‹ L'Égypte pharaoniqueChapitre 6 sur 37 · S OB · texte numérisé non relu

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fens.

8 Tanites

4 Memphites i4 Memphites

b Thébains 8 Thébains

6 Tanites 8 Tanites

a Tliébains

3 Saltes

3 Ethiopiens

7 Memphites

5 Perses

I Tanite

io3

lat

8 Thinites 6 Thinites

9 Memphites 9 Memphites

9 Eléphantins

6 Memphites 70 Memphites 27 Memphites 19 Héracieoies 19 Héracléotes 17 Thébains

7 Thébains 60 Thébains

6 Pasteurs 32 Pasteurs 43 Thébains 16 Thébains

6 Thébains 12 Thébains

Tanlti's

Bubastites

Tanites

Saïte

Ethiopiens SaUes 8 Perses

Saïte

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ans.

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8 Thinites

9 Thinites

8 Memphites 17 Memphites 32 Eléphantins

» Memphites 5 Memphites 5 Memphites

4 Héracléotes 19 Héracléotes 17 Thébains

7 Thébains 60 Thébains 76 Xoîtes

» Thébains

5 Thébains

4 Pasteurs 16 Thébains

6 Thébaios 12 Thébains

7 Tanites

3 BubcuititeS 3 Tanites I Salte

5 Éthiopiens

9 Salles

8 Perses X Saïte

I Mendésiens 3 Scbennites

ans.

2âo '90

Totavx

69 rois.

» 333 rois (i).

352 rois.

5ll2

Le tableau précédent montre que la vieille chronique, jamais d'accord avec Africain , ne Test entièrement avec

(1) Hérodote dit que les prètrrs lui lurent dans leurs annales le nom de 33o rois qui régnèrent après Mènes, on 33i en tout ; Il n'y aurait ici que deux rots de différence. Mais Hérodote vqyageaft en Egypte vers l'an 460 avant J. C. , et par conséquent sons le règne de Xerxès : le nomfire des rois nationaux depuis Menés jusqu'à Camb'yse ne serait donc alors que de 327 ; et si l'on comptait I*** trois perses , la différence serait nulle.

(2) Le résultat des moyennes des règne», d'après ce tableau, montre que les générations qui tont calculées à une moyenne de trente-trois ans, ou trois par siècle , par Hérodote , d« pourraient l'i'tre qu'à raison de quatorze à quinze ans, ou da six à sept par siècle , si on prenait pour base/ P'iur l'Egypte, la durée des régnes de ses rois.

82 L*^OYPTB PHABAONIQUE.

Eusèbe que deux fois, aux XIX^ et XX V^ dynasties, et trois fois pour la durée des règnes , aux XVP , XVII** et XXIV®. Quant à ces deux écrivains, ils ne s'accordent aussi entièrement entre eux que cinq fois sur les trente dynasties, aux VP, X% XP, XXPet XX VHP. Cependant c'est ce travail si suspect qui doit servir de fondement à l'histoire chronologique de l'Egypte sous les pharaons. Le premier point , c'est de décider lequel, de J. Africain oud'Eusèbe, il convient de prendre pour guide. A cet égard, il semble que la prudence exige de ne les adopter ni de les repousser exclusivement ni l'un ni l'autre. Mais comme il faut nécessairement prendre l'un des deux catalogues pour base de la chronologie, nous croyons devoir nous attacher de préférence à celui de J. Africain, lequel, mûrement examiné , nous a paru mériter plus de confiance que celui d'Eusèbe. Jules Africain donnant des listes plus complètes nous semble, sur ce point, offrir plus de garantie et moins de chances d'erreurs.

Pour nous guider dans ces explorations chronologiques^ nous avons d'abord un point de départ fixe, l'époque de

la conquête de l'Egypte par Cambyse , parfaitement déterminée à l'année 5^5 avant J. C. ; nous avons ensuite deux époques déterminées astronomiquement et parfaitement bien constatées, lesquelles, dans la longueur de cette course immense, sont comme deux repères pour nous aider à lions retrouver : ces deux époques sont, en remontant l'échelle des temps , le commencement des règnes de la XIX® dynastie, déterminé d'une manière invariable dans un tableau du Rhamesseum trouvé par ChampoUion , et constatant l'état du ciel au moment où le chef de cette dix-neuvième dynastie prit \e pschent oxi la couronne; le second, c'est la construction de la grande pyramide, déterminée de la même manière par certaines pierres de l'une des chambres de décharge découvertes par M. le colonel anglais Howard Wyse. Ces deux fixations astronomiquesdon-

PBOLI^GOMftnVS. 83

nenty pour la première année du règne de Rhamsès-Mëiamoun , Vannée julienne 1389(1), et pour la construction de la pyramide, ou du moins pour le moment où on réunissait les matériaux, l'année 4)Soo avant J. C. Ces deux épo« ques astronomiques partagent ainsi la chronologie égjp* tienne en trois périodes de temps , Tune qui remonte de Tan 5^5 à l'année iSSp, remplissant un intervalle de 8^4 années; la deuxième montant de iSSg à 49S00, et formant Timmense intervalle de 3,i 1 1 ans ; la troisième partant de 4}5oo pour arriver à la première année de Menés, la-» quelle fut celle du fondement de la monarchie, année qu'il s'agit de trouver.

Pour parvenif à connaître quelle fut cette première an* née de Menés, il faut combiner nécessairement le travail de Jules Africain avec celui d'Eusèbe; car ils ne pourraient ni Tun ni Vautre conduire seuls directement au but. Si on additionne les nombres donnés par Eusèbe à la durée des dynasties placées entre la XIX*, laquelle commence, disons-nous, à Vannée julienne i389, suivant le tableau astronomique du Rhamesseum , et la fin de la XXVP, qui est celle que Cambyse détrôna en l'an S^S , nous trouvons un intervalle de 85t ans; ce qui donne une différence en moins de i3 ans : si nous prenons, au contraire, les nombres donnés par J. Africain à ces mêmes dynasties, nous obtenons un total de 871 ans , et par conséquent une différence de 7 en plus. Il est donc évident que la durée des règnes de ces sept dynasties n'est exprimée exactement par Eusèbe ni par Africain. Il en est de même pour V intervalle de 3,11 1 ans existant entre les deux déterminations astronomiques; le total des nombres d'Eusèbe entre la XIX* dynastie et la IV®, y compris le règne des quatre successeurs de Chéops , et 78 ans pour la VIF dynastie , est de

(i) Mém, de l'Acad. des sciences de l'Institut ,iome XIV, p. 6Î4» à •a noie.

84 l'Egypte pharàoniquk.

2,898 ans; différence en moins, 2i3 ans. L'addition des mêmes nombres, selon Africain, donne 2,781 ans; différence , 33o ans. Mais Eusèbe ne donne pas le total de la durée des règnes de la V* dynastie; et, en écrivant le nombre 100 au total des VIII* et IX*^ dynasties, il semble exprimer plutôt un nombre vague et indéterminé qu un nombre réel. De son côté, J. Africain fait durer 5 18 ans la seizième dynastie , à laquelle Eusèbe ne donne qu une durée de 190 ans, et il omet la XIY^ D'ailleurs, ainsi que nous l'avons remarqué déjà, la confusion qui règne dans son catalogue en ce qui concerne F occupation de TEgypie par les pasteurs, ne permet pas d'adopter ses chiffres poiu* les XV', XVP et XVIP dynasties. L'un etfl'autre écrivain sont en désaccord avec Fl. Josèphe pour la durée des règnesde la dynastie des Hyksos et de la XYIIP desThébains, dont ce dernier écrivain nous a conservé la description détaillée par années et par mois, suivant le texte même de Manethon. En adoptant dont le nombre de SpS ans pour la durée de ces deux dynasties , conformément à ce texte consacré par Josèphe, en prenant les chiffres d*£usèbe, d'abord pour les XY* et XYP dynasties, qui se trouvent embrouillées dans Africain , ensuite le cliiffre de la XIY"* dynastie, que ce dernier a omise, admettant enfin sans y rien changer les nombres que J. Africain attribue à toutes les autres dynasties en remontant de la XIII* à la première , nous obtenons , pour l'époque du commencement de la lY"" dynastie, l'année 4j^^9* T^^ ^^ nombre 4)S^9 retranchant 29 ans pour le règne de Soris , premier pharaon de cette quatrième dynastie, nous avons juste Tannée 4)Soo pour ceUe où Suphis I prit la couronne. Il résulte donc de là que c'est en la première année du règne de ce Suphis, le Chéops d'Hérodote , que les pierres qu'on réunissait pour construire la grande pyramide reçurent les signes hiéroglyphiques qui précisaient l'état du ciel à celte époque, c'est-à-dire qui faisaient connaître que l'étoile f^egade Isk,

PBOLiGOMÈNSS. 85

constellation de la Lyre s'était levée à midi le jour du solsticed'été. Or, Champollionnous apprend que Tannée même où les rois d'Egypte montaient sur le trône, ils commençaient à faire travailler à leur tombeau.

Nous plaçons ici, pour la facilité de la vérification, le tableau de la rectification des nombres qui nous font obtenir ce résultat.

Tableau de rectification de la durée des dyn€tsties IV à XIX, en procédant par rétrogradation.

Numéros

des dynasties

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