III. 90, V
0 m. 90. 91 , xxn. 25.
8) XXU. 25, IL 119.
élever la maison de prière, le temple de la Mecque^). Ce temple non seulement, mais le sol sur lequel il est construit, et le sol de son enceinte, est béni et sacré." *) — Depuis son enfance Mohammed avait révéré ce temple appelé Kaaba^). Son respect était devenu plus profond
') m. 90, xvn. 1.
') V. 98. Dieu jure par Ja kaaba dans une ancienne soura , LU. 4.
M. Snouck émet des vues nouvelles sur >]e temple d'Allah et d'Âbraham" dans sa savante monographie sur la fête mecquoise. — »En attribuant Tinviolabilité du territoire sacré à Allah, Mohammed tâcha de faire des concessions aux mecquois et à leurs traditions et de les gagner à rislam." (Les versets cités par M. Snouck , XXXII. 2,^XXXIV. 43, XXXVI. 5 ne confirment pas cette manière de voir. Les traditions mecquoises étaient celles do mecquois Mohammed. Il devait croire que le temple delà Mecque était celai d'Allah et que Tenceinte en était sacrée. Il ne différait des mecquois que sur cette question : Dieu ou les idoles?) — itËn affirmant que le temple avait été fondé par Abraham^ Mohammed avait Tintention d'induire \es juifs k reconnaître ce sanctuaire pour celui de Dieu, du Dieu des juifs, et par cela même, à embrasser son islam, à le reconnaître pour prophète." (H est probable que les juifs de Tarabie croyaient que le grand et ancien temple de la Mecque avait été construit, non par les gentils, non par quelque descendant dlsmaïl , mais par le père commun des juifs et de^ arabes. Pourquoi Mohammed n'aurait il pas puisé, par rapport i la construction du temple, à la source qui lui fournissait toute son histoire prophétique et préhistorique, à l'ancien testament et aux traditions des juifs, dont les arabes qui avaient des rapports avec les juifs, avaient obtenu quelque connaissance et qu'ils ne rejetaient pas tout à feit? Si cependant les juifs considéraient le sanctuaire de la Mecque comme un édifice d'origine purement arabe et païenne, Mohammed pouvait-il s'attendre à leur faire accepter son assertion contraire? 11 connaissait trop bien leur entêtement, leur orgueil et leur hostilité. Du reste, la fondation du temple par Abraham est rapportée tout simplement comme un fait reconnu. Aucune énergie de langage, aucune adresse, aucune tentative de raisonnement, rien n'indique dans le koran que c^est un fait quil s'agit de faire accepter par ceux qui ne le connaissent ou ne le croient pas.) — «L'idée d'attribuer la fondation du temple à Abraham et à Isœaîl n*a pu venir que très tard à Mohammed, parce qu'il n'a fait que peu à peu la connaissance d'Abraham et très tard celle de son /Us Ismaîl." (On peut admettre qu'il y a eu un progrès dans ce que Mohammed savait de »l'histoire ancienne" des juifs, et que ce progrès s'est réfléchi dans le koran. Ismaîl notamment n'est pas mentionné dans les parties plas anciennes du koran. Mais Abraham au moins est une très ancienne connaissance du prophète, tout aussi ancienne que Moïse. Gonop. la très ancienne
quand il s'était convaincu que c'était la maison d'Allah. Alors les idoles seules qui s'y trouvaient, excitèrent son indignation. Il devint impatient de purifier le temple en
soura LXXXVII. 19 i^les livres (révélations) d'Abraham et de Moïse", XXXVn. 8i— ilO, XV. 51 seqq., XLm. 25—27, XXI. 68 seqq. Mohammed peut avoir connu la fondation du temple par Abraham longtemps avant d'avoir eu une occasion et un motif d'en parler dans le koran à propos de la restitution du temple de la Mecque au culte d*Allah et de la métamorphose religieuse de la fête mecquoise.) — ^Mohammed a élevé Abraham, qui n'était d'abord pour lui qu'un patriarche juif, au rang du prophète de la vraie religion." (Le koran n*oppose ni ne substitue la religion d'Abraham à celle de Moïse. î\ n'est pas vrai que Mohammed ait donné à Abraham une place à part parmi les prophètes, soit comme premier prophète des arabes et à cet égard prédécesseur spécial de Mohammed, soit comme prophète universel auquel Mohammed aurait succédé pour ramener tous les hommes — juifs, chrétiens et arabes — à la religian d'Abraham, XVI. 124, XXX. 29, X. 405, VI. 79. 162, II. 124. 129, m. 60. IV. 124, XXII. 77. Dans ces passages la religion ou la foi d'Abraham est mentionnée sans aucun commentaire; il est dit seulement »qu*Abraham était résigné à Dieu, et qu'il avait la foi droite ou pure (était hanyfa) parce qu'il n'était pas un idolâtre". Abraham est représenté comme un homme spécialement obéissant et pieux, dont Dieu se fît un ami ou que Dieu prit en amitié (IV. 124). Ce n'est pas, au reste, un prophète hors ligne. Mais comme les juifs honoraient en lui le premier père et le représentant de leur nation , Mohammed lui attribue une importance spéciale parce qu'il est l'ancêtre commun des arabes et des juifs, qui confessait déjà la même religion qui fut révélée plus tard à Moïse, à Jésus et à Mohammed, aux juifs, aux chrétiens et aux arabes. Le koran remarque qu'Abraham n'était ni juif, ni chrétien (III. 60). D aurait pu ajouter »ni arabe". Il enjoint de répondre à ceux qui disent «devenez juifs ou chrétiens" i^non (c'est inutile, puisque nous avons) la religion d'Abraham, le hanyfa, qui n'était pas des idolâtres*' (H. 129); et immé- . diatement (dans le verset suivant, 130) il soutient la parité de tous les prophètes et Fidentité de leurs révélations: «Il faut que les fidèles disent: Nous croyons en Dieu et à ce qu'il nous a révélé, ei à ce qui a été révélé k Abraham, et à Ismaïl, et à Jacob et aux tribus, ei à ce qui Va été à Moïse et. à Jésus et aux prophètes. Nous ne faisons aucune différence entre eux." Enfin c'est en guise de recommandation que le koran dit aux fidèles que l'islam, loin d'être une chose dure, n'est que la foi de leur père Abraham (XXII. 77). Les arabes pourraient refuser d'accepter la révélation adressée aux juifs, mais que pourraient-ils objecter à la foi d'Abraham? (IL 124) Or l'islam n'est que cette foi, et Abraham même a prié Dieu de susciter un jour parmi ses descendants arabes un apôtre de leur nation (IL 123). Abraham n'a donc pas été élevé de simple patriarche juif qu'il était, au rang du prophète par excellence auquel Moham-
les détruisant. De même, depuis sa jeunesse il avait assisté aux fêtes annuelles de la Mecque, qui étaient des foires ayant un caractère national et religieux . et où toute l'arabie accourait. Il était parfaitement familiarisé avec ces fêtes et avec les cérémonies étranges qu'on y célébrait, dont le sens échappait aux contemporains et que la tradition seule maintenait. Elles ne lui étaient pas antipathiques, elles ne le dégoûtaient pas; c'est à peine si elles Tétonnaient. Il aspirait seulement à extirper les éléments d'idolâtrie qui y étaient mêlés; en premier lieu, sans doute, les sacrifices d'animaux qu'on faisait aux idoles.
A Médine, Mohammed avait, non moins que ses compagnons, le sentiment pénible d'être exclu de sa patrie, de la métropole arabe et des grandes réunions nationales qui y avaient lieu chaque année. Plus il avançait en âge et plus il redevenait arabe, plus il devait désirer que cette exclusion cessât. En outre il désirait revoir le grand temple de Dieu, y prier Dieu avec les siens et en expulser les idoles dès qu'il le pourrait. Conséquemment, il tâcha de se rendre à la fête avec les médinois dès avant la conquête de la Mecque; et quand il fut maître
med tendait la main par dessus la tète de Moïse et de Jésus. Comparez surtout la cinquième soura.) — i»Gette apothéose d'Abraham était Téiuandpation de Tislam du judaïsme." (L'islam n'a pas été au commencement une secte juive; il a été d'abord la religion d'Allah annoncée aux arabes, comme elle Payait été précédemment aux juifs. Mohammed s'est éloigné des juifs quant au culte ou au rite, lorsqu'il reconnut en eux une puissance, non sympathique et alliée, mais irrémédiablement hostile. Mais à cet effet, il n'a pas glorifié Abraham aux dépens de Moïse.) — :»Le6 juifs ont été sommés de retourner à la religion d'Abraham." (Cette sommation n'a pas eu lieu. Les juifs rebelles, infidèles à leur révélation, ont été exhortés à retourner à la religion révélée, à celle de Moïse en premier lieu.) — »La première application de cette sommation fut le changement de la kibla." (Ce fut plut6t une conséquence de la réaction contre les jaiê. Le temple de la Mecque est, non moins que celui de Jérusalem, le temple d Allah ^ mais c'est en même temps lyi temple arabe, et non un temple joiil)
de sa ville natale, il ne songea pas à en abolir les foires nationales et religieuses, mais à les réformer, à les dépouiller de leur caractère idolâtre, à y introduire le culte d'Allah. Il purifia le temple et il purifia la fête. Aucun des usages qui n'avait pas un caractère ostensible d'idolâtrie ne fut aboli par lui; il se contenta de leur imprimer un caractère religieux par des invocations et des prières. — C'était bien là le cours naturel de ses idées et des choses humaines. Mohammed n'était pas un étranger venu de l'orient ou de l'occident, porteur d'une religion étrangère au génie national et décidé à ne faire aux idées et aux traditions des arabes et des mecquois que les concessions indispensables pour leur faire accepter cette religion. Au contraire, il était un arabe parmi les arabes. L'idée d'abolir la fête mecquoise à cause de l'idolâtrie qui s'y mêlait, ou de l'ignorer comme une chose vaine et dépourvue d'intérêt, cette idée ne se présenta pas même à son esprit. Il ne pensa qu'à rendre le temple d'Allah au culte d'Allah, et à convertir l'ancienne fête idolâtre en fête de Dieu dans et autour de son temple pour tous les moslems. Une fois engagé dans cette voie, il fit un pas de plus qui était logique. Il exhorta les fidèles à se rendre à la fête si cela leur était possible, il leur imposa la visite au grand temple d'Allah comme un devoir religieux. Par cette innovation importante, le concours spontané à la foire nationale et religieuse devint un pèlerinage^). Cependant le prophète ne songea pas à interdire aux pèlerins le commerce, les affaires du marché. C'eût été abolir l'ancienne fête et faire une défense incompréhensible aux contemporains, auxquels le commerce semblait aussi peu incompatible avec la religion que la guerre. »Dieu ne vous en voudra pas,
<) Et Tancien terme hadj reçut en conséqueDce une signification nouvelle.
dit le koran, si vous faites des affaires profitables^)." En revanche, dès qu'il fut maître de la Mecque, il interdit aux idolâtres, non aux chrétiens et aux juifs, tout accès à la fête*). Il pouvait et devait agir ainsi indépendamment de toute politique habile et accommodante '), de tout système de transaction avec les traditions des arabes et les intérêts des mecquois, ou d'une tactique rusée par laquelle il se proposait de couvrir les anciennes cérémonies d'un voile religieux pour faire de la fête nationale un moyen de domination à son profit
Mohammed ne survécut que peu de temps à la conquête de sa ville natale. Lui-même ne fit et ne put faire qu'un seul pèlerinage de Médine à la Mecque, quelques mois avant sa mort ^). Il se borna à changer le caractère de la fête, à en exclure les idolâtres, et à prescrire le pèlerinage comme un devoir général. Tout le système coutumier et juridique qui a réglé, et qui depuis bien des siècles régit , le pèlerinage à la Mecque — le hadj — appartient à la tradition et à la loi. Avec le retour au koran cet édifice légal tombera en ruine.
Examinons ce qui restera du pèlerinage en vertu du koran. — En premier lieu, le koran ne dit pas que tout moslem est tenu de visiter la Mecque une fois dans sa vie. L'exhortation au pèlerinage y est tout à fait vague. ') Le prophète s'adressait aux médinois et aux autres mos-
0 Ce n*est pas an crime en vous, si vous cherches à obtenir des bieos de votre Seigneur, mais en quittant Arafat (le marché d'Âra&t) souveoei vous de Dieu près de la montagne sacrée.
•) Time-serving policy (Sell)
*) 632. n avait été retenu l'année précédente (631 an EL Hég.)
') n. 192. lAccomplissez le pèlerinage et la Visitation du temple envers Dieu (et faites une offrande ou des aumônes ou des jeûnes en cas de maladie ou si le chemin vous est fermé)/' m. 91. >Le pèlerinage au temple est dû à Dieu par l'homme qui est en état de s'y rendre." XXIL 28. (Dien dit à Mohammed) «Annonce le pèlerinage aux hommes. Qu'ils t*arriveat à pied et sur tout chameau svelte (rapide) débouchant de tout défilé protoL'
lems de l'arable. Mieux valait pour eux d'aller chaque année à la Mecque que d'y aller tous les deux ans. Mais le devoir imposé était entièrement sujet à la possibilité comprise dans un sens raisonnable. Outre les empêchements de force majeure ~ l'accès fermé , la maladie , l'infirmité — il y avait les excuses légitimes des voyages, de l'insuffisance des moyens , de l'impossibilité de laisser à l'abandon sa famille, ses biens, ses affaires, sans encourir un préjudice ou un danger sérieux ^). Le koran dit, en effet, que le pèlerinage au temple est dû à Dieu par ceux qui peuvent y aller. *) — En second lieu, le koran a conservé le sacrifice, mais en faisant du sacrifice proprement dit aux idoles une simple consécration 'à Dieu des animaux qu'on égorgeait et qu'on mangeait à l'occasion de la fête 3). Il n'a pas même repoussé , mais plutôt sanctifié , les ornements (colliers ou guirlandes) qu'on suspendait au cou de la vietime. *) Mais il a eu soin de dire que l'essentiel est de
>) La loi même n'a pu s'empêcher d*être fertile en excuses. Gomp. quant au rite chaflite, y an den Berg p. 303 — 906.
*) IL 192. »S'il est impossible d*aller à la fête, envoyez y en guise d'offrande ce qui vous sera le plus facile. En cas de maladie, jeûnez, donnez des aumônes ou donnez une offrande. Si vous allez hors du temps de la fête, donnez comme offrande ce qui vous est le plus facUe; et ne pouvant vous procurer d'offrande, jeûnez dix jours." XXH. 29 ^ mentionnez aux jours à ce destinés le nom de Dieu sur les animaux dont Dieu vous a pourvus, mangez-en vous-mêmes, et donnez-en à manger aux pauvres et aux nécessiteux.^^ 34. »Ges animaux vous sont très profitables; le lieu où il faut les sacrifier , est l'ancienne maison (de Dieu)." 35. «Nous avons prescrit à chaque peuple des rites pour mentionner le nom de Dieu sur les animaux dont l\ les a pourvus." 37. sNous vous avons dispensé les chameaux pour les sacrifier à Dieu, ils vous sont très profitables. Mentionnez donc le nom de Dieu sur eux avant de les immoler . . et quand ils sont tombés, mangez-en, et donnez-en à celui qui n^en demande pas (un pauvre qui se contente de ce qu'on lui donne) et à celui qui en demande" 38. «M leur chair, ni leur sang ne monteront jusqu'à Dieu, mais votre piété s'élèvera jusquà Lui." Y. 98. »Dieu a établi le temple sacré, et le mois sacré, et l'offrande, et les ornements suspendus au cou des victimes." (comp. V. 2.)
*) V. 98. 1 (note précédente).
prononcer sur elle le nom de Dieu , c-à-d. de la consacrer à Dieu, avant de l'immoler^). » Après cela, dit-il, mangezen vous-mêmes, et surtout distribuez-en la chair aux pauvres'). C'est à vous, hommes, de jouir de la victime; Dieu n'en veut rien; la piété seule que vous démontrerez en faisant votre offrande, Lui sera agréable/' 11 ne restait donc en réalité des anciens sacrifices qu'un pieux repas des pèlerins réunis, un repas fraternel et cAantaftfc^). Du reste le koran, tout en considérant le chameau, conformément à l'usage, comme l'offrande par excellence, accorde la plus grande facilité quant au choix de l'offrande *), et exprime le principe que le jeûne et des aumônes quelconques peuvent remplacer l'offrande %
Les processions traditionnelles autour de la kaaba pouvaient et devaient être maintenues par Mohammed dès que ce temple, purifié, était considéré comme la maison de Dieu vouée à son culte* Ainsi le koran prescrit cette procession et dit qu'elle doit avoir lieu après le sacrifice et après que les pèlerins auront mis un terme à la négligence de leur toilette observée pendant le pèlerinage*). Cette correction de la toilette avant de faire la procession ne pouvait pas n'être pas exigée.
Les courses que les pèlerins font (sept fois) entre les collines de Safa et de Merwah, près de la Mecque, ne
0 XXn. 29. 35. 37.
2) XXIL 29. 37.
*) Le koran ignore que le repas (du Kourban Bairam) se lait en réminiscence du sacrifice d*Abraham.
*) II. 192. Le koran ne sait rien de la distinction légale du grand sacrifice (chameau ou vache) et du petit sacrifice (brebis ou chèvre).
*) II. 192. Cîomp. V. 96.
0) II. 119. Dieu commande à Abraham et à Ismaîl: ^Purifiez ma maison pour ceux qui en feront le tour (en procession) et qui y prieront". XXn. 30. (Après 29 sur les sacrifices). » Alors, qu'ils mettent fin à la négligence de leurs corps [= coupez vous les cheveux, la barbe, les ongles, lavex vous, quittez vos habits usés et salis de pèlerin], qu'ils remplissent leurs vœux, et qu'ils fassent le tour (en procession) de l'ancienne maison."
L*ISLAH. 619
sont nullement prescrites par le koran. Il est dit seulement qu'il n'est pas illicite de faire le tour de ces collines^). — Des trois noms Arafat, Mozdalifa et Mina, le koran ne mentionne que le premier , en recommandant de se souvenir de Dieu (dans la prière) avant de quitter ce mont sacré *). Il n'ordonne donc pas de faire une halte sur le mont Arafat et au village de Mozdalifa, ni de lapider Satan dans la vallée de Mina, en jetant plusieurs fois sept petites pierres à des piliers ou amas de pierres qui se trouvent à l'entrée de cette vallée. — De plus , l'usage idolâtre de baiser la pierre noire de la kaaba est inconnu au koran , qui ne mentionne pas même cette pierre. — Quant au pèlerinage même, le koran défend la chasse, peu conciliable avec la douceur et l'humilité du pèlerin s), ordonne d'observer la continence et de s'abstenir de toute querelle chemin faisant *), et recommande d'emporter une bonne provision de piété ^). — Remarquons encore que le koran ne fait aucune distinction entre le grand pèlerinage et le petit pèlerinage ou la Visitation, qui peut être faite en même temps que le grand pèlerinage, et séparément pendant toute l'année *).
Avec le retour au koran, on proscrira l'acte idolâtre de baiser la pierre noire, comme l'ont déjà fait les wahhabites; et cette pierre sera brisée et expulsée. Les folles courses entre Safa et Merwah seront supprimées, et on
^) IL 153. vSafa et Merwah sont des sanctuaires (ou des sommets?) de Dieu ... ce n'est pas un crime pour les pèlerins d en faire le tour."
') ibidem i>Emportez des provisions, mais la piété est la meilleure pro-
vision."
') Pour le koran le pèlerinage (hadj) à la Mecque et la Visitation du temple sont une seule et même chose, ce qui ne J'empêche pas d'admettre aussi une visite à la Mecque en dehors du temps de la réunion annuelle. (H. 192.)