CORRESPONDANCE DE CONSTANTINOPLE
^ir. Maintenant je désire apprendre la rentrée d^Ibraliim Faeha ^vec son arntiée en Egypte pour le bien-être et la prospérité g§^ ce beau royaume.
Ici tout le monde est satisfait parce que chacun espère <jue l^^ affaires reprendront, mais je ne crois pas que ce soit si tôt. J"^ crois que votre commerce reprendra plus vite que le nôtre --^^rce que l'Egypte a plus de ressources.
Si S, A* n'avait pas eu des traîtres dans son armée, les All^^s n^auraient pas eu beau jeu, mais mallieureu sèment la corption a plus fait que la force des armes.
Depuis l'arrivée du bateau français, il y a eu deux Conseils
Etat et des conférences entre les ministres ail es; l'hérédité
^^ l'Egypte a été discutée; la Porte n'est pas éloignée de sanc-
f;^ooner la convention de Napier, mais Ponsonby exige que le
^^/"i ce-roi fasse sa très humble soumission et qu'il n'ait plus d'es-
^^^^dre, d'arsenaU et qu'il désarme toutes ses troupes, excepté
^w-uelques gardes pour la police du pays; il ne devra plus battre
2^3ioiinaie; enfin le Ministre anglais insiste pour qu'il soit sim-
^^Je Pacha, à l'instar des autres Gouverneurs de l'Empire.
^p^€pxi8 ne tarderons pas à connaître la décision de la Porte à
c^^t. égard. Il est à craindre que toutes les intrigues du Ministre
^^ngl^3 n'amènent d'autres complications qui pourraient
^tfil^ifûuiller les cartes; dans peu de jours nous saurons à quoi
^^us en tenir.
pîous attendons maintenant les nouvelles intéressantes de cH^2 vous; celles que je vous donne, quoique laconiquee, ne ^jjt pas encore bien connues par le pubUc,
^igg^t^pondmnct politique, Egypte, XI, f° 26 L
49. — L. de Veimars à Son Excellence Monsieur le IDnMie secrétaire d'Etat an département des Affaires étrangèm.
Sommaihb: n a pu rentrer au Caire à travers un pays très trooUé par les et les pillages des Arabes: le Vice-roi sans doute réduit à ses dernières i — Effondrement de sa puissance. — A Alexandrie le commandant Galliee a*t pas pu avoir les ouvriers dont il avait besoin. — La flotte désarmée. — Inondl^ tion inouie du Nil: elle en^écbe la rentrée des impôts et Mohamed-Aly est oUîgi de nourrir lui-même ses fellahs. — Le gouvernement égyptien se tronve aetMllement dans les conditions les plus défavorables. — Diversité et anarchie ineooi* gible des populations de la Syrie. — Complications et querelles rciigîeiises. — D'ailleurs les Chrétiens n*y ont jamais été mieux protégés que par le gouvememat de Mohamed-Aly. — Ibrahim-Pacha aurait dû le replier tout de suite m rÉgypte pour garder toutes ses forces; sa résistance en Egypte aurait été sans dosli invincible. — Ainsi ses grandes qualités et celles de Soliman-Pacha se sont tiwif<< perdues. — Le reste de la f amiUe du Vice-roi est insuflisant dans les drconstaMM actuelles. — Et il faut craindre les ressentiments d'Ibrahim. — Son antorilé pourra réduire des dépenses militaires qui sont devenues épuisantes. — TaUMi des traitements militaires dans un effroyable gaspillage. — D faudrait ne fbi c poser » devant TEurope - se faire puissance asiatique et africaine <- dimioMT les frais de représentation - mieux dominer les tribus errantes. — FavoriHr la navigation conmierdale. — On annonce Tarrivée d*Ibrahim à Gasa.
Le Caire, 10 décembre 1840/
Monsieur le Ministre,
L'arrivée à £1-Arich, de PËcole de cavalerie de Ghizeh, et de quelques centaines d'irréguliers, envoyés par Abbas Paclia, pour couvrir la retraite de Parmée de Syrie, m'a permii» de retourner au Caire.
L'envoi de ces jeunes gens inexpérimentés, ne connaissant que la théorie militaire, et incapables de faire face, mèmie aux Arabes du désert, m'a prouvé évidemment qae le Viceroi était réduit à ses dernières ressourees.
Méhémet Ali, j 'ai eu l'honneur de le mander à Votre Exod^ lences, avait senti vivement la nécessité de rétablir l'ordre dans le désert et d'assurer des communications par terre avec la Syrie. L'ordre d'envoyer des troupes nombreuses sur la