‹ L'ÉgypteChapitre 130 sur 186 · PORTE DE LA RUE SOUKKARÎYÈH · texte numérisé non relu

PORTE DE LA RUE SOUKKARÎYÈH

nages, est plus favorable à sa réputation. Un vol considérable avait mis le Caire en émoi.

Karakoush demanda aux volés si leur rue était fermée d’une porte, comme c'était la coutume jusque dans les derniers temps : ils répondirent que oui. Il ordonna alors qu'on apportât la porte et qu'on lui amenât tous les habitants de la rue, mit l'oreille contre le bois, fit semblant d'écouter attentivement et dit : « Elle m'annonce que l’homme qui a volé l’argent porte une plume à son turban. » Le voleur porta involontairement la main à son tur-

Écyrre, 1 69

| | ban et se trahit par là. Beaucoup des traits qu'on attribue à Karakoush peuvent être quali- | fiés de grossiers; toutefois, la confiance que lui témoignait Saladin semble prouver qu'il ne manquait pas de bonnes qualités.

Les Arabes appelèrent la forteresse nouvelle « le Château de la montagne: » les Cairotes

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