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ÉCOLES POPULAIRES AU CŒUR DU CAIRE

ÉGyrtE, 52

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Pharaons. Les Égyptiens lappelaient Ta-roue; nous ayons déjà raconté comment les Grecs déformèrent ce nom en celui de Troja et inventèrent à ce sujet une de ces légendes qui leur plaisaient tant. Une autre, qui, plus tard agrandie, devint la plus ancienne partie du Caire, s'appelait Babylone : on prétendit qu’elle devait son origine à des Babyloniens amenés par Cambyse en Égypte. Nous y reviendrons : pour le moment, nous devons nous occuper de la troisième localité, la plus grande de toutes, qui florissait ici dans l'antiquité, la vénérable cité du Soleil, Héliopolis. Elle était située à quelques kilomètres

au nord-est du Caire actuel, et était une des plus renommées parmi les villes policées de l'antiquité. Personne ne se dispense d'en aller visiter l'emplacement, car on y voit un arbre, une source et une pierre qui sont comptés d'ordinaire parmi les s merveilles de l'Égypte: en outre,

principa je connais peu de récréations aussi agréables qu'une promenade à cheval ou en voiture, faite en cet endroit de grand matin, ou, le soir, quand les ombres commencent à devenir plus longues.

Dès qu'on à laissé derrière soi les maisons de la ville et franchi le Khalig, la masse imposante de l'Abbasiyèh apparaît avec ses casernes, son école militaire et son observatoire. À droite, la grande piste, bordée de tribunes en bois, sur laquelle on fait les courses en janvier. Les chevaux anglais et les chevaux arabes descendent dans la lice, et comme la lutte dure à peine quelques minutes, les premiers réussissent à battre les bédouins; mais ceux-ci sont plus beaux que leurs concurrents septentrionaux, et l’emportent de beaucoup

en ténacité. Le jockey à peau brune ne se tient pas moins solide en selle que

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