CHAPITRE PREMIER
De Cléopâtre à la chute des Toulounides
(30 ans av. J.-C. — 969 après J.-C:)
L'Égypte, arrachée par Auguste à Antoine et à Cléopätre environ 30 ans avant l'ère chrétienne, avait été réduite en province romaine et, au VII® siècle, faisait partie de l'Empire byzantin qui allait se désagrégeant depuis le règne de Justinien. Les Égyptiens indigènes, ou Coptes, convertis au christianisme, dit-on, par l'apôtre Saint Marc, étaient en proie à des discordes religieuses continuelles. Ils professaient le culte dit Jacobite ou Monophysite tandis que les Gréco-Romains cherchaient à leur imposer le rite appelé « Melkite » parce que c'était celui de la
cour (1).
(1) Du mot Malek, roi ou empereur.
Le pays était mal gouverné et mécontent. Les paysans, ignorants, mais laborieux et simples comme les fellahîn actuels, n'avaient rien en commun avec les citadins intellectuels et raffinés d'Alexandrie et étaient exposés à de fréquentes incursions des brigands nubiens ou bédouins qui ravageaient la Haute-Égypte avec impunité.
Le même mécontentement régnait en d’autres provinces de l'Empire byzantin et, en 609, une révolte eut lieu, conduite par le fils du préfet d'Afrique, nommé Héraclius comme son père, qui avait résolu de s'emparer d'Alexandrie. L'empereur régnant, un monstre de cruauté nommé Phocas, envoya en Égypte des troupes syriennes sous les ordres d'un général tellement brutal que, partout sur son Passage, la population embrassait le parti des révoltés tandis que Nicétas, lieutenant d'Héraclius , Savait se faire partout des partisans. Les Gréco-Romains d'Alexandrie demeurèrent pour la plupart fidèles à Byzance ; la ville fut cependant prise après une courte résistance et Héraclius se trouva maître de l'Égypte.
Il s'embarqua alors pour Salonique où il fut bien accueilli et s’en fut assiéger Constantinople. Ayant réussi à prendre la capitale il fut couronné empereur et Phocas fut mis à
mort.
Héraclius avait laissé Nicétas à Alexandrie en qualité
de gouverneur ; ce dernier s'acquitta habilement de sa tâche, donnant des postes importants à ceux des Gréco- Romains qui avaient embrassé la cause de son maître. Il se fit en même temps aimer des Coptes, ayant fortement diminué les impôts dont ils étaient accablés et ayant empêché les Melkites de les persécuter. Les querelles de religion reprirent de plus belle cependant.
L'invasion perse, en 616, vint mettre fin à ce régime. Khosrau, ou Chosroës, roi de Perse, avait d'abord été allié des Romains qui l'avaient aidé à s'emparer du trône. Plus tard, il fit la guerre à Phocas, puis à Héraclius, conquit graduellement la Syrie, et prit Jérusalem d'assaut en 614 ; une foule de réfugiés, s’enfuyant devant lui, arrivèrent en Égypte et la ville d'Alexandrie en fut bientôt encombrée. En 616, les Perses, poursuivant leurs victoires, s'emparèrent de l'Égypte. Ils massacrèrent les habitants et détruisirent nombre de monastères et d'églises dont les colonnes de marbre jonchèrent le pays (1).
Cependant, une fois établis, ils gouvernèrent avec dou-
ceur et protégèrent les Coptes jacobites. Alexandrie
(1) On trouve des colonnes de marbre dans la plupart des mosquées mais il ne faudrait pas croire que les églises dont elles proviennent fussent toujours détruites exprès pour les fournir, surtout pendant les premiers temps de l'Islam. I1 était facile de recueillir les matériaux des ruines qu'avaient faites les Perses.
redevint une ville de théologiens, de philosophes, de savants et d'artistes.
Vers 622, Héraclius chercha à traiter avec Chosroès qui refusa. La guerre reprit avec violence et les Romains eurent alors recours à leurs forces navales contre lesquelles les Perses, dépourvus d'expérience, se trouvèrent incapables de lutter. Complétement vaincus, vers 627, ils durent évacuer l'Égypte et l'empereur byzantin nomma un nouveau gouverneur à Alexandrie.
Une force nouvelle venait de poindre à l'horizon : le Prophète Mahomet s'était enfui de la Mecque à Médine en 622, moment d'où date le calendrier musulman, et sa puissance augmentait de jour en jour ; en 627, il écrivit fièrement aux souverains étrangers pour les inviter à embrasser la nouvelle religion. Chosroès déchira sa lettre avec mépris ; Héraclius, absorbé par d'autres préoccupations, n'y fit point attention. Son vice-roi en Égypte, célèbre plus tard sous le nom de Mouqgaugas, répondit poliment et envoya des présents : un âne, un mulet, et deux belles jeunes filles coptes, dont l'une, nommée Miriam, devint musulmane et donna au Prophète un fils, Ibrahim, qui mourut en bas âge.
Mahomet, ayant subjugué toute l'Arabie, mourut en
632 et fut remplacé d'abord par Abou Bekr, premier Kha-
life, et ensuite par ‘Omar ibn Khattâäb. La conquête musulmane s'étendit sur toute la Syrie et Jérusalem, assiégée, capitula en 637. Lorsque les Perses avaient évacué l'Égypte en 627, Héraclius avait intronisé archevêque d'Alexandrie un certain Cyrus, évêque d'une ville du Caucase, et surnommé le Mougauqas (1). Étroit et intolérant, ce prélat persécuta les Coptes jacobites et leur fit haïr la domination romaine. Héraclius l'ayant nommé vice-roi d'Égypte, il réunissait entre ses mains le pouvoir temporel au pouvoir spirituel et les garnisons romaines se trouvaient sous ses ordres. Il essaya de forcer la population tout entière à se conformer aux décisions qui avaient été prises en 451 par le Concile de Chalcédoine (2) et fit mourir plusieurs récalcitrants ; Saint Ménas fut l’un des martyrs de cette époque. L'Église copte, soumise à cette inquisition, fit preuve d'une ténacité admirable.
Les Musulmans, maintenant maîtres de la Syrie, et de la Palestine, tenaient les yeux fixés sur l'Égypte. Le général en
chef du Khalife ‘ Omar était un certain ‘ Amr ou ‘Amrou ibn
(1) Butler suppose que ce nom mystérieux peut signifier Caucasien.
(2) C'est lors de ce concile que fut condamné Eutychès, fondateur de l'hérésie dite Monophysite, d'après laquelle il n’y avait qu'une nature en Jésus-Christ, la nature divine, qui aurait absorbé la nature humaine comme la mer absorbe une goutte d’eau.
el ‘Aas, qui avait été l’un des compagnons du Prophète et choisi par lui-même pourcommanderl'arméedes Croyants. Il insista auprès du Khalife pour être envoyé à la conquête de l'Egypte et réussit à le persuader. Les auteurs arabes racontent qu'à peine était-il er route que ‘Omar, changeant d'idée, désira le rappeler et envoya un messager après lui, portant une lettre lui enjoignant de revenir, si toutefois il n'avait pas encore pénétré dans le territoire égyptien. Mais ’Amrou, se doutant du contenu de la lettre, s’arrangea pour ne l'ouvrir qu'après avoir franchi la frontière à El ‘Arîche, et continua par conséquent son chemin. Après s'être emparé de la ville ancienne de Pelusium (Farama) qui n'était pas suffisamment défendue, il atteignit une bourgade nommée Tendounias, ou Om Dounein, qui était probablement située au centre du quartier européen actuel au Caire. Il réussit à s’en emparer, malgré une certaine résistance, ainsi que de quelques bateaux, à l'aide desquels il franchit le fleuve et arriva à Memphis, en face de Miçr, au sud de Bab el Loun. Après une expédition plutôt malheureuse sur la rive ouest du Nil, ‘ Amr, apprenant qu'une seconde armée envoyée par ‘Omar avait atteint Héliopolis, traversa de nouveau le fleuve et rejoignit les nouveaux arrivants à ‘Ain Chams. Des troupes romaines
arrivèrent alors et une bataille acharnée se termina par la
victoire complète des Arabes. Les Romains survivants, ainsi que Cyrus le Mouqaugas, se réfugièrent dans la forteresse de Qacr ech Chama'a sur la rive orientale du Nil.
Cette ancienne forteresse paraît avoir été fondée par l'empereur Trajan à la fin du siècle premier. Le site qui contenait autrefois ses murailles est occupé aujourd'hui par plusieurs églises coptes dont l’une, la Mou'allaqa, est perchée sur le haut d'une des grosses tours de la forteresse. Il en reste d’ailleurs des parties fort intéressantes : deux ou trois grands bastions, des courtines, et la porte qui donnait sur le Nil (PI.1). Ce fleuve coule maintenant plus à l'ouest, mais, à cette époque ,ilremplissait un large fossé tout autour du fort et il est probable qu'il s'y trouvait un Nilomètre. Au Moyen Age on nommait ce château Bab el Loun ou Babylone et les historiens des Croisades appellent le sultan d'Égypte le Soudan de Babiloinne.
‘Amr investit la forteresse et campa ses troupes à l'entour. Puis il traversa de nouveau le fleuve et alla conquérir la province du Fayoum.
Le Mouqaugas, à l'intérieur de la forteresse, continua à persécuter les Coptes qui refusaient d'adopter le rite’ melkite, et la place fut bientôt pleine de Melkites qui l'étaient devenus par force et contrainte ; ceux quirésistaient
étaient jetés en prison. Cyrus décida alors d'envoyer des
messagers pour parlementer avec les Arabes. Ils revinrent stupéfaits de la simplicité et de la sobriété de ces sauvages du désert. « Nous avons vu, dirent-ils, un peuple qui préfère la mort à la vie, l'humilité à l'orgueil ; ils s’asseoient dans la poussière et mangent à cheval ; leur chef est l’un d’entre eux, il n’y a aucune distinction de rang. Ils ont des heures fixes pour prier et tous prient ensemble : ils se lavent d’abord les mains et les pieds, puis ils se prosternent et prient avec ferveur ».
‘ Armr offrit aux messagers le choix entre les trois alternatives suivantes : 10 : les habitants de l'Égypte embrasseraient l'Islam et seraient traités en frères; 20: ils resteraient chrétiens et seraient traités en inférieurs, quoique avec bonté, et payeraient un tribut ; 3°: la guerre d'extermination continuerait. Cyrus, espérant malgré tout obtenir des conditions plus favorables, demanda que ‘ Amr lui envoyât des parlementaires à Qaçr ech Chama‘a pour traiter avec lui. ‘ Amr lui envoya ‘ Obâda, un nègre gigantesque, et lorsque l'archevêque, scandalisé, refusa de traiter avec un nègre, on lui rappela que tous les hommes étaient frères et égaux devant Dieu. Le Mouqaugas finit par accepter la seconde alternative, mais la garnison romaine rejeta ce traité et fit une sortie contre les Arabes. Ces derniers
furent de nouveau vainqueurs et ‘ Amr réitéra ses offres
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sans rien y changer. Cyrus les expédia par écrit à l'empereur qui les reçut avec colère et envoya de nouvelles troupes au secours de la forteresse. Celles-ci furent défaites comme les autres l'avaient été et Qaçr ech Chama'a capitula.
Les soldats romains furent autorisés à se retirer sans aucun mal, mais, avant de partir, ils maltraitèrent cruellement les malheureux Coptes qui avaient été emprisonnés plutôt que de renier leur foi jacobite et leur coupèrent les mains.
‘Amr imposa un tribut aux habitants mais les traita avec. douceur ; ceux qui s'islamisèrent furent exemptés de l'impôt et considérés comme des frères, selon la promesse du vainqueur.
I1 voulut alors aller conquérir Alexandrie et ordonna la levée du camp. Sa propre tente, cependant, fut laissée en place ; d'après une jolie légende, une colombe y avait fait son nid et ‘Amr ne permit point qu'on y touchât.
En route pour Alexandrie, les Arabes s'emparèrent de la ville de Nikiou et massacrèrent la population. Ils ne réussirent point à prendre Alexandrie et revinrent à Babylone après un an d'’eftorts inutiles.
Héraclius était mort peu avant la prise de Qaçr ech
Chama'a ; son fils Constantin ramena Cyrus le Mouqauqas
ni 2
de l'exil auquel il avait été condamné après les offres de reddition qu'il avait faites à‘ Amr et le rétablit à Alexandrie. L'incorrigible prélat ne tarda pas à y susciter de nouvelles querelles religieuses et se remit à persécuter les Coptes. Il alla secrètement trouver ‘ Amr à Bab el Loun et lui offrit de négocier la reddition d'Alexandrie. ‘ Amr le reçut à bras ouverts, et posa des conditions sans dureté : les troupes romaines pourraient partir par mer, emportant leurs bagages ; les chrétiens et les juifs ne seraient point maltraités et les églises seraient épargnées ; la population non musulmane devrait payer un impôt individuel ou capitation. Le peuple d'Alexandrie accueillit avec fureur la trahison du Mouqaugas dont il est dit qu’il mourut de remords au bout de quelque temps.
Les beautés architecturales d'Alexandrie inspirèrent la plus grande admiration aux conquérants et il est attristant d'en Lire la description et de constater qu'il n'en reste rien ou presque rien. On avait employé le marbre blanc à profusion pour le pavé des rues et les murailles des maisons ; de superbes colonnades s’alignaient le long des artères principales ; les églises avaient été d'anciens temples grecs ; les eaux du Nil étaient recueillies et conservées dans de vastes citernes à colonnes. Sur l'emplacement
du îort de Qâithbây se dressait le Pharos, considéré à
juste titre comme une des sept merveilles du monde.
Mas‘oudy raconte (1) que ce phare fut détruit en partie au temps du Khalife ‘ Abd el Oualid par la ruse d'un ennemi. Un émissaire de Byzance ayant organisé la découverte de trésors soigneusement préparés d'avance en diverses localités, fit croire au Khalife qu'Alexandre le Grand en avait enterré sous le Pharos, et ce ne fut que lorsque la destruction du phare était à moitié consommée que les
‘habitants d'Alexandrie comprirent qu'ils avaient été victimes d'un stratagème. Plus tard, une succession de tremblements de terre abattit ce qui en restait.
Butler et d'autres historiens ont cru que le Pharos avait servi de modèle aux minarets du Caire, ne s'étant pas rendu compte que ces derniers avaient été inspirés par les clochers des églises chrétiennes de Syrie. De plus, ces savants n'avaient pas remarqué que le genre de minaret qui ressemble le plus à ce qu'était le Pharos n'avait fait son apparition en Égypte ou ailleurs, que de longues années après
‘a destruction de celui-ci (2).
Une autre légende est assez tenace, celle de l'incendie
(4) Maçoudi, Les Prairies d'Or, vol. II, p. 434. (2) Voir à ce sujet la savante discussion de M. Creswell The Evolution of the Minaret with special reference to Egypt. Burlington Magazine, Mars, Mai et Juin 1926.
de la Bibliothèque d'Alexandrie par l'ordre de “Omar. Ce: fait n'est rapporté par aucun des historiens du temps et il n’est nullement prouvé qu'Alexandrie, si riche à cette époque en collections particulières, possédât alors une. bibliothèque publique.
Pour compléter la conquête de l'Égypte, ‘ Amr parcouru: le Delta et s'empara de Damiette, de Tinnis et de Rosette. qui n'ofirirent aucune résistance aux envahisseurs. Il retourna alors à l'emplacement de son ancien camp, aw sud de Bab el Loun où sa tente était restée, et y fonda la ville de Fostât. C'est là que fut construite la première. mosquée égyptienne, un bâtiment fort simple, de dimen-. sions modestes, avec une toiture de troncs de palmiers. La mosquée qui en occupe actuellement l'emplacement couvre une superficie trois fois aussi vaste que le monument primitif.
‘Amr, devenu gouverneur de l'Égypte, fit de Fostât sa capitale ainsi que l'avait voulu ‘Omar. Il traita les Coptes avec bonté, rappella Ben Yamin, leur patriarche bien-aimé et leur permit de pratiquer leur religion si longtemps persécutée par les Romains. Il empêcha d'ailleurs les Melkites d'être persécutés à leur tour mais étendit sa protection sur les deux partis. Plus tard, d'autres souverains de
l'Égypte adoptèrent certaines lois proclamant l'infério…
-rité des juifs et des chrétiens, et de cruelles persécutions eurent lieu de temps à autre, mais, tant que ‘Amr fut au pouvoir, tous furent bien traités et le pays devint prospère.
Cependant, tout musulman étant exempté de l'impôt individuel, un grand nombre de conversions eurent lieu, au point que le rendement de l'impôt décrut sensiblement ; le Khalife ‘Omar, mécontent, rappela ‘ Amr et nomma un autre gouverneur.
En 645, les Romains vinrent par mer attaquer Alexandrie et s’en emparèrent ; ‘Amr, placé à la tête de l'armée arabe, revint, fut de nouveau vainqueur et, cette fois-ci, rasa les fortifications &e la ville. Pourtant, on ne lui rendit pas le gouvernement de l'Égypte ; le Khalife ‘Othmân, qui avait remplacé ‘Omar, lui préféra un certain ‘Abdallah, moins scrupuleux, qui n’hésitait pas à dépouiller la population. On offrit à ‘Amr le commandement de l'armée, mais il refusa, disant qu'il ne voulait pas tenir la vache par les cornes pour qu'un autre puisse la ‘traire.
Enfin, en 658, sous le Khalife Ommeyade Mouaouîiya, il fut de nouveau nommé gouverneur et rétablit la paix et ‘l'ordre dans le pays. Un complot ayant été organisé pour
l'assassiner au moment où il pénétrerait dans la mosquée,
il se trouva qu'il était malade ce jour-là et qu'il s'était. fait remplacer par un officier nommé Kharîja. L’assassin poignarda ce dernier, le prenant pour ‘Amr, et lorsqu'il fut amené devant le Gouverneur, eut l'audace de s’écrier : « Par Allah ! c'était toi que je voulais ! » « Mais c'était. Kharîja qu'Allah voulait » répondit ‘ Amr.
‘ Amr mourut pieusement en 663 et la tradition veut qu'il. ait été enterré au pied du Mogattam. Malheureusement il ne nous reste aucune trace de son tombeau.
Après lui, l'Égypte fut gouvernée par une série de représentants des Khalifes dont ils étaient presque toujours proches parents. Pas un seul des quatre-vingt-dix-huit premiers de ces gouverneurs ne mérita que son nom passât à la postérité ; nous allons voir qu'il en fut autrement du. quatre-vingt-dix-neuvième, Ahmed Ibn Touloûn. Pendant. cette longue et obscure période, de nombreuses tribus arabes vinrent s'installer en Égypte, ce qui modifia considérablement le caractère de la population. Il y eut aussi de grands changements dans le Khalifat, ‘Aly, quatrième Khalife, ayant été suivi par la dynastie Ommeyade, qui fut à son tour supplantée par les ‘ Abbassides. En 661, à la mort de ‘Aly, qui avait épousé la fille du Prophète et était. par conséquent père de Hassan et de Hussein, petits-fils:
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