‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 17 sur 189 · LA FRANCE ET LE PACHA D'EGYPTE · texte numérisé non relu

LA FRANCE ET LE PACHA D'EGYPTE

t-oB en France? Je ne le crois pas, la vérité est trop saillante

pc^-nr ne point frapper tous les yeux. Ce qui existe en France,

^^ sont deux partis, dont Pun est trop sage pour empoigner

^^XB.^ arme à double tranchant, et dont Pautre serait prêt à

j^i^ saisir, dans Tintention de bouleverser son propre pays.

f^'^JoLonane qui n'a point reculé devant Temploi du moyen dan-

yr^syeux de soulever les esprits, a fait preuve d'une bien grande

\^^èreté. C'est le jugement le plus doux qu'il soit possible à

1'»c^S>8ervateur impartial des aberrations humaines d'émettre

g-çf^ cet homme.

Veuillez, M. l'Ambassadeur, porter la présente dépêche à 13^ connaissance de M. Guizot. Il devra trouver dans le fait OL^me de l'initiative que je prends envers lui, une absence de e^-crte raideur de f<nrme, qui dans tous les temps et bien particcalicTement dans ceux de crise dessert les véritables intérêts pc^litiques.

Recevez, etc.

C<»^E-sreipoiidaiice polîtiqne. Egypte, XII, £»• 101-114.

— Extrait d'une lettre particulière de M. le Prince de Mettemich.

^^^"^^amm M. de Ifettemich revient sur Tidée essentielle de sa dépêche officielle: < Je reeonnaif la néoeeaité qne le GonTemement français paisse dire an pays: ** C'est mm qoi ai saové le Pacha d*Êg3rpte. Tant le monde se joindra à cette prétention, et nons les premiers „. — clf . Gfdzot ne sanrait faire mienx qn*en se idaçant fcnne snr ce que son prédécesseor a déclaré regarder comme suffisant ». — c Par cda, fl gagnera la force qne prête anx hommes le snccès, tout en laissant à Pauire la charge des limites dans lesqndles il a enfermé cehd-ci ».

Vienne, le 8 novembre 1840.

En examinant mon travail de ce jour (la dépêche du 8 nov^^smbre) on devra y trouver deux choses ; Tune c'est la parconséquence dans laquelle il se trouve avec tout ce que

).-ToMiy.

n NOVEMBRE IBiO.

j'ai dit et écrit dans le cours de la grave complication politique do momeut; l'autre c'est la part que je fais aux exigences de la politique française. En étendant celles-ci jusqu'à leur extrême limite^ je reconnais la nécessité que le Gouvernement français puisse dire au pays; « C'est moi qui ai sauvé le Pacha d'Egypte! n tout le monde se joindra à cette prétention et nous les premiers.

Dans le système que j'établis, et il n'est pas nouveau^ la marclie des choses vient elle-même à l'appui de l'objet qu'il faut tenir en vue, A-t-on cru que la Puissance de Méhémet- Ali était ce qu'elle est en réahté, c'est-à-dire fort peu de chose? Nous ne l'avons jamais mis en doute, mais en a-t-il été de même en France? Certes non! Eh bien, une Puissance n'est point responsable de la chute de ce qui manque de force et de vitalité; si elle parvient à sauver un corps pareil de sa destruction totale, c'est à elle que ce corps devra sa durée* La faiblesse de Méhémet-Ali en Syrie est un bonheur; que ceux qui veulent la fin du conflit, s'emparent de ce bienfait que le sort leur a ménagé!

. , . Le plus grand mal que les Cours pourraient faire au Ministère, serait celui de lui prêter une couleur qui lui viendrait de l'étranger.

M. Guizot ne saurait faire mieux qu'en «e plaçant ferme <»ur ce que son prédécesseur a déclaré regarder comme suffisant. Par cela il gagnera la force que prête aux hommes le succès tout en laissant à Vautre la charge des limites dans lesquelles il a enfermé celui-ci.

Correspondance politique. Egypte, XII, T 1 1 S.

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