ils me l'ont proposé. Je ne suis point ici, enfin, pour prendre la place de qui que ce soit. Mon Souverain, qui aime les Egy7>tien8, m'a envoyé auprès de vous pour vous montrer à fortifier et défendre les places; si vous faites exactement ce que je vous dirai, je resterai volontiers quelque tems encore en Egypte; sinon, je retournerai dans ma patrie et lui dirai que vous n'avez pas su, ou voulu, apprécier le service qu'elle voulait vous rendre; vos places ne résisteront pas aux ennemis que vous avez parmi les Européens; vous serez vaincus; bien plus, vous retomberez dans l'oubU; car alors les journaux ne diront plus de Méhémet et des Égyptiens qu'ils sont, l'un le Bonaparte, et les autres, les Français de l'Orient ». Dans d'autres cas, et selon les personnes, je me sers des proverbes de Sancfao, de fabtei

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