LORD PONSONBY ET RESCHID-PACHA
85. — Ck>pi6 d'une correspondance particulière de Ck>n8iantmople, en date du 8 février 1841.
ScêoêaMME: On psile d*im traité secrot entre lord Poneonby et Reschid Paclia pour lu naingatîon de TEi^lirate. — Lord Poneonby cherche à obtenir qae l'hérédité lia Biohimed Aly ne soit qa*nn titre honoraire; les ministres d^ antres conrs ne Je suivent pins. — D est de tonte nécessité que le Vice-roi ne désarme pas avant i«.0 le traité soit entièrement terminé et ratifié.
Yons avez vu par ma précédente de quelle manière lord
ponsonby cherche à intriguer auprès de Reschid Pacha pour
compliquer les affaires politiques. Outre toutes ces intrigues,
vous aurez vu aussi le traité secret qui a été combiné entre le
Ministre et Reschid Pacha, pour la navigation de TEuphrate.
Ce traité existe, soyez-en persuadé, mais il n^est pas encore
connu par le public, et je pense qu il n^est pas même connu
par toutes les Légations. Reschid n^a pas encore osé le commu-
niipier au Sultan; il est très-embarrassé pour trouver les
mcyens de le lui faire connaître.
n y a six jours, les 4 Ministres des Puissances Alliées se sont réunis pour fixer les conditions que Ton devra imposer au Vice-roi; Reschid Pacha assistait à cette séance. Lord Ponsonby qui la présidait a insisté pour que les titres d^hérédité ne fussent que honoraires et de la manière dont je vous parlais dans ma dernière. Les envoyés de Russie et de Prusse s'y sont fortement opposés. Il n'a été rien décidé dans cette séance, mais je crois qu'une décision ne tardera pas à avoir lieu, parce que le Ministre anglais veut que le sort du Viceroi soit fixé un moment plus tôt et de la manière qu'il Tentend. J'espère qu'on expédiera bientôt toutes ces conditions. Il est de toute nécessité que le Vice-roi ne désarme pas avant que le traité soit entièrement terminé et ratifié. Je vous le dis et le temps vous le prouvera, lord Ponsonby fera tout et qu'il pourra pour compUquer les affaires et tant que /{eschid sera Ministre, il cherchera à nuire au Vice-roi.
ié — T«aft lY.
Par ma procliaine, je vous transmettrai les détails de la conférence privée que lord Ponsonby a eue avec Reschid Pacha. Je n^aurai ces détails que ce soir; ils sont, mVt-on dit, très intéressans.
Correspondance politique. Egypte, XIII, £»• 111.
86. — BL Cochelet à Son Ezcéllance Honsieiir Oimot Ministre des Affaires Etrangères.
Sommathb; Passage de deux officiers chargés de mission en Abyssinie; ils ont fsit ii long séjour an Caire ponr y étudier Tarabe. — A Djeddah ils ont fut eonnsiwiiw avec MM. Chédufau et Mari, qui ont fait un séjour de sept années en Arabie it qui ont dressé une importante carte de la région de TAcyr et de THedjas. — €•■ chelet transmet un exemplaire de cette carte avec une notice explicative: «De fât faire un grand pas à la connaissance géographique de PArahie. — Mesnns priM par Cochelet pour faciliter le passage des voyageurs et des officiers firançais qui 8*m vont vers TAbyssinie et les pays de la mer Rouge. — Mais il leur arrive trop Mvent de se nuire les uns aux autres au lien de s*entre-aider. — Esprit d*siiti|Bnisme qui existe toujours entre Français à Tétranger. — M. Mari a dressé un budget de PArabie.
Alexandrie, le 8 février 1841.
Monsieur le Ministre,
J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait Phonneur de m'écrire, le 11 janvier dernier, pour me recommander les lieutenans Ferret et Galinier, chargés d'une mission sdentifiqae en Abyssinie, et qui viennent d'envoyer au dépôt de la gaene une Carte de l'Hedjaz et de l'Acyr, dressée par leurs soin».
J'avais déjà présenté ces deux jeunes officiers à Méhémet* Ali, dans le courant de l'année 1839, quoiqu'ils n'eussent pour moi aucune lettre d'introduction. Ils ont fait au Caire un très long séjour pour y étudier l'arabe, et se sont ensuite rendus à Djedda. Le hasard les a favorisés dans cette dernière résidence. Deux Français, M. Chédufau, médecin en chef de