S) LIX
») XXXffl. 26.
4) Dans son introdoction au koran (1680) £. H. Palmer ne craint pas d'affirmer que les Béni Koraytza désertèrent Talliance de 'Mohaimned pour se joindre aux meequois et leur donnèrent toute espèce de secours. — Selon les traditions rapportées par Um Hisham et Wakidi les Béni Koraytza prirent part à la guerre.
des Béni Koraytza avec les assiégeants sont plus que probables. Cette malheureuse tribu juive était poussée par ses sentiments religieux, non moins que par son intérêt, à aider à détruire son puissant voisin, quand la chance de réussir semblait si belle. Au point de vue de Mohammed, au contraire., les Béni Koraytza étaient des ennemis de Dieu qui au moment du danger suprême avaient été contre lui, au lieu de l'assister conformément à la convention constitutionnelle qu'ils avaient acceptée. — La tradition rapporte que les Béni Koraytza s' étant rendus à condition que leurs anciens alliés les Béni Aus de Médine décideraient sur leur sort, Mohammed chargea du verdict Sad Ibn Moadh, un chef des Béni Aus, et ce avec le consentement de ces derniers. Sad, qui avait été blessé au siège de Médine, jugea que les hommes devaient être décapités, les femmes et les enfants vendus comme esclaves, les biens partagés. Mohammed aurait répondu: en vérité, tu as prononcé le jugement qui a été rendu par Dieu qui siège au dessus du septième cieP); après quoi* les hommes de la tribu, au nombre de 400 à 800, furent traînés à Médine et décapités sur le grand marché , et leurs cadavres jetés dans des fosses creusées à leur intention. — Il faut remarquer que ce jugement impitoyable auquel le prophète a acquiescé, n'a pas été prononcé par lui, mais par un chef de tribu qui jouissait de quelque indépendance, et qui n'était pas un simple instrument dans* sa main «) ; et que le verdict de ce chef était bien conforme
') WTakidi (Wellhausen p. 216.). Ces paroles sont mentionnées par Um Ishak (chez Ibn Hisham 689) sur la foi de A., qui le tient de B., qui l'a entendu de G. Or B. était un petit-fils de Sad qui prononça le jugement. Qu'on juge donc de la valeur de cette tradition, dont la tendance est de glorifier Sad par l'approbation du prophète et de Dieu.
') M. Dozy affirme cpi'en choisissant Sad, Mohammed savait que ce chef nourrissait une profonde rancune contre les Béni Koraytza à cause de leur défection. C'est une supposition gratuite. Pourquoi n'aurait-il pas choisi Sad comme l'homme de confiance de sa tribu, le chef qui jouissait de la
au désir des guerriers qui venaient d'échapper au danger imminent de la prise de Médine et de leur propre deslyuction, et qui étaient furieux contre les juifs Koraytza. La réponse attribuée à Mohammed, et qui n*a pu être donnée par lui, montre bien dans quel esprit la légende a façonné Thistoire. — On ne peut dégager cependant la responsabiUté du prophète dans le massacre des Béni Koraytza et la vente de leurs femmes et de leurs enfants aux bédouins. Il aurait pu prévenir le jugement de Sàd, ou même interjeter son veto et braver le mécontentement de ses compagnons. Mais il faut reconnaître en même temps qu'il n'a pas dépassé le droit de guerre de son pays et de son temps , et qu'au pbint de vue du droit commun l'exécution en masse des Béni Koraytza ne peut être considérée comme une cruauté.
Nous en venons aux cas de cruauté proprement dite.
})Une expédition, conduite par Zaid, le fils adoptif de Mohammed , contre les Béni Fazara , qui avaient pillé une caravane médinoise et blessé Zaïd qui en était le chef, fut couronnée de succès par la prise d'un village fortifié de cette tribu. A la suite de cet événement une vieille femme, 0mm Kirfa, qui était considérée comme la maîtresse de l'endroit, fut écartelée entre deux chameaux; et au retour de l'expédition le prophète embrassa Zaïd*)."
plus grande considération et de la plus grande autorité parmi les Béni Aus? — En revanche, M. Dozy excuse la icruauté'* de Mohammed à cette occasion, en la rejetant sur le caractère indestructible de sa race. »Gette espèce de cruauté est éminemment sémitique y dit-il. Sous la conduite d*nn prophète de Canaan les juifs d'arabie auraient traité de la même manière les arabes vaincus, s*ils l'avaient pu/' M. Dozy a été dur pour les sémites. U l'aurait été moins peut-être s'il s'était rappelé la manière dont les anciens hellènes traitaient souvent les prisonniers de guerre de leur nation dans les beaux temps de la grèce.
0 Muir m. (12/3) d'après Ibn Saad. n>n Hisham 980 ne parle pas de Tembrassement du prophète et ne mentionne pas l'écartèlement. Zaïd, dit U, ordonna à Kais Ibn Musahbar de tuer 0mm Kirfa, et il la, tua d'une manière cruelle. Wakidi (Wellhausen p. 238/9) rapporte que Kais fit
496 cnAP. X.
iiGomme nous oe lisons pas, dit Muir, que Mohammed désapprouva bet acte féroce, nous sommes aidorisés à le considérer comme complice". Ce raisonnement met en lumière la partialité parfois naïve de l'honnête biographe. Peut-on croire en effet que le prophète et Zaïd se soient concertés d'avance sur le supplice que ce dernier ferait su^ir à une vieille femme dont la capture n'était pas le but de l'expédition ? Zaïd seul s'est décidé à l'écartèlement après la prise du fort et après la capture de la vieille; c'était un abus du droit de guerre sous l'influence d'une colère actuelle. La conclusion tirée du silence de la tradition est d'autant moins fondée que la tradition est en général sans pitié pour les ennemis de l'islam et du prophète. Si Mohammed, après avoir félicité Zaïd du succès de l'expédition, l'avait blâmé en apprenant la nouvelle de l'écartèlement, la tradition n'aurait pas conservé ses paroles. Du reste, la férocité des moeurs de l'époque et de ses compagnons devait le rendre tolérant pour les excès commis par les siens au milieu des hostilités incessantes. »Mohammed, dit Muir, infligea une peine barbare et inhumaine à huit bédouins Draina qu'il avait reçus et nourris chez lui, mais qui après avoir embrassé l'islam, avaient pris la fuite, enlevé des chameaux et tué le ^rdien qui les poursuivit. Comme les bédouins avaient coupé les mains et les jambes et percé les yeux et la langue à ce gardien jusqu'à ce que la mort s'ensuivit, le prophète leur fit également couper les jambes et les mains et percer les yeux après quoi il les fit empaler." ^) C'était
déchirer Omm Kirfa par deux chameaux, et que Mohammed à peine •habillé courut à la rencontre de Zaîd qui avait frappé à la porte d'Aîcha , pour Tembrasser et le baiser. C'était donc un embrassement devançant toute parole. Quant à Técartèlement , il est l'œuvre, d'après les deux meilleurs biographes, non de Zaîd, mais d'un de ses compagnons. Nous «ommes donc loin de la complicité du prophète.
^) Muir lY. 18/9. La tzadition a embelli «gradaellement Thistoire de ces
l'islam. 497
là le talion infligé à des apostats ingrats. L'empalement n'était qu'un moyen d'en finir plus vite après la mutilation. Selon les idées de Mohammed et des siens c'était justice et rien au delà. ^)
Après la prise de la Mecque quatre personnes seulement furent exécutées: deux meurtriers renégats, fugitifs de Médine, Tun des deux hommes^) qui avaient attaqué la fille du prophète appelée Zeynab, et la chanteuse Karyba, esclave de l'un des renégats, laquelle avait composé et chanté, au service de son maître, des vers contre Mohammed. Cette dernière exécution seule est blâmée par Muir, qui pense ^) que Mohammed exerça contre elle une vengeance personnelle. Sans doute l'insulte faite à sa fille le touchait personnellement, mais les vers de Karyba n'atteignaient que le prophète et l'islam. D'après les idées du temps la mise à mort de la pauvre esclave* avec son maître n'était ni une injustice, ni une cruauté. Muir oublie d'ailleurs que la tolérance dont la parofe, en vers comme en prose, jouit aujourd'hui, était alors inconnue, et que les arabes, comme il a déjà été remarqué ci-dessus, considéraient le carmen famosum comme une offense excessivement grave.
A l'accusation de cruauté et de vengeance personnelle portée contre Mohammed on peut opposer la clémence
bédouins. Ibn Hisham (098/9) et Wakidi (WTellhauseH p. 240/1) ne mentionnent ni leur nombre ni leur conversion à Tislam. Ihn Ilisham raconte qu'ils tuèrent le gardien, lui percèrent les yeux et volèrent une seule chamelle, et que Mohammed leur fit couper les mains et les pieds et crever les yeux. Wakidi rapporte qu'ils torturèrent le gardien de la manière la plus cruelle et jusqu'à la mort, et qu'après ladite mutilation Mohammed les fit empaler.
') n est permis de renvoyer Muir aux mutilations barbares et inhumaines mentionnées et approuvées dans l'ancien testament.
') Houwairith. L'autre, Habbar, sut se cacher; et plus tard, comme il se convertit à l'islam, le prophète lui fit grâce.
*) M. Dozy ne blâme également que la n^prt de la chanteuse. »Le6 trois autres, dit-il, méritaient d'être tués".
498 cBap. X.
remarquable qu'il déploya à deux occasions importantes: après la victoire de Bedr et après l'occupation de la Mecque. A cette dernière occasion cette clémence était de bonne politique, mais elle ne Tétait pas après Bedr. Dans les deux cas elle témoigna qu'il n'était pas l'homme rancuneux et sanguinaire qu'on a voulu faire de lui. M. Dozy remarque très bien que Mohammed devait partager la piété des arabes envers leur race et leur tribu , et qu'il lui était moralement impossible de sévir contre ses compatriotes mecquois comme il le pouvait contre des étrangers, les Béni Koraytza par exemple. Toutefois, s'il avait eu une grande soif de vengeance et un tempérament très cruel, sa piété envers les mecquois aurait été insuffisante pour lui imposer la modération dont il fit preuve à Bedr et à la Mecque. Ajoutez qu'à la Mecque cette modération n'était pas du tout du goût de ses compagnons, lesquels (selon M. Dozy même) se proposaient de se venger des mecquois par un carnage général.
Néanmoins, plusieurs des faits incriminés restent révoltants pour nous. Mais n'oublions pas que sur le terrain de la guerre et de la justice pénale toute l'histoire est pleine de scènes révoltantes. Que faut-il dire de la justice pénale européenne jusqu'à la fin du dernier siècle, y compris les aménités de la ^grande" révolution française. La vengeance qu'exercèrent, hier seulement, les »versailliens", c'est-à-dire le gouvernement régulier de la franco, contre les insurgés parisiens, complices de la commune, fut-elle moins révoltante que les crimes des chefs communards? Ainsi, il ne faut pas trop s'indigner de ce qui eut lieu lorsque la guerre ne connaissait pas encore de frein, et que la justice pénale proprement dite n'avait pas encore succédé au régime de la vengeance privée. On aurait tort surtout de s'indigner des cas où le prophète enfreignit la règle moderne: qu'en tuant le coupable ou l'ennemi, il
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faut se borner à la »simple privation de la vie" et s'abstenir de toute aggravation. Mohammed ne connaissait pas et n'aurait pas compris cette règle. Rien n'empêche de croire qu'il n'a pas protesté contre Técartèlement ordonné par Zaïd, et qu'il a ordonné la mutilation de huit personnes. Il ne condamnait en principe ni la mutilation, ni les aggravations de la privation de la vie. Ainsi nous Usons dans le koran^) que »la récompense de ceux qui font la guerre à Dieu et à Son apôtre et n'ont d'autre souci que de commettre des violences sur la terre, est qu'ils seront décapités ou crucifiés, ou qu'une main et un pied leur seront coupés des côtés opposés *) , ou qu'ils seront bannis du pays". On pouvait donc aller, suivant les circonstances, du bannissement jusqu'à la crucifixion en passant par la mutilation et la simple privation de la vie. Le koran ordonne même^) qu'on coupe les deux mains aux simples voleurs, hommes ou femmes. — D'après une tradition , dans un moment de grande indignation , le feu même aurait semblé au prophète une peine légitime. La tradition prétend qu'il ordonna d'appliquer cette peine aux deux mecquois *) qui avaient attaqué sa fille Zeynab. Cette attaque qui eut des suites fâcheuses pour Zeynab, eut lieu au sortir de la Mecque sur la route de Médine, où Zeynab était renvoyée par son mari mecquois, lequel remplissait ainsi la condition de sa mise en liberté après la bataille de Bedr. Vivement ému, Mohammed chargea une expédition qui partait pour la Mecque, de brûler vifs les deux coupables s'ils étaient capturés. Mais le lendemain il se ravisa et envoya un message ainsi conçu: ml est réservé à Dieu seul de punir par le feu; donc, si vous trouvez les cou-
^ La main droite et le pied gauche, ou la main gauche et le pied droit.
^) V. ci-de88U8 p. 497.
pables, tuez les de la manière ordinaire". C'était donc moins par humanité que par respect pour là peine spécifique de l'enfer que le. prophète proscrivit i) la peine du feu, qui en effet est inconnue au koran.
Il n'est pas inutile de rappeler à ceux qui accusent Mohammed d'avoir appliqué et prescrit des peines ortieHes , que Teurope chrétienne, même au delà du moyen âge, a été bien plus cruelle sous ce rapport; qu'elle a admis l'écartèlement, la mutilation , le supplice précédé ou accompagné de tortures; qu'elle a prodigué la roue et le bûcher; et que si, par respect pour le Fils de Dieu, elle s'est abstenue de la crucifixion , elle n'a pas eu la même discrétion quant au supplice du feu qui était celui de l'enfer pour le commun des croyants, msayaise foi, Outre la Sensualité et la cruauté, on reproche àMohamï^pwiture, j^g^ jg^ mauvaise foi, l'imposture et la perfidie.
Nous avons déjà examiné quelques faits qu'on cite à l'appui de cette troisième charge, qui est la plus grave des trois. — Muir allègue encore que la surprise et la conquête facile de la Mecque furent amenées par la ruse, sinon par la duplicité. Il essaie en vain d'établir qu'il y a eu (Collusion entre Mohammed et le chef mecquois Abou Sofyan , qui aurait ainsi trahi sa patrie ^). Mais cette trahison admise, pourquoi Mohammed ne pouvait-il se servir
^) Il peut ravoir proscrite sans avoir prononcé les paroles que la tradition lui attribue à ladite occasion. Toute l'histoire est peut-être une fable.
^ M. Dozy croit à cette collusion, mais il ne la reproche pas à Mohammed, et il loue Abou Sofyan d'avoir trahi sa patrie en vrai patriote; car 9s'étant convaincu de l'inutilité de la lutte, ce chef mecquois aima mieux livrer sa ville natale à Mohammed sans coup férir qu'au prix d'un carnage général de ses concitadins. — Abou Sofyan :»qui était un homme sage, intelligent, intégre et foncièrement irréligieux" a toutes les sympathies de M. Dozy. 11 est permis de douter, cependant, si la prétendue trahison d'Abou Sofyan était patriotique au point de vue arabe, et si la sagesse qu'on lui prête, pouvait être celle d'un patriote de son pays et de son temps.
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des services d'un traître pour s'emparer de la Mecque et y détruire les idoles sans verser le sang des siens? La morale de la guerre, celle de son temps surtout, ne l'en empêchait certainement pas.
»De plus, dit Muir, Mohammed se servit d'un traître pour semer par de faux rapports la défiance entre ses ennemis, les koreychites et les Béni Koraytza." Oublie-t-il que ces derniers avaient déserté le parti de Médinç au mépris des traités ? Et peut-il croire qu'il n'est pas loisible à un assiégé dont la cause est assez bonne pour qu'il ait le droit de se défendre , de se sauver en trompant ses ennemis, en semant la discorde parmi eux par des mensonges?
Muir pousse encore plus loin ses scrupules à l'égard du prophète arabe. «Mohammed, dit-il, avait l'habitude de cacher ses projets quand il faisait une expédition, et de marcher dans une direction différente de celle qu'il avait indiquée d'avance." Muir est vraiment un moraliste sévère. Il interdit au fondateur de l'islam la prudence , le silence , la dissimulation de l'homme politique, les secrets des expéditions militaires, les ruses de guerre. Que dira-t-il du stratagème dont usa naguère le général Wolseley et dont il cueillit les fruits à Tel-El-Kebir ?
Mais il y a une charge plus sérieuse, celle qui concerne ce que Muir appelle la chute (lapse) de Mohammed. — ^^La tradition nous apprend qu'il y eut un instant dans la vie du prophète où il voulut trainsiger avec l'idolâtrie. Il perdit courage après la première fuite de ses partisans en abyssinie , à une époque où sa prédication semblait avoir perdu toute influence sur ses compatriotes et où la cause d'Allah semblait désespérée. Un jour donc il leur récita une révélation qui représentait les trois divinités auxquelles ils tenaient le plus, Lat, Ozza et Manat, comme des femmes sublimes, lesquelles, semblables à des cygnes ou à des grues , s'élèvent vers Dieu et intercèdent pour les hommes.
Les mecquois, qui refusaient absolument de se départir de leurs idoles essentielles au culte de la Eaaba, furent satisfaits de cette concession et ne s'opposèrent pas à l'adoration du Dieu suprême que pi^èchait Mohammed. Mais peu de temps ^) après, il révoqua sa transaction avec le polythéisme, et sans se soucier de la fureur des mecquois il leur déclara que Satan lui avait inspiré les paroles auxquelles ils avaient applaudi , et que Lat , Ozza et Manat étaient des i>rien du tout". La tradition ajoute qu'il récita aux mecquois une version corrigée de la révélation corrompue, et que cette version se trouve au koran en ces termes «) : »Que pensez- vous de Lat et d'Ozza , et de Manat qui est la troisième avec elles ? Auriez- vous des fils et Dieu des filles?*) Ce serait un partage inique. [Elles ne sont que des noms que vous avez nommés, vous et vos pères. Dieu n'a fait descendre aucun garant *) à leur égard. Ils *) n'obéissent qu'à leur imagination et aux désirs de leur coeur, bien que la direction de leur Seigneur soit venue à eux.]" — Il faut être convaincu d'avance que Mohammed était un imposteur*), pour croire qu'il n'a fait la concession que pour se maintenir dans son rôle de prophète, et qu'il ne l'a reprise qu'après avoir compris qu'elle était un suicide de sa part. Muir, qui malgré sa partialité tâche toujours d'être impartial, n'admet pas cette
^) La tradition dit le lendemain, ce qui est peu probable.
«) Lm. 19—23.
') Ces mots prouvent -que les arabes appelaient ces divinités »fillee d'Allah".
*) G.-à-d. aucun envoyé qui certifie leur existence.
*) Les mecquois.
*) Telle est la conviction de M. Dozy. H croit môme que le mot Grarânik (»ce sont les sublimes Garânik") a été choisi par Mohammed, parce qu'il désirait s'exprimer, sjésuitiquement", d'une manière ambiguë et inintelligible; le mot Garànik signifiant cygne, grue et tendre adolescent. M. Dozy peut-il croire qu'une pareille hypothèse est vraisemblable? Pour les trois déesses en question l'image des cygnes ou des grues est admissible, non celle des itendres adolescents".
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opinion. Rodwell ^) pense que Mohammed se repentit bientôt d^un compromis auquel il fut porté par les difficultés de sa position, et que sa révocation est la preuve la plus forte de sa sincérité à cette époque. Palmer^), qui est peu favorable au prophète, affirme cependant qu'il eut la foi la plus entière dans la vérité de son assertion 2>que c'était Satan qui avait mis dans sa bouche les paroles blasphématoires en question". — Il est impossible de savoir au juste ce qui s'est passé dans l'âme du prophète. Mais voici ce qu'il est difficile de ne pas admettre, si on regarde les faits matériels comme historiques. Il avait commencé par vénérer lui-même les idoles de la Kaaba. Plus tard il ne nia pas leur existence ^), mais il les considéra comme des êtres créés auxquels on rendait un culte qui ne leur revenait pas. Il remarqua que ses compatriotes ne s'opposaient pas à l'adoration du Dieu suprême pourvu qu'on leur laissât leurs idoles. L'impuissance de sa prédication l'ayant abattu et troublé, il se persuada que la conservation de ces idoles était une condition indispensable au succès de sa prédication, et que d'ailleurs Ddes femmes sublimes qui intercédaient auprès de Dieu", ne -pouvaient être considérées comme des déesses rivales ou subordonnées, mais simplement comme des créatures élevées au dessus des hommes, comme des anges de Dieu^). Dans ces conditions une conciliation entre Dieu et les trois idoles Lat, Ozza et Manat lui sourit. A force de méditer sur cette idée, il se persuada que Dieu la lui indiquait, et sa persuasion fut confirmée par une révélation. Mais quand il eut commu-
>) Dans sa traduction du koran, 1. 1.
*) N51deke, dans son opuscule »das Leben Mohammeds" (1863 p. 89) émet Fopinion que Mohammed croyait à Vèxistence des diyinités de la Kaaba, mais les considérait comme des cljinns.
') La conception des anges filles de Dieu est mentionnée et combattue plusieurs fois dans le koran. V. (dans la même soura) LUI. 18, LTV. 26, XXXVIL 150, XVn. 4!2, XVL 58/9.
nique cette révélation aux mecquois, et que rien ne changea dans Tiâolâtrie de la Kaaba, il ne tarda pas à revenir de son illusion. Il s'inquiéta; son âme réagit fortement contre la dignité et le rôle attribués aux trois idoles. Il s'adressa à Dieu dans la prière, il crut recevoir une nouvelle révélation qui détruisit la première , laquelle n'avait pu lui être inspirée que par le diable, i) La réaction qui s'opéra en lui le porta à nier l'existence des idoles et à affirmer qu'elles n'étaient que de vains noms '). Dès ce moment il ne chancela pas dans son monothéisme absolu, jusqu'au jour où il lui fut donné d'anéantir les idoles de la Kaaba et de toute l'arabie.
>) Dans une soura beaucoup plus récente (XXÏÏ. 49) il est dit: »Nou8 n'avons envoyé aucun prophète ni aucun apôtre avant toi, que Satan n'ait mêlé quelque chose dans sa récitation (ou dans ce qu'il désirait dire). Mais Dieu annule ce que Satan suggère." Ces paroles peuvent s'appliquer à l'incident en question, ou démontrent au moins que Mohammed croyait toujours que Satan pouvait tromper un prophète.
*) Lin. 23, yn. 69, XII. 40. cependant le verset 23 précité (p. 502) de la soura LUI (entre crochets) n'a pu faire partie de sa prétendue récantation. Ce verset d'une époque postérieure est évidemment interpolé entre les versets 22 et 24, non moins que 26—33 entre 25 et 34. — Il est probable de plus, sinon évident, que les versets 19 — 21 sont un texte primitif et non un texte corrigé. Toute l'histoire de la correction d'une soura déjà récitée est une fable née du besoin des traditionnistes d'indiquer un passage du koran révélé à l'occasion de chaque événement rapporté par une tradition. — Mais il est permis d'aller plus loin et de demander si toute l'histoire de la ^transaction" , qui fait les délices de Sprenger (IL p. 15 suiv.) et de Muir (II. 149 suiv. et I. p. lxxii suiv.), est historique ou légendaire. Il reste remarquable qu'on n'en trouve pas un mot chez Ibn Hisham; et si Ibn Ishak a rapporté une tradition y relative (citée par Tabary), Ibn Hisham peut l'avoir simplement omise parce qu'il ne la considérait pas comme authentique. On i^pond que c'est par piété pour le prophète. Mais pourquoi donc Ibn Saad et Tabary n'ont-ils pas fait de même? Ils étaient plus éloignés des événements qu'Ibn Hisham. Le fait est que la légende qui accusait, non Mohammed, mais le diable, ne les scandalisait pas, comme elle scandalisa plus tard les musulmans pieux et éclairés. La légende peut provenir du souvenir des croyances de Mohammed antérieures à sa prédication koranique, croyances que les mecquois lui reprochèrent plus tard; et le bruit d'une réconciliation entre Mohammed et les mecquois peut avoir trompé les réfugiés moslems en abyssinie, indépendamment d'une transaction du prophète avec le polythéisme.
On croyait autrefois en europe que Mohammed a été tout simplement un imposteur, sinon un organe spécial de Satan. Aujourd'hui les adversaires de toute religion ont cessé de croire qu'un soi-disant prophète, qui prétend recevoir des révélations de Dieu, est nécessairement un fourbe. ^) Le progrès de nos notions psychologiques les en empêche. Cependant ils aiment à croire que l'imposture se mêle promptement à l'illusion prophétique et à la foi religieuse, et que le prophète, plus encore que l'homme religieux ordinaire, est naturellement enclin à la fourberie. Le docteur Sprenger, comme nous l'avons déjà vu, applique librement cette théorie au prophète des arabes. Parmi les chrétiens, on admet généralement sa sincérité pendant la période mecquoise, mais on a des réserves considérables pour la période médinoise. De même , on n'élève en général aucun soupçon contre les révélations dont la nature est purement religieuse, mais on n'admet pas la bonne foi de Mohammed quant à celles qui se rapportent à des actes militaires , politiques ou privés , ni * quant à celles qui contiennent des exposés historiques. Enfin, tout en applaudissant à la guerre sans trêve qu'il a faite au paganisme arabe, on condamne 1)1' inconstance et l'insincérité" de ses rapports avec les juifs et les chrétiens.
La situation où Mohammed se trouvait à la Mecque, est plus intéressante, au premier abord, que celle où il se trouvait placé à Médine. A la Mecque il a lutté sans armes et sans beaucoup de succès , \ Médine avec les armes et avec un succès croissant. A là Mecque il souffrait , à Médine il commandait. Ceci n'empêche pas, cependant, qu'il n'ait pu être à Médine un prophète aussi sincère, aussi dévoué à l'islam qu'il l'avait été à la Mecque. Dans sa ville natale il ayait à lutter contre l'idolâtrie, l'incrédulité et l'indif-
*) Aucan d'eux n'écrirait plus un traité »de tribus impostoribus", Moïse Jésus-Christ et Mohammed.
506 OHAP. X.
férence de ses compatriotes. A Médine sa tâche était moins simple; il avait une lutte multiple à soutenir. Médine n'était pas facile à gouverner; il fallait concilier les réfugiés et les anciens habitants de la ville, les ansars, ménager les mécontents ou hypocrites et leur chef puissant, surveiller les juifs hostiles. La lutte d'abord inégale avec la Mecque resta longtemps indécise ; ce n'est qu'après l'insuccès du siège de Médine par les confédérés, en 627, qu'il put respirer librement. Il n'occupa la Mecque qu'en 629; et même depuis, sa vie fut remplie de soucis militaires, politiques et privés. Néanmoins, jusqu'à .sa mort, qui eut lieu en 632, il ne cessa de prier et de prêcher dans la mosquée de Médine et de continuer la prophétie religieuse, comme le prouvent les révélations koraniques. Jusqu'à sa mort sa seule préoccupation^) fut celle d'enseigner, de défendre et d'étendre l'islam. Il resta le chef des fidèles sans devenir un prince temporel.
Il est vrai qu'entre les plus anciennes et les dernières souras la différence est grande quant au contenu, quant au style et quant à la manière. Mais en parcourant le koran dans l'ordre chronologique^) des souras, on voit qu'il est impossible de trouver un passage^ brusque ou lent, de la sincérité à la fabrication tendencieuse et astucieuse. Il n'y a pas de différence tranchée entre les souras mecquoises et les souras médinoises; et on ne peut dire où finit le genre poétique et extatique à l'expression concise et aux vers courts, et où commence le genre prosaïque et didactique aux longues phrases et aux longs versets, contenant surtout des admonitions, des récits et des raisonnements. On peut dire seulement que d'un bout à l'autre des 414 souras le genre et la forme des révélations
*) Toute réserve faite pour l'intérêt qu'il portait à ses femmes et à ses enfants.
*) Tel qu'il a été restitué par Nôldeke. Rodwell a observé «et ordre dans sa traduction.
l'islam. 507
se modifie graduellement et insensiblement. A mesure que Mohammed avance en âge et que sa vie devient plus pra* tique et plus extérieure, les révélations deviennent plus prosaïques, plus longues, plus réfléchies, plus rédigées; et on y trouve plus d'enseignement et d'histoire sacrée, plus de polémique et plus d'apologie. Cette modification est naturelle, et on devait s'y attendre. Elle n'indique pas que Mohammed ait cessé peu à peu de se croire inspiré, mais seulement que l'inspiration à laquelle il croyait, a subi, dans la manifestation intérieure et dans l'expression, l'influence de Tâge, du genre de vie, des circonstances.
Il faut bien se représenter d'ailleurs quelle était la réréutions nature des révélations que Mohammed croyait recevoir depuis le commencement jusqu'à la fin de sa carrière prophétique. Il n'a jamais prétendu qu'à l'occasion d'une révélation l'ange Gabriel lui apparût corporellement ^ lui parlât, lui dictât et enfin re visât ce qu'il avait noté. Le koran est là pour réfuter ces fables. Suivant le koran il n'a eu que des révélations intérieures; l'esprit, l'esprit saint, le messager de Dieu, Gabriel^), et plus tard surtout Dieu même, se faisaient entendre au dedans de lui. En d'autres termes, les révélations lui venaient toujours dans un état d'extase. Dans les premiers temps cette extase était vive et accompagnée d'une excitation et d'une irritation correspondantes du système nerveux*); mais
^) Le prophète distingue nettement la révélation (intérieure) par Tintermédiaire de Gabriel et l'apparition corporelle de Gabriel. LUI. 4 — 17 et LXXXI. 22. Dans cette dernière soura, la plus ancienne des deux, il ne parle que d'une seule apparition ; dans la première il parle de deux apparitions distinctes qui l'ont fortement impressionné. Il y dit en effet »ce n'est pas de mon propre fonds que je parle ; le puissant de Dieu (Gabriel) m'enseigne, car il m'est apparu, même deux fois". Comparez II. 91. »G'est Gabriel qui a révélé à ton coeur, avec la permission de Dieu, ce qui avait été révélé antérieurement, et une direction et de bonnes nouveltes aux croyants."
^ Le docteur Sprenger classifie, détermine et dénomme savamment les
elles se transformèrent de plus en plus dans un ravissement calme, tel qu'il peut se produire jusqu'à la vieillesse dans les natures extatiques. Il faut observer à cet égard qu'il n'eut ses premières révélations que vers sa quarantième année. Une exaltation commencée si tard n'avait plus à redouter la réaction corporelle ou mentale que l'âge mûr produit contre les illusions de la jeunesse. Le calme progressif des ravissements se prêta de mieux en mieux aux révélations de nature non religieuse qui devinrent de plus en plus fréquentes, et dont la sincérité a paru si improbable ou si douteuse à beaucoup d'auteurs. En effet, les vicissitudes de sa fortune militaire, les difficultés, l'opposition et la critique qu'il rencontrait dans sa vie publique ou privée , les questions qui se présentaient touchant le culte , les moeurs , le droit et les traditions nationales , les objections que lui faisaient les juifs ou d'autres personnes plus savantes que lui, qui n'était qu'un homme illettré^),
accès nerveux de Mohammed. Gela semble un peu risqué avec les données de la légende. Nous pouvons affirmer seulement que ces accès ne peuvent avoir été de nature à lui faire perdre connaissance ou à intenompre le fonctionnement de sa mémoire.
I) Mohammed avait certainement un vif sentiment d'être un homme illettré, dans ce sens qu'il ne pouvait, comme les juifs et les chrétiens instruits, lire et étudier leurs saintes écritures. Le koran montre à l'évidence qu'il n'a jamais lu les livres de l'ancien et du nouveau testament, qu'il ne connaissait pas la thora, l'évangile, les psaumes, dont il parle, n ne distinguait pas les livres canoniques des livres apocryphes de toute espèce, du talmud, des traditions juives et chrétiennes. Toutes ces sources ont servi indifféremment à composer l'histoire sacrée qu'il expose dans le koran. l\ est absurde de lui attribuer l'intention de se montrer plus ignorant qu'il ne l'était, afin de faire passer ses révélations pour miraculeuses; comme le fait encore Rodwell, koran p. 33i. S'il avait pu prendre connaissance des livres sacrés dont il reconnaissait l'autorité, il eût été trop heureux de s'en prévaloir contre ses adversaires, et il eût cité au moins les passages qui étaient censés l'annoncer. (V. ci-dessus p. 447/8); ou, ne les trouvant pas, il se serait abstenu d'en parler. H affirme assez clairement son ignorance des écritures juives et chrétiennes dans la soura VU.- 156 et 158, où »prophéte illettré" (littéralement » prophète des gentils, le mot oummy étant dérivé de oummah, nation) signifie le prophète
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les informations qu'il recueillait sur leurs croyances , leurs saintes écritures , leurs traditions et leur histoire sacrée •— tout cela l'impressionnait vivement et le portait à une méditation concentrée. Souvent cette méditation produisait un état extatique dans lequel ses pensées sur toutes ces matières s'objectivaient et s'illuminaient et lui semblaient descendre d'en haut au lieu de ae former dans son esprit. De cette façon il croyait recevoir des confirmations de ses vues, des réponses aux questions qu'il avait adressées à Dieu, des solutions des difficultés qui l'avaient embarrassé ^) , des instructions relatives au culte , au droit civil ou pénal, à ses propres actions*), enfin une attestation de la vérité historique des faits qu'il avait appris des juifs et des chrétiens, et qu'il désirait communiquer aux arabes. Chaque fois, après la cessation de l'état extatique, mais pendant qu'il était encore sous l'impression de cet état,
des arabes qui n'appartient pas au peuple du livre, et qui n*a pas pris connaissance des écritures contenant »la loi et Tévangile" qui sont lentre les mains" des juifs et des chrétiens. — La question si Mohammed a su lire et écrire, n*a pas une grande importance. II pouvait le savoir un peu, comme de nos jours un homme qui n'a reçu de Tinstruction primaire que jusqu'à Tâge de douze ans; mais quoiqu'il en soit, son éducation et sa jeunesse n'avaient pu faire de lui un homme instruit comme l'étaient plusieurs de ses adversaires juifs. — V. N6ldeke , Geschichte des Korans, 1860, sur la question si Mohammed pouvait lire et écrire, ou non. — Ni l'un ni l'autre ne peut être prouvé (p. 8-^13). — Du reste, de son temps les livres des juifs et des chrétiens n'avaient pas été traduits en arabe (p. 6. 7.).
1) XXV. 35. iToutes les fois qu'ils te proposeront une question énigmatique (une similitude), Nous te fournirons la vérité et la meilleure interprétation."
^) Ainsi, lorsque sa conscience virile se redressa contre la faiblesse qu'il avait eue de consentir à renvoyer Marie la copte, et contre la coalition de ses femmes à propos de cette esclave; et lorsqu'il désira épouser la femme séparée de son fils adoptif contrairement aux moeurs arabes; et que dans ces cas il s'adressa à Dieu pour être éclairé — il put en toute sincérité recevoir des réponses qui confirmaient ses aspirations et les résultats de ses méditations. Il pouvait donc annoncer de bonne foi, que la promesse qu'il avait eu le tort de faire à Hafza, ne pouvait le lier, que les liens de l'adoption n'étaient pas des liens de famille pouvant empêcher un mariage, et que toute l'adoption devait être abolie.
il s'efforçait de fixer dans des versets koraniques les souvenirs de son extase. De cette manière il pouvait composer de longues souras qu'il récitait ensuite, même sans s'être servi de notes écrites par lui ou sous sa dictée par un écrivain. Sa mémoire d'arabe était assez forte pour se passer d'écriture, comme celle de ses auditeurs l'était assez pour retenir longtemps , même sans les avoir notées , les paroles qu'il leur avait récitées. — On peut croire que dans les dernières années de sa vie, ses extases sont devenues tellement calmes et pour ainsi dire normales qu'elles se rapprochaient de ^simples méditations précédant un sermon". Il faut reconnaître toutefois, en lisant les dernières souras du koran chronologique, que ces méditations ont dû conserver toujours le caractère d'un acte religieux, celui de l'élévation de l'âme vers Dieu ou de la prière ; et que , par conséquent , Mohammed est toujours resté convaincu que ses pensées, qu'il donnait pour inspirées, lui étaient révélées en effet. Il n'y a donc pas lieu de supposer que sa bonne foi ait souffert à Médine, et qu'il ait composé délibérément, à froid, en tête à tête avec soi-même, les paroles qu'il mettait dans la bouche d'Allah en s'adressant au public, hwtoipe Cependant on l'accuse d'avoir manqué de bonne foi, à ^^^ une époque plus reculée, pendant son séjour à la Mecque, par rapport aux histoires qu'il avait apprises des juifs. Il prétendait, dit-on, les avoir apprises de Dieu. On cite à l'appui de cette accusation la soura qui expose tout au long l'histoire de Joseph et les paroles suivantes de cette même soura. ^)
En te révélant ce koran, noos voulons te raconter une des plas beUes histoires, à laquelle tu n'as pas fait attention auparavant. — Cette histoire te révèle des choses non vues; car tu n'étais pas là lorsque les frères de Joseph se concertèrent et