SOS
de vol; mais il ne me parait pas juste de faire supporter aux bons ouvriers la peine de quelques hommes malhonnêtes qui, grâce à Dieu, seront toujours des exceptions. 1L’élagage donne même souvent de notables bénéfices, même indépendamment des écorces; mais, comme il doit
être pratiqué uniquement en vue de l’amélioration, il est inutile de faire entrer ici ces bénéfices en ligne de compte.
Naturellement, il n’en est plus de même dans les bois dépourvus de haute futaie, où l’on n’agit que sur des sujets demandant à peu près le même temps ei ne rapportant presque rien.
Mais il est, dit-on ; des contrées où, par suite du manque absolu de voies de communication, les fagots n’ont aucune valeur, les taillis couvrent à peine les frais d'exploitation, etoù, par conséquent, notre système est inapplicable comme étant trop onéreux.
Tout en croyant qu'il y a peut-être de l’exagération dans cette peinture, ma réponse est que, maloré tout, 1l faut essayer; car le produit de ces bois si défavorablement situés, — j'avoue qu’en France je n’en connais guère de semblables, excepté dans les montagnes, — ne peut consister que dans la haute futaie. On doit done, même au prix de quelques sacrifices, en augmenter la valeur et la quantité. On établit chaque année des routes, des canaux et des chemins de fer, les moyens de transport ne manqueront pas toujours ; enfin l'écorce de chêne, qui sert à préparer les cuirs, et qui dans beaucoup de localités à été négligée par le passé, prend une très-grande valeur et sera toujours un objet de première nécessité, un produit important, que son peu de poids permettra de transporter aiscments ;
On a été jusqu'ici trop enclin à considérer les bois
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