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ÉPOQUE DES FATIMITES

coûté 22,200 dinars en tout. Les menuisiers épuisaient leur

art à incruster des bois précieux de teinte sombre avec des bois clairs, de l’ivoire, de la nacre; jamais coussins ou carreaux n’eurent vêtements mieux dessinés ou plus beaux que le damas fabriqué alors en Jgypte. Nous avons déjà parlé des étoffes de Damiette : les figures des animaux les plus différents y étaient tissées dans la trame. Les lourdes étoffes dites diback, avec leurs grosses fleurs, se retrouvent encore aujourd'hui dans les chapes des prêtres catholiques. Les meilleurs ouvriers étaient les chrétiens coptes du Delta et

Ecypre, I. 65

ae 4 . mn . .

de Siout, dans la haute Egypte, où l’on fabriquait pour meubles des étoffes rouge pourpre. Même les

simples objets de ménage en terre cuite et en laiton

présentaient des formes gracieuses, et étaient ornés d’un riche travail taoushtr. On ne soïgnait pas moins les vases et les aiguières avec lesquelles on se lavait les mains après le repas, les lanternes qui éclairaient les cours et les salles, les assiettes, les plats et les vases, les boîtes, les terrines, les bols (ckordädli)

où l’on mettait les essences parfumées dont on se

servait à profusion et qu'aimait déjà le Prophète, les mets sucrés, les fruits confits, les sirops, les sorbets

2 qu'aujourd'hui encore les Cairotes savent préparer SEE ÉIOS : : 7 5 Aa ; supérieurement de cent manières différentes. Les plai-

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