‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 37 sur 189 · DÉPART DU COMTE WALESKI · texte numérisé non relu

DÉPART DU COMTE WALESKI

Sage en An^etene, où il avait des amis parmi les membres du Ministère. Méhémet-Ali éprouve un vif regret du départ de M. Walewski.

Je confie cette dépêche au bateau à vapeur anglais.

h CanMêon ayant des réparations à faire à sa chaudière

ne sera pas prêt avant quelques jours. Il avait à son bord

M. le Marquis de Beaufort d^Hautpoul, capitaine d^Etat

Jfajor, envoyé en mission, qui n^avait aucune lettre pour moi.

Je suis avec respect. Monsieur le Ministre, etc.

COGHELET.

Du 24 novembre.

P. S. — Méhémet-Ali me fait remettre peu d'instans

avant le départ de VOrientalj une traduction en italien de

la lettre adressée par le Commodore Napier et la réponse

qui y a été faite. Je n^ai que le tems de les faire copier et de

vous les transmettre sans observations.

Correfpoodaiice politique. Efçypte, XII, fo« 148- ISO.

31. — De Monsienr Walewski à Monsienr Onizot Ministre des Affaires étrangères, etc.

So^MifimE; Le Vice-roi vent voir dans le rappel de Walewski un chansement dans la politique française: « Je vois bien, dit-il, que la France m*abandonne: je reprends donc ma liberté, et je finirai mes affaires comme je Tentendrai ». — Walewski en le quittant lui conseiUe d'attendre les décisions que prendra le nouveau jninistère au reçu de sa lettre au Roi.

Alexandrie, le 23 novembre.

Monsieur le Ministre,

Le Caméléon^ bateau à vapeur de TËtat, arrivé hier ici xkd m\ rien apporté de votre part: cette circonstance a dû me décider à hâter mon départ. Je m^embarcpie demam

aa

sur VOriental^ bateau à vapeur anglaie, qui me conduira à Malte.

J'ai aimoiicé mon départ au Vîce-roî; il a voulu absolu* ment et malgré mes efforts y voir un changement de poli* tique à son égard: « Je voie bien que la France m'abandonne, m'a-t-il répété à plusieurs reprises, je reprends donc ma li^ . berté, et je finirai mes affaires comme je Tentendrai »,

Je n*ai pas besoin de vous dire» Monsieur le Ministre, queje n'ai rien négligé pour faire comprendre à Méhémet-Ali que ses intérêts aussi bien que son honneur lui faisaient un devoir d'attendre avec patience et courage l'issue des négociations que le Cabinet aura entamées sans nul doute en conséquence de sa lettre au Roi.

J'ai l'honneur d'être, etc.

Walewski.

CorrespODdaDce politiques* Éjçypte, XII, {'** ISL

— De Boghos Bey an Ck>mmodore Napier.

Sommaire: Lcei chefs Druses sont partis par terre: ils ne peuvent donc pas premier des moyens de transport que le Commodore met h leur dinpotiitioti* — Le Vice* roi rendra Teseadre turque et fera évacuer la Syrie déa qu'il aura reçu la garantie officielle et positive des avantages qui lui sont promis en retour de cet coneeftsiona* — Pour k reste il y a convenance à attendre la décision que vont prendrelea puissances par suite de la médiation du frauvemement français. — Le Viceroi répète que les troupes envoyées A £1-Ârycb n^ont pas d*autre objet que d*assurer le« voies de communication.

Alexandrie, le 24 novembre 1840.

Monsieur le Commodore,

J*ai mis sous les yeux du Vice-roî, mon m^aître, la lettre que vouB m^avez fait Flioniieur de m^adresser bous la date de ce jour.

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