SATISFACTION DU VICE-ROI
29. — Copie de la lettre adressée par S. E* Boghos Bey an CJommodore Napîer sous la date du 23 novembre 1840*
SonnàDtE; Soa Altesne très parlictilièreaieiit sensible aux sentiments expmné» par U lettre au Commodore. — - Il ne convient pas d^ajonter foi aux propos malveOlAnts du contre- amiral qui a pensé se faire un mérite de sa désertion, — Les chefs Druses ont déjà été mis en liberté; il y n une dizaine de jours qu'il» ont re-
tpris lu, route de la Syrie — Le Vice-roi n'a pas encore la comnnicadon officielle qxi*an est disposé à lui laisser te Gouvernement héréditaire de T Egypte. — Ce n*e8t pas lui qui a commencé les hostilités et il avait depuis longtemps accepté rhérédité de FEgypte. — Il n*a jamais refui»é de rendre k flotte ottomane. — Pour l'évacuation de la Syrie, il a demandé la médiation de la France, et il ne peut pas donner des ordre» à Ibrahim- Pacha^ les communications étant interrompues par ragitation qui rèjçne en Syrie. — C^est pourquoi il a envoyé un ootpa de troupes h la frontière.
Monsieur le Commodoee,
J'ai reçu avec beaucoup de plaisir la lettre que vous m'avez
fait rhonneur de m'adresser paj* rintermédiaire de uaon
ancien ami, le capitaine Mauoêel, et je me suis empressé d'en
mettre la traduction sous les yeux du Vice-roi, mon maître.
Son Alteese m'ordonne de vous faire connaître qu^elle est
particulièrement sensible aux bons sentiments dont elle a
^ trouvé Texpression dans votre lettre.
B II me parait impossible que vous ajoutiez foi, Monsieur
le Commodore, aux rapports malveillans du Contre-amiral, et
A votre honorable caractère m^est un sûr garant du peu de crédit
" (juc doivent trouver auprès de vous les paroles d'un homme
qiii, lorsqu'il a déserté de Constantinople, ne s'est pas fait
faute de répandre sur la Sublime Porte les calomnies dont
Il FÉgypte est aujourd'hui l'objet de sa part.
H A l'époque oii les officiers de la Marine ottomane obtinrent
la faculté de quitter Alexandrie, le Contre-amiral sollicita
du Vice-roi la permission de rester en Egypte. En dernier
lieu encore, il eût sans difficulté reçu de S, A, Fautorisatioïi
de se retirer; mais il a préféré la désertion à une démarche
franche et loyale, parce qu'il a cru voir dans la désertion un