PORTAIL
ÉGypTe, I
portants, qu'on connaît sous le nom de tombeaux des califes et tombeaux des mamelouks. Ces
derniers s'étendent jusqu'au sud de la citadelle, et l’on ne sait plus quels princes y reposent. Au contraire, des inscriptions bien conservées prouvent que les soi-disant tombeaux des ca-
lifes n’ont aucun droit à porter ce nom. La plupart d’entre eux furent bâtis pour les succes-
seurs des mamelouks bahirites, dont Hassan était (1361). On les nomme mamelouks | borgites ou circassiens : Barkouk, Farag, Bours-bey, Inal, Kaït-bey, el-Ashraf, tous ceux dont les coupoles font le plus bel ornement des tombeaux des califes appartiennent à cette
dynastie.
De 1382 à 1517, ces aventuriers sans loi réonèrent sur la vallée
u Nil Beaucoup d’entre eux vinrent en Egypte comme esclaves : ils avaient le nom de Borgites depuis Kalaoun, qui avait
logé les Circassiens de sa garde dans les portes (borg) de la cita-
elle et leur avait donné un uniforme particulier.
Le premier qui réussit à s'emparer du sceptre, Barkouk, avait
été esclave. Vendu en Egypte, il renversa les mamelouks bahirites et se maintint dix
ept ans sur le trône. Energique, rusé,
brave, mais cruel et méfiant, il poursuivait sans aucun scrupule le
but à atteindre, et pourtant, malgré le sang qu'il versa, maloré ? 2 te) D ? Le)
les tortures dont il était prodigue, il resta jusqu’à la fin fidèle à
son goût pour les sciences et pour les arts. Le grand historien,
Ibn-Khaldoun, était de ses contemporains, et eut commerce avec