IRRITATION DE MOHAMED-ALY
76, ~ De Paris à M. Cochelet
1p Consul Général de France en Egypte*
SoiOiAIRE: Avant d'accorder Tliérédité, la Porte prétend régler les détails de rndmînîstiation du pays. — Les autres CauTA ont agi sur le Gouvernement de Londrc» pour qii*oii en finisse comme il avait été convetiti et promi» à la France. — Mohamed Aly aurait tort de s'attacher à quelques points de forme; il risquerait ainsi de faire le jeu de ses ennemis. — Il ne faut pas qri'il abuse de la situation plus favorahle qui Q*esî produite pour lui au point de vue militaire. — 11 doit s^empresser de saisir Tavantage essentiel de l'hérédité ,
Monsieur,
Paris, le 27 janvier 184 !•
J'ai reçu les dépêches que vous m'avez fait rhonneur de m^'écrire jusqu'à la date du. . . . Méhémet-Ali a dûrecevoir, peu de jours après, la nouvelle que la Porte avait révoqué la mesure de déchéance prise contre lui, mais qu'elle attendait, pour se prononcer sur la question d'hérédité, qu'il eût complété sa sommission en restituant la flotte et en évacuant la Syrie, et qu'on eût réglé les détails du mode d'après lequel il exercerait dorénavant l'administration de l'Egypte. Ce nVst point là ce que demandaient les Puissances signataires du traité du 15 juillet. L'Autriche, la Prusse, la Russie n'ont jamais admis que la question d'hérédité, en ce qui concerne l'Egypte, pût être mise en doute; et leurs envoyés à Londres eroyant s'apercevoir que les objections de Lord Ponsonby avaient produit, à cet égard, quelque impression sur lord Pahaerston ont fait auprès de lui une démarche qui paraît avoir mis fin à toute incertitude. Il a été convenu que dès qu'on aurait reçu^ sur les dernières résolutions prises à Constantinople, des informations officielles et complètes qui ne sont pas encore arrivées, mais qui ne peuvent se faire attendre plus de trois ou quatre jours^ on enverrait aux légations des Puiesances auprès de la Porte des instructions formelles de xuiture à imprimer à leurs représentations en faveur du Viceroi un caractère d'unanimité et d'énergie qu'elles n'ont pas eu jusqu'à ce moment*