‹ L'Egypte et l'EuropeChapitre 75 sur 85 · BE8U1CE · texte numérisé non relu

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sîon des étrangers — turcs ou circassiens , européens ou orientaux chrétiens — qui Topprimaient et la dépouillaient j et la nation ou une partie de la nation n^étant aucunement organisée en parti contre les étrangers.

Le mouvement national se manifesta d^abord dans le pronunciamento du 1 février 1881 contre les officiers circassiens, ensuite plus vigoureusement dans le pronunciamento du 9 septembre contre le gouvernement européen de Biaz, à la suite duquel on obtint des réformes dans Tarmée, un parlement, une constitution , et finalement 9 le 4: février 1882, un gouvernement national. Un conflit fatal s'éleva, à propos de la constitution , entre le contrôle et les chefs du mouvement, lesquels cependant firent preuve d'une extrême modération et se résignèrent quant au budget k des concessions extrême.

Le ministère national , dont Mahmoud Sami était président et Arabi ministre de la guerre, s'est efforcé de gouverner et de réformer justement et avec une gi^nde modération quant aux turcs et aux européens. Mais M. Malet , secondé par son collègue français , lui a constamment cherché querelle et a incité systématiquement contre lui le khédive. Une conspiration d'officiers circassiens contre le gouvernement égyptien lui fournit enfin le moyen de faire naître une «complication aigu^ , dont les effets furent l'entrée d'une escadre dans le port d'Alexandrie et la chute du ministère. Cependant Arabi , soutenu par le mouvement national, fut réinstallé par le khédive ; et Tautriche et l'allemagne aidant , un nouveau ministère national fut formé sous la présidence de Ragheb pacha (20 juin). Arabi et ce ministère conti-

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