MOTIFS DE CONCILIATION
du traité de Londres TexteiiBion quW lui a prêtée dans leur pensée. Elle fournit au Gouvernement français un moyen de prendre part à Toeuvre de pacification commune en adressant, de son côté, au Pacha, les avis que, du nôtre, nous nous engageons à adresser au Sultan. Moyennant ces conseils réciproques, le conflit entre le maître et le sujet arriverait ainsi à son terme avec Paide de toutes les puissances et cette oeuvre si épineuse, au lieu d^être une source de mésintelligence, en deviendrait au contraire une d'harmonie et d'unanimité. Aussi est-ce avec lui sentiment de satisfaction que nous venons d'apprendre, M. le Comte, par une de vos dernières dépêches, que le Ministère français s'était décidé à user de son influence à Alexandrie pour engager Méhémet-Ali à se soumettre aux conclusions du traité.
Le poids des conseils de la France venait ajouter à l'efiet qu^ont dû produire sur son esprit ses derniers revers en Syrie, et la prise de Saint Jean d'Acre ne saurait manquer de vaincre robstination qu'il a montrée jusqu'à présent. Tout nous autorise donc à croire qu'une solution définitive de la question crientale fera promptement cesser l'état de crise où elle tient encore le monde et, en permettant à la FVance de se replacer mat la même ligne que les autres cabinets, mettra fin à un isolement qu'aucun d'eux, M. Guizot le reconnaît, n'a voulu créer autour d'elle.
Vous voudrez bien. Monsieur le Comte, en exprimer l'espoir à ce Ministre en portant à sa connaissance la présente comjBtimieation.
Recevez, etc.
Nesselrode.
politiqiie. Egypte, XII, f» 155-159.
7 — Tw« IV.
35. ^— Circulaire en date du 27 novembre 1840; adressée par le Divan ou Cabinet particulier de Mébèmet-ÂU à toutes les adminijrtrations de FEgypte.
Sommaire: C^eet uoë loi de rorganiBatioii du monde que la paix succède à la guerre comme la gueiTe à la paix. — Ainsi depuis la bataille Ûe Nézib, il n*était qaestion que de la guerre, — Voici revenue répf>quc providentielle de la paix: commn> nication de ramlrol Napier aunonçaut que les Grandes Piussances de FEuropc avaient rcconim à la famille du Vice-roi le gouvemciucnt héréditaire de TÉr^-ple, - — Le Vice-roi a toiit de suite accueilli cette demande et donné dea ordreu poor révacoation de la Syrie par les troupes d^Ibraliim-PachB.
Le monde se renouvelant et variant sans cesse, c*e8t une loi de son organisation *jue les phénomènes de la paix et de la guerre se succèdent tour à toux sur la terre; et une étude attentive de Fhistoire démontre que chaque effet étant lié à une cause, et toutes choses en ce monde s^accompUssant par la volonté du Tout-Puissant, les actions de l'homme et même généralement les causes et les moyens n'exercent sur les évè* nemens qu'une influence indirecte et subordonnée aux desseins de la Providence-
Ainsi, depuis la bataille de Nêzib jusqu^à ce jour, miUe obstacles paraissaient s^opposer au rétablissement de la paix et de la bonne harmonie, et l'on ne voyait pas par quels moyens ces bienfaits seraient rendus au monde, lorsque l'époque providentielle de leur retour étant venue, l^amiral Napier, Commandant TËscadre anglaise dans la Méditerranée, s'est présenté devant Alexandrie et a demandé que la paix fût conclue, en notifiant que les Grandes Puissances de l'Europe avaient décidé d'accorder à la famille du Vice-roi le Gouvernement héréditaire de l'Egypte. Son Altesse, ayant à cœur d'empêcher l'effusion du sang, de tranquilliser les hahitans du pays et de les rendre à leurs paisibles travaux d'industrie, de commerce et d'agriculture, s'est empressé d'accueillir la demande de l'Amiral et elle a immédiatement envoyé au généralissime