LES AFFAIRES EN SYRIE
couirait le temtoire, ont fait préférer la voie de Pisthme de Suez.
L'Angleteotre veut forcer le pacha d^Ëgjrpte à reconnaître sa suprématie en Orient; elle veut ruiner Finfluence française à Alexandrie et y fonder la sienne; elle n^aspire çu^à la conquête d*une grande rouie commerciale.
n serait bon de convaincre lord Ponsonby que le traité du 15 juillet sert merveilleusement la politique de la puissance russe, qui appandt dans la question orientale avec tous les intérêts directs, avec des combinaisons locales et des considérations religieuses et politiques qui changent d^avance le caractère de Pintervention commune; et que rAngleterre favorise ellemême, par son alliance avec Pautocrate, les efforts et les tendances d^envahissement en Asie qu^elle a si longtemps reprochés avec raison à la nation moscovite.
Lord Ponsonby a Pintention de demander pour la Syrie luie constitution semblable à celles qui régissent les deux principautés de Moldavie et de Yalachie. Je lui ai recommandé cette organisation poEtique pour ce pays, il y a deux mois environ, lorsque j^ai vu que M. Thiers abandonnait des populations qui réclamaient à grands cris la protection de la France.
Paris, le 10 novembre 1840.
Coirespondance poJitiqoe. Egypte, XI, fo« 320-321.
4 — Tome IV.
14. — M. Cochelet à Son Ezcellenoe Honsieiir Thien Président du Conseil, Ministre des Albûres étrangères.
Sommairb: Trauunission de la lettre de Mohamed-Aly au Roi. — Malgré ee i B*est passé en Syrie, il faat se réjouir de la résolution de Mohamed-Aly de se 1 guider par les conseils de la France. — H est souhaitable que le Gonvemement ^^> de Paris prenne une décision le plus tôt possible.
Alexandrie, 11 novembre 1840.
Monsieur le Ministre,
Je reçois à Tinstant la lettre d-jointe qui est adressée au RC^oi par Méhémet-Ali. J'en ai fait faire à la hâte une traducti^Jm par le premier Interprète du Consulat général. Le GouvwiBjement du Roi appréciera, dans les circonstances actueUes, tant le parti qu'il peut tirer de cette communication. EUe est d'autant plus importante, que jusqu'à présent Méhémet-Ali étai^ combattu par les diverses influences qui le pressaient de faîr^ un arrangement prompt et immédiat avec l'Angleteire et qu'ils'est décidément soumis à la seule direction queja France^" voudra lui tracer en s'en remettant à elle seule du soin d'assurer ^ son sort. Nous devons certainement regretter que les fautes nombreuses qui ont été commises en Syrie par Ibrahim Pacha aient laissé un champ libre aux Anglais et leur ai^it procuré des victoires faciles, mais on peut considèorer comme une compensation à ces revers, l'énergique résolution de Méhémet- Ali de se laisser guider par les conseils de la France, malgré tout ce qu'on a fait pour l'en détourner et de tenter Picore le sort des armes pour obtenir le gouvernement de la Syrie, si elle le juge convenable.
Le prompt départ du bateau à vapeur VEuphrate que j'ai hâte d'expédier aujourd'hui m'empêche de faire plus de réflexions. Je me bornerai à vous dire. Monsieur le Ministre, que