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un péril imminent, il fallait partir d'urgence. Aucune Communauté ne voulut assumer sur elle une semblable responsabilité.
Le lendemain donc, 14 juillet, à cinq heures du matin, les Pères Jésuites, une partie de la Communauté des Frères des Ecoles Chrétiennes, les Sœurs du Bon Pastour, les Franciscaines, etc. quittaient leurs demeures pour se rendre à la Station centrale. Nos Pères insistèrent presque jusqu’ès l'importunité, près des deux Consuls, pour les autoriser à rester au moins au Grand Couvent, pour le garder et faire en même temps le service de la paroisse ; et les Consuls, de leur côté, firent encore plus d’urgence pour les faire partir, leur affirmant de nouveau que ce serait le comble de l'imprudence, un excès de témérité que de persister davantage à vouloir rester, Nos Pères se joignirent alors aux autres Communautés pour partir avec elles. Le départ des Religieux entraîna celui de beaucoup de chrétiens encore décidés à rester.
L'opinion publique était qu’il ne restait presque plus d'Européens au Caire, à tel point qu'on en faisait un argument con-
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cluant pour déterminer le départ de nos Pèrés, puisqu'il ne restait plus de ministère pour eux,tous les chrétiens étant déjà partis.
Arrivés tous à la Gare, ils s’y rencontrèrent avec une foule inattendue d'émigrants.
Deux immenses trains partirent pour Ismaïlia, le jour même du 15 juillet. Les deux intrépides Consuls les accompagnèrent en propre personne jusqu'à Ismaïlia même, avec une bonne escorte de soldats que le Gouverneur de la Citadclle avait accordée à leur demande.
La voie du Canal de Suez était restée la seule praticable pour le rapatriement des Européens: arrivés à Ismaïlia, ils étaient en pleine sécurité. Lorsque les deux trains furent arrivés à Ismaïlia, et que les deux Consuls eurent tout disposé en faveur des chrétiens, ils retournèrent au Caire, au milieu des plus grands périls ; et bravant résolument toute éventualité, ils réussirent dans l’espace de deux ou trois jours à former un nouveau et dernicr train d'Européens et autres étrangers qui voulaient quitter l'Egypte. Ils mirent eux-mêmes ordre à leur consulat respectif, et reprirent la voie
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