BÉDOUIN ET FELLAH
ment repoussé les « Bédouins, »
qui nous pressent de changer notre or où d'acheter des antiquités fausses, nous abaissons notre regard dans l’espace; plus la contemplation dure, et plus nous laissons agir sur nous le charme de cette vue lointaine, plus elle nous semble significative et incomparable. La fertilité et l’aridité, la vie et la mort ne se touchent nulle part de si près sans intermédiaire. Là-bas, vers l’est, coule le large
Nil, moucheté de blanches voiles latines gonflées au vent : sur ses rives, comme des tapis
d'émeraude, s'étalent les champs et les prés, les jardins et les bois de palmiers. Semblables à des nids d'oiseaux perdus dans la ramée, les bourgs reposent sous la couronne des arbres, et au pied du mont Mokattam, teint à présent d’un jaune d'or étincelant, plus tard, au moment où le soleil s’en ira, illuminé, par un reflet du couchant rouge, d’une lueur rose et
AMIDE.
YR