NOUVELLES DE CONSTANTINOPLE
Je vous prie de me faire en même temps le renvoi de la pièce ci- jointe,
h Recevez, Monsieur et cher Collègue, etc. Le Présidem du CùnseU Ministre Secrétaire d'^ÉUU de la Guerra, Maréchal Duc de Dalmatie (1)
^^^» jTMpondAnc6 politique, É^pte, XII, fo 182.
)L — M, Ciochelet à Son Ekcellence Monsieiir &iuzot Mimstre Secrétaire d'Etat des Affaires Ebrangères.
^unUkXMEi On annonce de manvaîtes dlapoaitiotig de la Porte au injet des négocmtiûni
d*Alexandrie. — Lord FoD*onby engage la Porte à restreindre autant que poHΫ
hle les avantaf^es accordés à Mûhamed*A]y. — Le Vice-roi n*est pas dispoié à m*
hir de nouvelles humiliationa: Ibralmn^Paclia est encore à la tête de W.WQ hom-
Bies; il y a une réaction prononcée dans les esprits en Syrie, — Et il répète: t Je
ne toe laisserai pas imposer des lois honteuses... Je préfère mourir les arme* à la
maio. » D le déclare en termes très fermes à Cochelet. — Cochelet lui conseille
au contraire de céder pour le moment, à cause do la liaîne acharnée de lord Pon-
•oinby, et de compter sur le temps. — Il ne pense pas d'ailleurs que rAnglet^re
e^ les autres Cours reviennent sur ce qui a été fait. — L*opinion serait unanime en
£iiFope pour blâmer une pareille conduite. — En somme, il faut attendre ce qui
»e passera après le retour des troupes et d^ Ibrahim- Pacha. — lutrîgaes que PAii-
g^eterro entretient dans Teutourage de Mohamed-Aly* — Dans certains milieux
^Mi Syrie et en Palestine, on commence déjà à regretter son autorité protectrice.
Alexandrie, le 26 décembre 1840.
Monsieur le Ministre,
X-^ paquebot poste est arrivé avant-Mer. II ne m*a apporté i;«3^oune nouvelle instruction de Votre Excellence, depuis celle
(1) Il est convenable que M. CaUice ne soit rappelé qu* autant que le Vioe-roi n'aurait plms besoin de lui. H en sera écrit à M. Cocbelet. La situation est assez délicate à MeiLandrie pour qu'O faille user de ménagemens, etc.
Quant au remboursement des dépenses faîtes par M* Gallicc, il serait moralement im- |OMible de prétendre  les mettre à la charge de Méhémet-Ali.
Si le Pacha tenait à conserver M. GaUîce, alors ou pourrait demaiîder à S. A, de le charger des dépenses que la prolongation de son séjour entraînerait; et encore! O a*cst pas sur un théâtre où Ton est en rivalité avec les Anglais et les Russes qu'il cMirient de marchander ses services avec ceux à qu^'on les rend.
du 19 novembre. Je continue donc à suivre la ligne de conduite et de circonspection que j^ai eu Phonneur de lui faire connaître par mes dépêches des 11 et 17 décembre derniers. J^ai cru devoir cependant dévier un peu de celle que j^avais indiquée dans mes rapports avec Méhémet-Ali, à cause des nouvelles circonstances qui paraissent se présenter et dont je vais. Monsieur le Ministre, vous rendre compte.
Les nouvelles, reçues de Constantinople par le paquebot, semblent annoncer que la Porte, qui s^est montrée fort irritée de la convention Napier, à Pinstigation de lord Ponsonby, paraît aussi fort peu disposée à accueillir, dans on esprit de paix et de conciliation, la nouvelle négociation de Tamiral Stopford, et se prépare à combler la mesure de ses exigences, en traitant Méhémet-Ali en vassal rebelle, qu'on veut bien gracier, mais qui ne doit rien attendre de phu de la générosité de son Souverain, que ce qu'il lui plaira de lui accorder. Lord Ponsonby, qui avait été engagé par ses collègues d'Autriche, de Prusse et de Russie, qui s'étaient rendus chez lui, à faire, conjointement avec eux, une démarche au* près du Sultan dans le but de demander à Sa Hautesse d'accorder à Méhémet-Ali le gouvernement héréditaire de l'Egypte, paraissait, sinon se refuser à une demande que lui prescrivaient positivement ses instructions, au moins très disposé à en atténuer l'effet en engageant la Porte, soit indirectement, soit même ouvertement, à restreindre autant que possible les avantages qui devaient être accordés à Méhémet-Ali. Il semblait être secondé dans ses projets par les dispositions personnelles de Reschid Pacha envers le Vice-roi.
Ce Prince qui avait cru, en signant la lettre adressée le 10 décembre dernier au Grand-vizir, être arrivé à la dernière limite des concessions qu'on pouvait raisonnablement exiger de lui, et qui a eu connaissance des intentions peu bienveillantes de la Porte et de lord Ponsonby à son égard, s'en est montré fort préoccupé et a laissé voir qu'il n'était plus disposé à subir toutes les humiliations qu'on voudrait lui réser-