‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 35 sur 189 · I -Teoic IV · texte numérisé non relu

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moyen de se réhabiliter. Il suffit de coEmaître la conduite de cet officier pour apprécier à leur juste valeur des propos que je ne crois pas même devoir réfuter.

Le» orctes de S, A* ont déjà prévenu vos intentions rela* tivement à la mise en liberté des Chefs Druses. Depuis longtemps, plusieurs de ces chefs avaient dû quitter la Syrie e^ s'étaient fixés au Caire; a la nouvelle des derniers évènemens ils sont venus de leur propre mouvement réclamer de S. .C la permission de se rendre au milieu de leurs compatriote^ pour y agir dans l'intérêt de la cause ég\ptienne. Il y a un* dizaine de jours qu'ils ont pris la route de la Syrie. C*est ê leur sollicitation que les Chefs Druses qui avaient été précédemment exilés en PTubie ont également été autorisés ë rentrer dans leuxs foyers et que Tordre de leur retoux a déjë été expédié, La réintégration de ces divers personnages dan^c-^ leur patrie étant déjà^ pour ainsi dire, un fait accompli, v bonnes dispositions à leur égard se trouvent réalisées & qu'il soit besoin de recourir à un échange.

Il était déjà venu à notre connaissance que rintentio"^ des grandes puissances était de laisser à Son Altesse le goLia vemement héréditaire de l'Egypte, mais sur ce point iimm portant, le Vice-roi n"a pas encore reçu de communicatioi? officielle. Son Altesse n^en est pas moins reconnaissante de la proposition contenue dans votre lettre, car elle y voit une manifestation personnelle de vos amicales et conciliantes dispositions. Dans aucun cas S, A, n'a prétendu se mettre en opposition avec les Cabinets de l'Europe. Vous n^ignorei pas, M. le Commodore, qu'elle s'était déjà soumise aux dispositions du Traité qui lui concédaient héréditairement l'administration de FÉgypte. S. A, s'était seulement réservé de soUiciter de la Sublime Porte la faculté de joindre à cette première concession le gouvernement viager de la Syrie; et cela parce que le Vice-roi avait la conviction que la Syrie entre ses mains pouvait encore offrijr de grandes ressources à TEmpire. Au lieu de répondre à cette demande, on en est venu à deâ

L'Êl^^^fflO

N DE LA SYHIE:"

hostilités* Vous jugerez donc, dans votre impartialité, Mongieur le Commodore, si les torts ont été du côté du Viceroi. S. A. a la persuasion du contraire et elle reste convaincue que les grandes puissances lui rendront justice à cet égard.

Je répondrai maintenant sur ce qui concerne la restitution de FEscadre ottomane et l'évacuation de la Syrie. Il n^a jamais été dans les intentions de S. A, de retenir la flotte de son Souverain; et elle n^a cessé de s'exprimer dans ce sens du jour même que les circonstances ont amené l'escadre du Grand Seigneur à Alexandrie. Il y a plus, lorscjue Sami Bey a été envoyé en nûssion auprès delà Sublime Porte, il a offert au nom de S. A. la restitution de la flotte q[ui était sur le point de mett3^ à la voile pour retourner à Constantinople au moment cp^ù les hostilités sont venues ajourner Texécution des ordres du Vice-roi.

Quant à l'évacuation de la Syrie, S» A. avait cru être en droit

^^'attendre de nouveaux ordres delà Sublime Porte» Vous savez,

I^W, le Commodore, comment il a été répondu à la demande

^=3u Vice-roi, qui dès lors a cru devoir recourir à la médiation

^^^e la France, manifestant ainsi son intention d'entrer dans

^n3e8 voies de conciliation et son désir de voir mettre un terme

.^§a un état de choses que S, A. a la conscience de n'avoir pas

-yzpro vogué. Pour le moment^ les relations directes entre le

^^ice-roi et le général en chef sont interrompues par suite de

7B. 'agitation qui règne dans ce pays,

P C'est dans le but seul de faire cesser les désordres, et pour

^^^issurer les voies de correspondance entre l'armée et l'Egypte ^cgpe le Vice-roi vient de diriger sur la frontière un corps de I -^^oupes dont la mission est le rétablissement des communi- ^m ^::;ations.

^M J'eôpère, Monsieur le Commodore, que vous serez satisfait

^^ des explications que le Vice-roi m'a ordonné de vous transmet- Xre^ et que vous reconnaîtrez, dans l'empressement que j'ai xnis à répondre avec franchise à votre bienveillante comjnu-

nication, une nouvelle preuve des sentimens pacifiques et concilians qui n'ont jamais cessé d'animer le Vice-roi, moa mattxe.

Je saisis, etc.

Coiiespoiidanee politique. Egypte, XII, f» 146-147.

30. — M. Cochelet à Son Ezcellenee Monsieiir Ouiiot Ministre Secrétaire d'Etat des Affaires étrangères.

SOMMAimt; La lettre du Vice-roi au Roi permettra an nouveau gouyemement frasçaii de prendre tes résolutions: il est bien souhaitable pour notre prestige que la sdution qui interviendra ne soit pas trop désavantageuse pour Mohamed- Aly.

— Cochelet lui a donné Tassurance que le nouveau gouvernement se tiendrait •ur le terrain de la note du 8 octobre. — La lettre du commodore Napier. — La réponse de Mohamed- Aly. Son intention serait de laisser à la France le i de défendre ses intérêts. — Décision de Tamiral anglais que le blocus eial n'aura pas lieu. — On y voit un acheminement vers les solutions pacifiques.

— On est sans nouvelles d*Ibrahim-pacha. — Un mouvement séditieux a été réprimé dans la région d'El-Arych. — Toutes mesures sont prises pour fadEter la retraite d'Ibrahim. — Départ du comte Walewsld: Mohamed-Aly en éprouve an vif regret. — Passage du marquis de Beaufort d'Hautpoul.

Alexandrie, le 23 novembre 1840.

Monsieur le Ministre,

Le bateau à vapeur français le ComéléoTi qui a été expédié de Toulon le 12 de ce mois, est entré bier soir dans le port d'Alexandrie et m'a apporté le duplicata de votre dépêche du 2 novembre, qui me fait connaître que la confiance du Roi vous a appelé à la direction des relations extérieures et la pensée du nouveau Cabinet sur la grande question qui occupe tous les esprits.

La lettre de Méhémet-Ali adressée au Roi, qui était jointe à ma dernière dépêche, permettra au Gouvernement de S. M. de régler comme il Tentend, dans l'intérêt du maintien

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