XV III
i6 Thébains, rig
16 Thébains rig.
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.. 1 Thébains , *^ \ Pasteurs /
4 Pasteurs pbénic
6 Hyksos
32 Pasteurs
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» Thébains
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76 Xoïlos
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60 Tbébains
60 Thébains
7 Thébains
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16 Thébains
16 Thébains
19 Héracléotes
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19 Héracléotes
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9 Memphltes 9 Thinites
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9 Thinites
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8 Thinites
8 Thinites
Ainsi, d'après ce tableau , Tannée 53o3 fut la première du règne de Menés, et celle de la fondation de la monarchie égyptienne.
Les Memphltes, montés sur le trône en Tan 47^1 , s*y maintiennent, en cinq dynasties, pendant dix siècles, dans lesquels s'intercallent les deux de la domination des Eléphantins. C'est le onzième pharaon de cette race memphite, deuxième prince de la quatrième dynastie suivant Vordre numérique, qui élève un monument destiné à durer peut-être aussi longtemps qu'existera notre planète. Suphis I, suivant la transcription grecque, Schou-phouoix
66 LEGVrTE KABAOIIIQUE.
Knou^phou, devenu Ghéopssousla plunae d'Hérodote (i), iaU cooftfcnilre U grande pyramide; et, par une coïncidence remarquable, il ae trouve que le lever kélîaque de la eon^tellation de la Lyre arrive à raidi Le jour du solsdce d*été , pendant qu'on était occupé à extraire des carrières les pierivw qui devaient entrer dans cette gigaDtes()ue construction. Cette circonstance astronomique est notée hîéroglyphiquement au pinceau en peinture rouge sur ces pierres ; et ce sont ces caractères qui , après soixante-trois siècles, viennent nous révéler l'époque précise de T érection de cette montagne artificielle.
Ce Suphis, pour nous servir de l'orthographe grecque, eut pour successeur un autre prince du même nom que lui, le Chephren d'Hérodote. Ces deux princes , dont , par une coofuision qui dut se glissar dans les notes recueillies par cet historien dans son voyage en Egypte , les noms se Couvent si singulièrement déplacés dans sa chronologie, ne peuvent pas avoir été frères 5 mais ils furent sans doute père et fils. Le premier ayant régné 63 ans et le second 66, ce dernier n'aurait pu vivre moins décent trente ans depuis que l'autre avait pris la couronne, s'il avait été son frère. Hérodote nous peint ces deux rois comme des impies; et Manethon annote, au sujet du premier, que ce prince avait été contempteur des dieux, mais que, venu à résipiscence, il exprima son repentir dans un livre qu'il eon^MMa , et qui , classé au nombre des livres sacrés, fut toujours en très-grande vénération : l'épithète de rex moderatus, que M. BT. L'Hôte a lue à côté du nom de ce roi , semble en opposition complète avec F assertion d'Hérodote»
(r) Le nom de ce pharaon est écrit hiéroglyphîquemeol Shfjfii ou Khoff ce qui a pu facilement devenir SuphiSyOU Cheops par l'addition de la terminaison grecque s. Wilkins, Manners and custams of the aneienè Eg., vol. IIÏ, pag. 378. Voyez aussi Éclaircissemenis sur h cereimlldu roi memph. Myrerinus, par M. Gh. Lenormant.
PBOLé&OMÈflES. 87
En 36o3 commence le règne des Héracléotes, dont les deux dynasties occupent le trône durant six siècles. En 3oog , l'entrée de Sémiramis en Egypte force les pharaons (le transférer leur résidence à Thèbes; et cette ville acquiert alors le titre de capitale , qu'elle ne doit plus perdre, mais qu elle partagera avec Memphis : quelles que soient les vicissitudes du trône , Thèbes et Memphis seront toujours considérées comme les deux capitales des deux grandes et antiques divisions de la terre de Misr ou de Misraïm.
Sémiramis , victorieuse des peuples asiatiques et enivrée de sa gloire, avait voulu consulter l'oracle d'Amoun, à travers l'Egypte. La ville de Hness ou d'Héraclée se trouvait sur le chemin qu'elle avait à parcourir : Toccupation de cette ville devient pour elle une nécessité. Les pharaons, trouvant plus avantageuse sans doute la situation de Thèbes , y fixent définitivement leur résidence ; et l'antique fondation de Menés, après avoir pendant plus de dix-huit siècles joui seule des prérogatives de capitale réelle du pays, n'est plus qu'une capitale honoraire. Aristote prétend que sî Homère ne parle pas de Memphis, c'est que de son temps cette ville n'existait point encore ou qu elle n'était pas aussi considérable qu'elle le devint depuis. Le rôle de Memphis comme capitale de l'Egypte était fini depuis quinze siècles quand Homère écrivait; et si le poète ne parle que de Thèbes , c'est que , ne voulant nommer que la ville qui était la capitale réelle de l'Egypte au moment de la guerre de Troie , Memphis ne pouvait se placer sous sa plume. Cette ville s'augmenta beaucoup eucore après sa déchéance , parce que les pharaons de toutes les époques, la considérant comme une ville sacrée, où avait lieu leur couronnement, dans le temple de Phtha, Tenrichirent à l'envi de beaux naonuraents, quoiqu'ils n'y résidassent pas. Ils en usèrent aussi de la même manière à regard de Thèbes , quand leur trône se promena dans le T. I. 6**
88 LBOYPTB PHABAONIQUB.
Delta I à Tanb, à Bubastis, à Sajs. Memphis précéda donc Thèbes aux honneurs de capitale , et ne lui succéda pas (i).
Après une tranquille possession du trône pendant quatre siècles, lesThébains sont dépossédés par les Xoîtes, qui, moins de deux siècles après, sont renversés à leur tour par les Thébains remontant sur leur trône. Six siècles
(i ) M. Creuzer croit voir dans le premier livre de Moïse la viYle de Memphis dans un état brillant de prospérité; et il ajoute : « Or, quand Memphis atteignit ce haut degré de splendeur , il semble que Thèbes fut en décadence. » Relig, deCantiq. I. 386. Dans son Egypte sous les pharaons, Champollion avait dit lui-même que cette ville de Thèbes commença kdéchoiv quand Menés euijondé Memphis, L'illustre écrivain suivait ici Diodore , qui dit en effet (I, 5o) qu'après la fondation de Memphis par Uchoréus, roi qui, comme Tnephactus, ne se trouve pas ensuite dans sa chronologie, « la splendeur de Thèbes commença à s^alTaiblir et celle de Memphis à s'accroître ». Mais Diodore ne parait pas mieux renseigné sur ce point que sur tant d'autres. Memphis, d'après Hérodote, devait son origine à Menés , dont Uchoréus n'aurait été que le soixante-douzième successeur. Si Thèbes avait resplendi avant Memphis , les dynasties memphites auraient réç,né après les thébaines, car la ville ne pouvait pas déchoir quand le trône y brillait de tout son éclat : Thèbes n'a donc pu précéder Memphis comme siège du gouvernement. Qu'un village, un bourg, une ville même, du nom de Thèbes, existât avant Memphis, créé qu'il aurait été par les colons éthiopiens, c'est une chose possible et que nous ne contesterions pas plus que nous ne l'affirmerions ; mais que cette ville ait pu déchoir par suite de la fondation de Memphis, c'est chose impossible à admettre, puisque ce n'est que sept siècles plus tard que les dynasties thébaines montèrent sur le trône; et d'ailleurs, Champollion lui-même nous apprend qu'aucun édifice antérieur à la dix-huitième dynastie n'existe sur le sol de Thèbes*
Le nom égyptien de cette ville, retrouvé par le savant M. Wilkinson , était thpa ou thba , Thopa ou Theba ; et il a vu sur les deux rives du Nil des sculptures relatives à une déesse de ce même nom.
Diodore donne, dans ce même livre, pour fondateur de Thèbes Osiris et Isis (ï, i5), et un peu plus loin (I, 45), il en attribue la fondation à Busiris II, selon lui soixante-deuxième successeur de MénèSé
PBOLÉOOMBNES. 89
et un quart s* écoulent, et une invasion funeste vient couvrir VEgypte de sang, de cendres et de ruines : les rois pasteurs , les Hyksos se rendent maîtres de TÉgypte. Manethon, en parlant de cette invasion, s*exprime ainsi : « Sous notre roi Timœus, Dieu, je ne sais pourquoi, « irrite contre nous, permit que, lorsqu'il semblait n* y « avoir rien à craindre , des gens d'une origine obscure , « mais pleins d'audace, venant du côté de rOk*ient, firent « irruption dans cette région, et l'occupèrent en entier par « la force des armes , sans que personne osât résister ; et , « garrottant les princes , ils incendièrent les villes et ren- « versèrent les édifices sacrés (i). » Ce Timœus paraît être le même que celui à qui le Syncelle donne le nom de Koncaris , lequel , dans la sixième année de son règne, fut contraint de céder aux forces de Tennemi fondant à l'improviste sur ses Etats. Mais à quelle année julienne répond cette sixième année?
Dans ses savantes recherches sur Tannée va «rue des Egyptiens, M. Biot (2) montre que dans la plus haute antiquité, pour ramener le Thothy ou premier jour de Tannée vague, au Thoth de Tannée vraie, les prêtres égyptiens faisaient usage d'un cycle de i,5o5 années vraies, dont Tusage dut commencer au 2ojuillet de l'année julienne 3285, jour auquel le lever héliaque de Sothis coïncida de la manière la plus exacte avec le solstice d'été à la latitude de Memphis. Cette période , dont nous aurons à parler plus tard, se renouvela le 9 juillet 1780 avant J. C, et M. Biot reconnaît que c'est à cette époque qu'eut lieu Tintercalation des cinq jours épagomènes, pour porter Tannée à 365 jours. Le vaste palais du Rhamesseum , à Thèbes ^ dont les peintures murales ont fourni, d'après les découvertes de Cbampollion , au savant astronome les éléments
(i) FI. Josèphe , contra j4p,, 11.
(a) Mém. de V Institut., Acad. dex sciences, t. XtCI , p. 602.
90 L*éOYPTB PHABAONIQUB.
de son calcul de cycle de i,5o5 ans, présentent un autre tableau astronomique donnant la date très*exacte de l'année e\\ laquelle eut lieu une cérémonie poliuco-religieuse du règne de Rhamsès Méiamoun, le chef de la XIX' dynastie : cette cérémonie est celle dans laquelle le nouyeau pharaon , en recevant la coiffure royale qu on nommait/^^cA^/z^, prenait, suivant les inscriptions qui accompagnent ce tableau , la domination des régions supérieure et inférieure de VÉgypte, c'est-à-dire^ selon toute vraisemblance , prenait possession du trône des deux Misr. Cette sorte de solennité du couronnement n'avait lieu qu'au jour de Téquinoxe vernal vrai , parce que le soleil , arrivant ce jour-là à l'équateur, prenait lui-même la domination des régions supérieure et inférieure du ciel (i), ce qui établissait une sorte de similitude entre les pharaons et l'astre auquel ces princes se comparent sans cesse. Cette consécration , dont le Rhamesseum de Sésostris présente aussi le tableau pour ce dernier prince, est invariablement fixée pour Méiamoun à Tannée julienne iSSp; ce qui forme la détermination astronomique dont nous avons déjà parlé , en nous en servant pour rechercher la première année de Menés; et ce qui fixe tout aussi invariablement la première année du règne de ce prince. Nous ne saurions croire que cette inauguration religieuse, politique et officielle du nouveau pharaon n'eût pas lieu dans l'année même de son avènement au trône.
La durée des règnes de la XVIII* dynastie, dont le chef avait forcé les Hyksos à capituler dans Avaris , où les avait poussés et enveloppés le dernier roi de la XVII* dynastie, son prédécesseur, est très-diffél:emment exprimée par les divers écrivains qui se sont occupés de la chronologie égyptienne , tant anciens que modernes. Cette dynastie si illustre , la plus célèbre de toute la monarchie , et
(i) Ghampol., Lettres sur l'Egypte.
PAOLBGOMBIIES. •!
qai devrait nous être d'autant mieux cocnue que FI. Josèphe nous a conservé la partie du texte même de Manetbon qui la concerne , est précbëment celle sur laqudle ces écrivains ont le plus varié, tant pour les noms que pour la durée des règnes ; les monuments eux-mêmes ne sembleraient pas d* accord avec Thiérogrammate. La table d'« bydos ne compose cette liste que de douze princes, omet» tant Thoutbmosis II , et les deux reines Amensé, fille de Thouthmosisi et la fille du roi Horus. Une liste des huit dmiières successions, recueillie sur les monuments par Champolljon et publiée à la suite de sa XYIII* lettre sur TB^pte, difiEère essentiellement aussi d'une liste de cette même dynastie publiée par M. GhampoUion-Figeac dan« son histoire d'Egypte de tUnwers pittoresque; et la liste donnée par M. Hîppolyle Rossellini s*écarte à son tour de celle de Manethon. Le tableau suivant niontrera synopti* quement toutes ces différences.
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